La justice commence à prendre la mesure des violences conjugales. Au Tribunal de Grande Instance de Senlis, le procureur a instauré un système d'alternative aux poursuites pénales: si les violences sont légères, le parquet classe le dossier à condition que le mari participe à cinq séances d'une demi-journée.
" Depuis le début de l'année, nous avons organisé trois stages qui ont réuni une cinquantaine de personnes, explique le procureur, Thierry Pocquet du Haut-Jussé. Grâce à ces groupes de parole qui sont animés par un psychologue et un juriste, beaucoup d'hommes se remettent en cause et réfléchissent à leur comportement."