02 mars 2007

Analyse synthétique du projet d'urbanisme de Thiers sur Thève

Après avoir lu en Mairie  les avis sur le projet d'urbanisme du village, plusieurs habitants actifs de Thiers sur Thève ont demandé au C.H.A.T. de leur fournir l'analyse de Monsieur Genthner.

Le C.H.A.T. a consulté l'intérèssé et celui-ci a ccepté de nous fournir la copie de son document.

Ce dernier n'engage que son auteur, mais  cette analyse permet d'apporter un certain éclairage et apporte une autre vision d'analyse de ce projet d'urbanisme présenté par le PNR et les élus thièrois.

28 février 2007

 

 

collectif.habitants.thiers.theve@orange.fr mer 28/02/2007 16:22

 

[Norton AntiSpat 

 

Analyse synthétique du projet d'Urbanisme de Thiers sur Thève

 

C'est bien volontiers que je vous autorise à faire paraître sur le blog mon avis sur le projet d'urbanisme pour Thiers sur Thève. J'assume l'entière responsabilité de cet écrit. Il n'engage personne d'autre.

Par ailleurs, je profite du moment pour demander pour quelle raison objective, les élus municipaux qui entendent laisser une trace dans l'histoire du village, de leur passage, ont-ils abandonné la maîtrise de ce dossier au profit du PNR.
Est-ce vraiment pour bénèficier de la gratuité complète ? Dans ce cas, cela signifierait que les élus actuels n'ont pas les moyens de leur ambition politique !

 

 

Un Plan Local d’Urbanisme est un document administratif communal qui édicte les règles d’urbanisme basées sur les notions d’environnement, d’économie et d’emploi. Il obéit à trois principes : solidarité, développement durable, démocratie.

Le document intitulé « Etude Urbaine » présenté par la commune de Thiers sur Thève et le Parc Naturel Régional Oise-Pays de France qui se propose d’établir un diagnostic et définir un programme d’actions, ne semble pas répondre à l’ensemble des critères définis par le législateur.

« L’Agenda 21 local » est le grand absent. Aucune référence à ce document n'existe dans cette étude. N’est-il pas la complémentarité stratégique et opérationnelle d’un Plan Local d’Urbanisme ?

Ce rapport qui se voudrait fondateur d’un nouvel urbanisme à Thiers sur Thève, destiné à devenir le socle du projet de développement durable de la commune aurait du définir les relations des services publics, des habitants, des entreprises, du monde rural.

« L’Agenda 21 local » permettrait de répondre aux enjeux de développement durable non traité par le PLU, telles l’action sociale, la culture, etc. Son élaboration nécessite le même type d’opérations que le PLU.

Ce dernier se doit d’avoir une approche citoyenne dans une démarche de concertations qui s’appuie sur l’urbain existant pour offrir, en autres choses, une lecture organisée des nouvelles opérations quadrantes d’aménagement à engager.

Cette étude souffre essentiellement de l’absence d’un véritable diagnostic sur les dynamiques socio-économiques et les possibilités d’évolution de la commune. Ce document laisse à penser qu’il y a eu une absence de rigueur, une méconnaissance des effets induits par le manque de constatations précises comme si les élus municipaux n’avaient pas pu ou voulu maîtriser le sens des orientations.

En effet, le diagnostic n’est-il pas un préalable à un projet urbain anticipateur dans la perspective du développement durable ?

D’ailleurs, les auteurs de cette étude n’ont ils pas indiqué : « Les analyses sur le centre du village…. sont donc incomplètes » Bel aveu, alors comment croire aux conclusions de ce diagnostic ?

Quelques pages plus loin, il est permis de lire : « En admettant que les questions de viabilisation et d’accès soient résolus, il serait important d’évaluer l’impact des constructions d’une zone en développement et d’envisager les meures compensatoires nécessaires à le réduire (ce qui peut représenter une charge supplémentaire pour la collectivité ou une contrainte pour les investisseurs) »

Une erreur substantielle apparaît a tout lecteur de ce document pour le diagnostic de l’espace public : « Les voies de traverse, les ruelles, les sentiers vers la forêt sont actuellement nombreux mais discontinus et non aménagés. Il semble assez aisé de les constituer en réseau, de tisser un maillage… »

Or, l’étude réalisée par le C.A.U.E. de l’Oise, en 2003, « soulignait l’absence de sentiers notamment vers la forêt »

Du fait de ces carences et erreur manifeste, citées parmi tant d’autres, la phase IV, c’est à dire la définition du programme d’actions, n’est-t-elle pas viciée dès le départ ?

Aucun constat réel, sur la démographie actuelle et future, quel est le plafond du nombre d’habitants que Thiers sur Thève a la capacité d’intégrer, sans changer l’essence même du village ? Vers, quel horizon ce but sera-t-il atteint ? De ce fait, l’urbanisation manque cruellement de chiffrage, combien de logements existeront en l’an 2010, 2015, etc.?

Conséquence ou absence délibérée, silence sur les emplois actuels, silence sur les futurs gisements d’emplois tant dans la commune, que dans le bassin ; aucune indication sur l’état actuel et le futur, en matière d’équipement et de services d’intérêts généraux.

Il n’y a aucune projection sur les exigences des grands équilibres pour le développement solidaire et durable dans la ruralité de Thiers sur Thève: accueillir les nouveaux habitants, conforter la mixité urbaine, sociale et de fonctions, la solidarité inter-communale.

Pour promouvoir la qualité de vie et de l’environnement, il ne suffit pas de rendre le paysage urbain bucolique, de créer quelques promenades le long de la Thève, etc. Le cadre de vie des habitants ne se limite pas à l’environnement. Il est nécessaire que leur vie au quotidien soit facilité par les services offerts par la collectivité.

La nostalgie, ennemie du réalisme, paraît surtout l’une des principales conseillères de ce projet. D’ailleurs, à sa lecture il est aisé, sans beaucoup d’imagination, de voir apparaître « les dames avec ombrelle, les garçons jouant au cerceau… ».

Le projet du Plan Local d’Urbanisme pour Thiers sur Thève entre-t-il dans cette nouvelle génération de PLU (2008-2013) qui semble offrir une occasion nouvelle urbanistique et architecturale d’expérimentation de nouvelles pratiques ?

L’attractivité de Thiers su Thève est développée autour du château-fort. Certes, ruines imposantes, chef d’œuvre architectural de l’époque, mais cela ne doit pas se limiter à cela. Le développement économique et social ne se contente pas d’une simple idée pour bâtir un projet économique ; Le silence est assourdissant sur les impacts.

«Promouvoir un développement économique respectueux de l’environnement et du patrimoine » n’est-t-il pas l’un des objectifs du Parc Naturel Régional Oise-Pays de France ?

Les décisions paraissent avoir été prises par un cercle fermé, sans aucune ouverture sur l’extérieur.

Ainsi, aucune réflexion sur l’installation de jeunes dans le monde rural, aucune référence à des projets pour le monde rural. Ce ne sont pas les propositions sur une agriculture orientée vers les couleurs d’une palette de peintre impressionniste qui apportera une attractivité économique à notre village. Quelle autorité déterminera « le choix de culture particulière » ?

Le développement économique est affaire de prévoyance et d’anticipation !

La revitalisation du bourg ne paraît pas être la préoccupation dominante des élus et de leurs mandataires. En effet, ce futur PLU semble démontrer que l’intérêt général passe après l’intérêt particulier ou du moins, certains intérêts particuliers.

Aucun diagnostic réel, aucune étude d’impact tant qualitatif que quantitatif sur le plan de circulation : nombre de véhicules/jour, transit, destinations, etc., stationnement résidentiel, de transit (commerces-affaires). Il est inutile d’en rajouter, sur cette utopie, du nouveau tracé de la départementale ou d’une sortie privée sur l’autoroute. A-t-on voulu polariser l’attention sur ce sujet pour mieux distraire ? … Machiavel n’est pas loin ! …

Le projet de développement durable semble bâti autour de cette idée forte d’un « hôtel de qualité 2 ou 3 étoiles » ? La sémantique de l’étude laisse apparaître que cette proposition de base économique pour le projet de développement durable, n’a semble-t-il pas fait l’objet d’une étude complète de marché et d’impact. Cette dernière n’est-elle pas rendue obligatoire par une Directive Européenne ?

En effet, même un néophyte en la matière pourrait affirmer que les retombées économiques et d’emplois ne sont pas les mêmes pour deux ou trois étoiles.

Aucun aperçu sur l’architecture de ce bâtiment alors que le château relève d’une réglementation très particulière. Les habitants de Thiers peuvent témoigner des exigences lors des instructions des permis de construire.

Bien que les textes législatifs soient muets sur la mixité des logements, aucune information concernant la création des logements sociaux n’apparaît. Le Conseil Général de l’Oise semble pourtant en faire l’une de ses conditions afin d’augmenter une subvention. D’ailleurs, cela serait bien utile pour aider des jeunes couples thièrois ?

Qu’en est-il de cette proposition de Casino pour la surface commerciale, type supérette? Pourquoi ne pas mettre en concurrence d’autres enseignes ? Son futur emplacement répond-il à un équilibre géographique dans le village. Les personnes, ayant des difficultés pour se déplacer, pourront-elles traverser le village alors que les trottoirs sont quasiment inexistants et pentus ?

L’imprécision sur les capacités du parking, de 50 à 100 places, sur la surface d’environ 3000 m2, ainsi que sur les matériaux employés, démontre le peu de sérieux sur l’étude du plan de circulation et sur les impacts environnementaux. Dans deux ans, environ, n’y aura-t-il pas une taxe sur la construction des parkings à surface imperméable ?

Un parking mettra-t-il en valeur l’architecture du Château, « séquence majeure », du projet ? Langage ésotérique des urbanistes qui reste incompréhensible pour les communs des mortels.

La définition de la « séquence majeure » apporterait probablement quelques réponses réelles aux questionnements, des habitants du village, sur la réalité de cet hôtel et ses conséquences tant économiques qu’environnementales.

Parler des « fonctions centrales du village » paraît quelque peu paradoxal. En effet, la plupart des différentes études sociologiques démontrent qu’un centre de village ne se décrète pas de façon institutionnelle, à plus fortes raisons si les fonctions centrales du village sont imposées.

De quelle manière, sur le plan du Droit Public, restaurera-t-on les chemins disparus ? N’est-il pas permis de lire « Le point délicat sera sans doute de restituer les linéaires anciens abandonnés et agglomérés au parcellaire riverain », « …le sentier de neufmoulin, aujourd’hui tombé en désuétude et partiellement privatisé par les parcelles qu’il traversait. »

Le comble de l’absurde n’est-il pas atteint lorsqu’il est fait état « de potentiel de promenade » (au singulier) et de « parcours nouveau offert » (toujours au singulier). Un seul singulier serait probablement une erreur de plume, mais deux de suite…

De toute manière, il est loisible de constater que les rues, les chemins ruraux actuels ne sont pas entretenus malgré la pléthore d’employés communaux. Alors, que fera la Municipalité pour entretenir ce « potentiel de promenade ».

A ce propos, quel sera le propriétaire des trois allées vergers de 10 à 15 mètres de large, et quelle en sera la longueur  sur le site du « chemin d’en haut »?

Le périmètre du chemin le long de la Thève contrarie l’environnement d’un grand nombre de propriétaire de parcelles bâties. Pourquoi ne pas l’instituer en créant cette servitude, uniquement sur des parcelles non bâties ?

D’ailleurs, là encore, que d’imprécisions, « 7 mètres, 5 mètres, 10 mètres ». Chaque mètre représente un certain financement public, donc, à la charge du contribuable ! Toute acquisition foncière, et quel que soit son mode opératoire a un coût, y compris les préemptions partielles. Il en va de même pour les emplacements réservés ou gel des parcelles qui donnent naissance au droit de délaissement.

Existent-ils plusieurs catégories de citoyens à Thiers sur Thève ? Celle pour qui les élus prêtent une oreille attentive, celle qui se verra imposé des décisions et celle qui est laissé dans une grande ignorance des projets.

« L’inventaire à la Prévert » de l’étude arrive à son comble lorsqu’il est fait état du côté de l’église du village, le long de la Thève, « d’un édifice ou d’un projet remarquable public ou privé ».

A partir de ce moment, tout lecteur du document proposé, sain d’esprit, se demande si les auteurs sont compétents ou s’ils sont les acteurs privilégiés, peut être même à leur corps défendant d’une opération de disgrétion.

D’ailleurs, cet abus d’intervention pour installer un art de vivre contemporain peut paraître paradoxal lorsque le conseil municipal actuel et surtout le maire, sur deux mandats, ont accordé des autorisations d’occupation des sols sur des terrains dont les surfaces sont de plus en plus petites. Il suffit de passer rue de la Fontaine du Gué ou rue Aveline pour le constater. Ne fallait-il pas satisfaire en quelque sorte une clientèle électorale ?

Bien que cette phrase fâche « Quel va en être le coût » ? Le législateur a rendu le PLU muet sur les budgets ainsi que sur bien d’autres points. Mais, « l’Agenda 21 local » permet justement de faire connaître les budgets, d’apporter à la population les réponses aux questions soulevées par le PLU.

Le jeu qui consiste à parler de subventions, est légèrement passé de mode. Dans toute subvention, il y a un coût pour le contribuable tant local, départemental, régional que national. De toute manière à chaque opération d’investissement, la commune, c’est à dire ses habitants, doit mettre au « pot » un certain pourcentage, toujours à deux chiffres… : telle la construction d’une nouvelle salle des fêtes, telle l’acquisition des parcelles à l’arrière de l’école, etc.

Comment sur le plan financier permettre à la commune de réaliser les travaux de la nouvelle Mairie  (quel en est le véritable montant ?) Et l’extension de l’école ainsi que les acquisitions foncières ? …

A ce sujet, la meilleure preuve du manque de financement pour la commune n’est-il pas prouvé par le choix qui a du être effectué cette année, entre « faire procéder à plusieurs branchements du tout à l’égout » ou « les travaux de la villa Erika ». Le choix politique de la municipalité fut : un seul branchement afin de pouvoir continuer « l’opération Erika ».

Par contre, les élus n’ont jamais proposé d’améliorer les services publics communaux, d’améliorer leurs coûts de fonctionnement. Indépendamment du PLU, y-a-t-il eu une étude de coût sur les services communaux ? N’y aurait-il pas à mettre sur pied une stratégie économique pour accompagner le Plan Local d’Urbanisme. Là encore, « l’Agenda 21 local » serait fort utile.

En fait, à travers ce document d’étude, il est loisible de s’apercevoir que l’une des rares idées directrices des élus actuels, est sous prétexte d’aménagement urbain, d’augmenter la possession de biens communaux au détriment des habitants.

Sous le prétexte « Rousseauiste » vergers, pelouses, etc. une génération de parents est sacrifiée : absence de garderie, absence de véritable politique culturelle, de politique sportive, absence de terrain de jeux organisé, etc. N’est-ce pas la fonction principale des élus de projeter le futur lointain, en prévoyant le futur immédiat, tout en gérant de façon efficiente le présent ?

Mais aussi, il est constaté l’absence d’une politique incitative pour créer une dynamique d’installation d’entreprises, non polluantes, et, d’artisans.

Au moment, où la communication est de plus en plus difficile entre l’Etat et ses collectivités territoriales, au moment où la décentralisation sert avant tout à alléger les finances étatiques, au moment où les dotations de l’Etat n’augmenteront pas avec nos dépenses, au moment où les problèmes de péréquations pour corriger les inégalités financières entre les communes, ne sont pas résolus, fallait-il faire l’impasse sur cet aspect de politique économique communal ?

Aussi, n’aurait-il pas été plus sage de partir d’un autre postulat que celui de l’hôtel et des logements résidentiels sur les parcelles de l’ancienne scierie comme base du plan de développement durable afin de pouvoir maîtriser les dépenses publiques ?

En autres termes, n’aurait-il pas fallu partir de cette friche industrielle qu’est l’ancienne scierie pour y instituer un « Parc d'entreprises », ou tout autre concept. L’Union Européenne et notre législateur ont mis à la disposition des pouvoirs territoriaux tout un arsenal juridique et financier. Ainsi, serait-il possible de faire construire, tout en respectant l’environnement et le patrimoine, des locaux pour des sociétés, des artisans, la maison de retraite et, hors ce parc, quelques habitations. Ce serait un socle économique réaliste pour construire un véritable projet de développement durable.

C’est cela la mixité urbaine voulue par le législateur. Et non, de continuer à spécialiser l’espace comme cela est sous tendu par le projet. Les instruments économiques et juridiques existent pour cela.

D’autre part, il est souligné que les deux zones d’activités actuelles qui seraient appelées à se développer « sont éloignées, desservies par des chemins communaux très chaotiques »; et sans le tout à l’égout, le gaz, etc. Alors, comment prétendre attirer des entreprises innovantes, des artisans ? Il est à rappeler l’esprit du PLU. Il invite les aménageurs à réaliser de nouvelles mixités urbaines.

La commune de Thiers sur Thève a besoin de financement !

En 2003, le constat de la C.A.U.E de l’Oise était terrible pour les municipalités qui s’étaient succédées depuis des décennies: « trop petits nombres de commerces et d’équipements, absence d’aménagement de nombreuses voiries et la grande médiocrité de l’état des chaussées » ( à cette époque, la supérette existait encore !)

De ce fait, la véritable priorité n’est pas le résidentiel mais le développement de la vie économique dans la commune afin de pouvoir améliorer la qualité des services publics communaux pour les habitants actuels. Il sera toujours temps, par la suite, d’augmenter partiellement le nombre d’habitants par des résidences de qualité. L’ensemble des habitants souhaite conserver un petit village rural au cœur du « Massif des trois forêts ».

Cela est à peine croyable. Cette étude, commanditée par le PNR Oise-Pays de France où les recommandations vont jusqu’à suggérer des chevaux camarguais, est muette sur « Natura 2000 » !

Silence sur les mesures de prévention contre les risques naturels les inondations, technologiques le gazoduc, et les pollutions consécutives aux possibles accidents sur l’autoroute (matières dangereuses), etc.

En mai 2006, les élus municipaux ont répondu à un questionnaire proposé par l’équipe de maîtrise d’œuvre. Dix mois, se sont écoulés. Y-a-t-il eu un commencement d’exécution dans la concertation avec les propriétaires riverains concernés par la promenade le long de la Thève. La réponse est négative.

En tout état de cause par charité républicaine, il ne sera pas porté une quelconque remarque sur les réponses des élus municipaux à ce questionnaire ! Trente lignes pour un tel dossier, ce n’est même pas un gag. Faut-il en rire ? - Faut-il en pleurer ?

Au point où se trouve la procédure actuelle, il existe une possibilité de mettre en place en complément un « Agenda 21 local ». Ce document permettrait une meilleure cohérence du projet de territoire. Ainsi, les habitants connaîtraient les approches thématiques et territoriales, la programmation, les priorités du Plan Local d’Urbanisme.

Les habitants de la commune pourraient avoir une vue synoptique du projet politique des élus. Toutes leurs questions connaîtraient une réponse puisqu’ainsi les silences du PLU ne seraient plus interprétatifs. Ils trouveraient une réponse dans « l’Agenda 21 local ».

Cela permettrait de constater que le projet actuel de Développement durable pour Thiers sur Thève est utopique. La réalité des chiffres appellerait les élus à une vision réaliste.

Sa mise sur pied comprend les opérations identiques au PLU. Il y aurait une économie, de moyens humains et financiers puisqu’un jour ou l’autre ce document deviendra probablement obligatoire pour les communes.

Aujourd’hui, il est encore temps de changer et de proposer une véritable assise économique pour le PLU.

En effet, les auteurs du rapport indiquent que « l’étude de programmation économique réalisée sur le secteur de l’ancienne scierie, même si elle n’a pas permis de déboucher sur une image satisfaisante du devenir de ce territoire, à néanmoins permis d’avancer diverses possibilités de programmes complémentaires…A défaut, d’autres hypothèses de travail, nous conservons ces orientations pour développer le projet urbain de la commune »

Il suffirait tout simplement d’engager une véritable concertation, tant avec l’ensemble des habitants qu’avec les porteurs de véritables projets. Après ces différents débats participatifs, l’équipe municipale s’apercevrait qu’il existe d’autres hypothèses de travail.

Ainsi, par sa volonté politique de changer de cap, l’équipe municipale ne « laisserait pas une empreinte de son passage », mais ouvrirait les portes du XXI siècle à notre village pour l’intérêt général en sauvegardant les intérêts particuliers.

Le mandataire, c’est à dire le collaborateur du PNR Oise-Pays de France ainsi que les architectes et urbanistes de cette étude sont éloignés des préoccupations quotidiennes des habitants de Thiers sur Thève. Ils ne connaissent pas le quotidien des habitants. De par leur statut, ils ne rendent, absolument, aucun compte aux électeurs.

D’ailleurs, lors de la réunion d’information du 19 janvier 2007, les interventions du représentant du PNR-Oise Pays de France, mandaté par la Mairie, ont laissé paraître une conception très personnelle du Droit public français et de la tolérance. Cela paraît très inquiétant, et permet une interrogation très légitime sur les futurs contenus des concertations exigées par les textes législatifs !

 

Actuellement, il ne fait aucun doute que la démocratie locale s’évapore !

Patrick GENTHNER



Posté par C_H_A_T à 11:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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