AP | 28.04.2007 | 12:10

François Bayrou et Ségolène Royal ont affiché samedi lors de leur débat sur BFM-TV quelques divergences, notamment sur la Banque centrale européenne (BCE), le salaire minimum européen ou la durée d'indemnité des députés battus aux élections.

Concernant la BCE, "c'est un point d'accord entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui tous les deux ont pourfendu ensemble la BCE. Je pense qu'ils se trompent tous les deux", a déclaré le président de l'UDF. Lors du débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal mercredi prochain, "ils pourront sur ce point célébrer leur entente", a-t-il ironisé.

Il a également qualifié de "pas sérieuse" l'idée d'un salaire minimum européen. "Je crois que c'est un objectif indispensable", a rétorqué Ségolène Royal. Mais "à quel niveau?", a coupé M. Bayrou. "Il est trop tôt pour mettre le niveau", a estimé Mme Royal.

Ils ont aussi divergé sur la question de la durée d'indemnité touchée par les députés battus. "Cette décision qui a été prise n'est pas opportune", a avancé la candidate socialiste, à propos de la récente décision d'indemniser les députés battus de façon dégressive sur cinq ans. Le président de l'UDF s'est montré plus offensif: "Je me suis attiré des remontrances parce que j'ai dit que j'étais en désaccord avec cette décision", a-t-il rappelé, soulignant que les parlementaires socialistes l'avaient approuvée.

"Je crois que le Parti socialiste s'est abstenu", a aussitôt corrigé Mme Royal. "Non, le PS a dit oui et l'UMP a dit oui", a rétorqué M. Bayrou. "Je crois que le PS s'est abstenu", a maintenu Mme Royal.

Le président de l'UDF a dénoncé "une décision d'une extraordinaire...", "maladresse", l'a coupé Ségolène Royal. "Plus que ça", a poursuivi M. Bayrou.

Mme Royal a tenu à "préciser" que la position des parlementaires socialistes "partait d'un bon sentiment au sens où certaines personnes ont été élues députés et, pour ça, ont quitté leur travail privé" et "se sont retrouvées au chômage et même pour certains parlementaires au RMI", même si cette décision "n'est pas justifiée". AP