lun. févr. 19, 2007 1:29  CST148

 









SAINT-CLOUD, Hauts-de-Seine (Reuters) - Jean-Marie Le Pen appelle les élus à lui donner "sans délai" les parrainages qui lui manquent, jugeant qu'il serait scandaleux pour la démocratie qu'il ne puisse pas se présenter à l'élection présidentielle.

Le candidat du Front national a précisé lors d'une conférence de presse qu'il avait entre "460 et 500" promesses de signatures, un chiffre qu'il estime insuffisant pour "se sentir à l'aise".

 

"La clef est entre les mains des maires de France. Ce sont eux qui sont, de par la loi, en charge de l'accomplissement de cette formalité", a-t-il lancé.

 

Sans adopter un ton dramatique, le président du FN a réaffirmé son "inquiétude", car les formulaires de parrainages des candidats doivent être expédiés jeudi aux élus et renvoyés au Conseil constitutionnel d'ici au 16 mars.

 

"Tout le monde, ou presque, s'accorde à dire qu'il serait scandaleux et dommageable pour la démocratie et pour la République que je ne puisse, par défaut de parrainages, être candidat", a-t-il dit.

 

"C'est pourquoi je lance aux élus (sénateurs, députés, conseillers régionaux, conseillers généraux et maires) un appel solennel à me donner dans les meilleurs délais les parrainages qui me manquent", a-t-il ajouté. "Ce sont mes millions d'électeurs qui le demandent."

 

Jean-Marie Le Pen a souligné qu'il n'était pas un candidat fantaisiste après avoir obtenu 14% des suffrages en 1988, 15% en 1995 et 17% en 2002.

 

Une nouvelle fois, le dirigeant d'extrême droite a fustigé le "système diabolique" des parrainages qui profite, selon lui, aux grands partis comme l'UMP et le Parti socialiste.

 

Il a précisé que son équipe avait joint 30.000 maires par téléphone et dépensé 1,5 millions d'euros, soit un cinquième du coût de sa campagne, pour tenter de vaincre les réticences des élus qui "craignent des représailles."

 

Il a dénoncé "l'abstention" voire la "grève" des parrainages décidée par certains élus et reproché à la presse d'entretenir ce climat de crainte réelle ou imaginaire en publiant des noms d'élus lui ayant accordé leur signature dans le passé.