Du 9 au 11 janvier 2007, le projet de loi sur la prévention de la délinquance est en discussion en séance publique devant le sénat. Dans quelques semaines, cette loi entrera en vigueur.

Le Maire aura de nouveaux et importants moyens juridiques à sa disposition « afin que son action soit reconnue, non seulement par les citoyens mais également par les autres institutions » (propos du Ministre de l’Intérieur.)

v Le maire animera, cordonnera la politique de la prévention de la délinquance. Il pourra être informer par le Procureur de la République des suites judiciaires données à certaines infractions commises sur le territoire communal.

v Au niveau social, le Maire disposera d’informations sur certaines familles.

v Le premier magistrat aura de nouveaux pouvoirs afin de prendre la première décision d’hospitalisation des malades mentaux. Il sera averti des sorties à l’essai des malades, des hôpitaux psychiatriques.

Dès cette année, le Maire pourra intervenir sur nos libertés et sera la clé de voûte de l’ordre social. Il est primordial que la femme ou l’homme qui exerce cette fonction soit intègre. Or, nous en sommes bien loin dans notre commune!

Plusieurs habitants actifs nous ont fait parvenir des documents, révélant les dysfonctionnements qui existent ou ont existé dans notre village. Ceux-ci ont été vérifiés et recoupés. Comme le silence est plus dangereux que la parole, et aux vues des conséquences de cette nouvelle loi, il nous semble opportun de vous informer.

Commençons par le plus important : La probité du maire de Thiers sur Thève.

En 1997, furent découvertes de nombreuses anomalies dans la gestion d’une association dont Jacky BOYELLE, maire de Thiers sur Thève, avait été administrateur et secrétaire. En novembre de la même année, il déclarait aux journalistes :

« Personnellement, je ne crois pas que des gens se soient mis de l’argent dans les poches. Je parlerais plutôt d’un manque de rigueur »

La vérité est qu’au mépris de la morale la plus élémentaire, au détriment des contribuables, puisqu’à cette époque l’ association était subventionnée, J. BOYELLE, s’est à différentes reprises « accordé des prêts pour un usage personnel » auprès de l’association du Comité d’Entraide et des Loisirs (CEL.) Il n’a, également, eu aucun scrupule à profiter du travail des bénévoles, ses amis.

Voici la triste réalité. De plus, pourquoi ceux-ci ont-ils fermé les yeux et n’ont-ils pas dénoncé ses agissements malhonnêtes ? Selon la formule consacrée, nous pourrions penser que les malversations se sont passées « à l’insu de leur plein gré »

« L’emprunt » que J. BOYELLE a reconnu envers cette association est, d’un montant, de 6 860€ (45 000.00F) A-t-il remboursé cet argent, à qui et comment? Les liquidateurs de l’association, Messieurs JEUDON adjoint au Maire, et MENERAT devraient en informer les Thièrois.

En 1997, la plainte du C.E.L. contre X n'aurait-elle pas abouti d'une certaine manière à une transaction entre le Procureur et Jacky Boyelle? S'il n’avait pas été un élu, n’aurait-il pas été poursuivi pour abus de biens sociaux ?

Touchant tous les aspects de la politique de lutte contre la délinquance, ce projet de loi entend faire du maire le pivot de la politique de prévention dans la commune et renforcer le rôle du parquet dans cette politique. Dans ces conditions, peut-on confier de tels pouvoirs au maire actuel et à ses adjoints (ils connaissent ses agissements antérieurs) ? A chacun d’entre vous d’y réfléchir. Merci de nous faire parvenir vos réactions.

« Quand on voit c’qu’on voit, qu’on entend c’qu’on entend, on a raison de penser c’qu’on pense. »

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Pour les personnes qui auraient quelques difficultés pour lire le document manuscrit de Jacky Boyelle nous leur retranscrivons.

" Je soussigné, Boyelle Jacky, reconnais devoir la somme de 45.000 F, au C.E.L.

Somme que je m'engage à rembourser par mensualité.

Fait à Thiers sur Thève, le 23/10/1993"

signature: J. Boyelle