Au moment où le conseil municipal semble s’intéresser au développement de la commune, ne serait-il pas opportun qu’il utilise les outils mis à sa disposition par le législateur, entre autres le débat d’orientation budgétaire, bien que celui-ci soit facultatif dans les communes de moins de 3500 habitants.

Les orientations budgétaires ne sont pas le budget. Elles donnent un cadre de discussion aux élus communaux et sont un indicateur de l’évolution de la gestion économique et administrative du village.

En effet, les orientations budgétaires préfigurent les priorités qui seront affichées dans le budget primitif et permettent d’être informé sur l’évolution de la situation financière de la commune, d’étudier et de mettre en perspective les interventions communales.

Ainsi, les contribuables thièrois pourraient connaître l’évolution des finances communales sous les deux mandats du maire actuel, Jacky Boyelle et des élus qui l’accompagnent depuis cette époque.

Nous serions à même de connaître la progression des masses budgétaires depuis 1995. Par ailleurs, le suivi des indicateurs ( l’épargne (1), la fiscalité, le financement de l’investissement, l’endettement) permettraient de posséder une vision synthétique de la situation financière actuelle de la commune.

Plus important, à la veille de la présentation du futur schéma directeur de Thiers, d’où découlera l’ambitieux plan local d’urbanisme qui demandera de nombreux sacrifices aux habitants, il serait opportun de présenter, grâce à ce débat d’orientation budgétaire, les principaux choix proposés en matière d’impôts locaux et d’emprunts.

Il suffirait d’une volonté politique de la part du maire et de ses adjoints. En effet, il est encore temps de le programmer puisqu’il doit avoir lieu, au plus tard, deux mois avant le 31 mars 2007, date du vote du budget,.

Les contribuables n’auraient pas l’impression d’être pris en otages par quelques-uns uns au profit de quelques autres ! Juste un peu de volonté, de courage et de travail Monsieur le Maire.

(1)L’épargne permet de connaître le niveau relatif de l’autofinancement de la commune