31 août 2007
Mon enfant est-il surdoué ?
Mon enfant est-il surdoué? Voilà certainement une question que se sont posée bien des parents et à laquelle il est souvent difficile de répondre.
Ces enfants se démarquent des autres par une grande curiosité intellectuelle, une très bonne mémoire, de grandes capacités de concentration et un QI au-dessus de 130. Si cette précocité n'a pas été détectée, l'enfant risque de s'ennuyer en classe et de se retrouver en situation d'échec scolaire. Voici quelques pistes qui doivent éventuellement vous mettre la puce à l'oreille.
Qu'est-ce qu'un enfant surdoué ? Qu'est-ce que la précocité ?
"Un enfant surdoué (ou précoce) est un enfant dont l'âge mental est en avance d'une ou plusieurs années par rapport à son âge réel, physique et affectif [...]. Ces enfants ont un fonctionnement cognitif différent de la norme [...] et sont capables d'élaborer de façon plus ou moins intuitive leur propre mode de résolution dans les différents problèmes qui leur sont soumis. Ainsi, de nombreux enfants précoces ont appris à lire seuls avant 6 ans."
Ces enfants ont une très forte capacité d'apprentissage. Ils sont capables de beaucoup de concentration et se démarquent souvent de leurs petits camarades par leur volonté d'avancer tout seul. Leur vocabulaire est plus riche, leur syntaxe plus élaborée et ils apprennent en général à lire plus rapidement que la moyenne.
Les enfants précoces se démarquent également par une excellente mémoire, une bonne culture, des questions et des préoccupations d'ordre métaphysique ou philosophique inhabituelles chez de jeunes enfants et des camarades souvent plus âgés.
De petits adultes ?
Ces enfants ne doivent surtout pas être considérés comme de petits adultes. Ils sont souvent bien plus fragiles que pourrait le laisser penser leur précocité. Il arrive en effet souvent qu'un enfant précoce, mentalement en avance de plusieurs années, n'ait pas un développement moteur et affectif équivalent. Ils restent avant tout des enfants.
A L'école
Paradoxalement et malgré ces facultés d'apprentissage, les enfants précoces sont souvent en situation d'échec scolaire : ils s'ennuient et peuvent parfois avoir du mal à s'adapter. Des études ont montré que plus leur QI était élevé, plus grandes étaient leurs difficultés scolaires. Cet isolement débute souvent dès la maternelle, parce qu'ils ne comprennent pas de se retrouver avec des enfants qui ne parlent pas encore alors qu'eux savent déjà !
Les vraies difficultés interviennent souvent en classe de 4ème parce que l'enfant précoce n'a aucune méthode de travail. Il lui suffisait jusqu'alors d'écouter le cours pour le savoir. Il aura tendance à tout de suite aller à la solution d'un problème sans raisonner, ce qui peut finir par poser quelques problèmes.
Selon ses capacités, il est
parfois bon d'envisager de le placer dans un établissement ou un collège
comprenant des sections spécifiques. Ils sont encore malheureusement assez peu
nombreux en France. Le plus important est de permettre et de favoriser
l'épanouissement de l'enfant.
Comment les aider ?
Le meilleur moyen de leur venir en aide est encore de parvenir à dépister leur précocité. Un enfant qui ne travaille pas en classe n'est pas forcement surdoué, mais cela peut vous mettre la puce à l'oreille. Le mieux est alors de consulter un psychologue qui fera passer des tests à votre enfant. Ce test lui permettra d'avoir une image cohérente de lui-même et de comprendre "cette différence" qu'il sentait probablement sans pouvoir l'expliquer. Cette incompréhension pouvait le rendre malheureux.
S'il est encore en primaire, il est possible de lui faire sauter une ou deux classes.
Et à l'âge adulte ?
Les enfants surdoués ne deviennent pas nécessairement énarques ou polytechniciens. Ils manquent parfois de compétitivité, d'ambition et sont souvent non-conformistes et indépendants... Des traits de caractère qui ne font pas vraiment des carriéristes.
30 août 2007
Même les vacances pourries ont une fin
Coucou, nous revoilou!
En forme? Nous vous le souhaitons.
Reconnaissez-vous quelques situations vécues dans ce florilège des nombreuses galères estivales?
Enfin la rentrée ! ( Bruno ICHER et Emmanuèle PEYRET.)
Allez, c’est fini les vacances
(normal, il fait enfin beau). C’est derrière nous les fractures dans l’escalier
de la demeure authentique de location, le chien et les enfants d’amis d’amis
qui s’imposent, le mauvais rosé, les grillons qui font tellement de bruit qu’on
se croirait sur le bord de l’autoroute, les bobos (brûlure au troisième degré,
morsure de vipère, tout ça). Comme l’écrit fort justement l’auteur de Je
hais l’été (1), tapez «accidents domestiques de l’été» et il y en a 17
000 fois plus que les accidents de l’hiver ou de l’automne etc.
Précis de galères estivales…
Les bêtes
Evidemment il y a le chien du beau-frère ou du copain de Magali, en général un berger allemand prénommé Spartacus ou Pyrrhus. C’est pas tant que ça dérange, mais ils n’ont pas prévenu, vu que normalement ils ne devaient pas venir non plus. Bref, à l’arrivée du 4x4 dans le jardin, le bestiau sort en s’ébrouant gaiement, se jette sur la piscine pour boire un coup et se tremper avant d’aller se sécher dans la grande salle, poils et odeur compris. Les deux chats de la maison sont tétanisés, on ne les reverra pas du séjour. Quant aux gosses, il faut les mettre en garde que le chien chien est moyen gentil, bien que «impeccablement dressé, se vante le beau-frère. Ça risque rien avec les enfants, il les protège». Et d’ajouter : «Quand tu vas au boucher pour le BBQ, prends-y un kilo de barbaque, à Spart.» Moui. Avec mes sous ?
Au rayon animal, on a eu la variante du chien errant la bave aux lèvres, du chien (et de la vache) à moitié noyé dans la piscine, de la chatte des copains qu’on n’a jamais revue, sauf un mois après, une oreille en mois, et cinq petits à vue de nez dans le tiroir. Sans oublier, le chat la patte broyée dans les pièges du père André, la biche abattue au matin devant la terrasse. On passe sur les nids de frelons, les nuits à moustiques, la guêpe avalée avec le melon, etc. La routine, quoi.
Les voisins
Aaaaaaah les voisins ! Le cul sur ton transat et le nez dans ton godet de rosé. Au début, c’est sympa, en maison de location, de famille, à l’étranger ou au camping, le voisin file du liquide vaisselle, donne le téléphone du garagiste local, «çui là, hein, prenez pas l’autre, c’est un voleur», donne les bons plans restau. Vite, ça se gâte. Option beauf avec blagues grasseyantes, option prof de fac snobinard et pontifiant, option braves gens ennuyeux avec six enfants, ça se décline comme on veut. Version gore, ça tourne au cauchemar, harcèlement par le BBQ (plus tendance merguez/brochette que filet d’espadon vapeur thym), par RTL, hurlements en piscine 8 heures par jour… Voire zèle excessif à tout propos, style «Je vais à l’Inter, ça vous intéresse ?», «Ma femme a fait du kouignaman, ça vous dit ?», «On fait une belote, vous en êtes ?» «Pour le vin, cherchez pas, la coopé le fait en cubi à partir d’un euro le litre» pour un breuvage qui détruit un dixième de vision à chaque verre, etc.
Les propriétaires
Compte tenu de l’inflation des chambres d’hôtes dans nos belles contrées, il est de plus en plus fréquent de se coltiner le taulier pendant le séjour. Selon les règles du savoir-vivre le plus élémentaire, il est de bon ton de s’extasier sur la fermette XVIIIe siècle que votre hôte a entièrement rénovée y laissant une partie de sa santé et l’intégralité de ses économies même s’il compte bien vous soulager des vôtres. Par la suite, les choses peuvent se dégrader assez vite si le propriétaire se montre un peu trop interventionniste. «Ce serait mieux si les enfants ne plongeaient pas dans la piscine», «Vous n’oublierez pas d’éteindre la lumière du perron ce soir ?», «Vous dînez tard, non ?», «Ah bon, vous êtes fumeur ?» N’oublions pas les dispositions légales comme l’alarme de la piscine installée à contrecœur mais à grands frais par lesdits propriétaires et qu’il est rigoureusement exclu de débrancher. Or, la moindre vaguelette dans le petit bassin déclenche aussitôt un hululement strident de plusieurs secondes qui, à la fin de la journée, conduit n’importe quel individu non sourd vers les urgences psychiatriques les plus proches.
Les amis
C’est une règle métaphysique. En vacances, les amis subissent une métamorphose. La version sournoise est l’une des plus répandue. «Au fait, on n’arrivera que le dimanche, j’ai une réunion de dernière minute». Résultat, vous vous enquillez le tour du propriétaire (voir plus haut) et les courses basiques (minimum 200 euros au Shopi). Ce sont généralement les mêmes qui invoquent un prétexte fallacieux pour filer la veille de la remise des clés, laissant au dernier occupant (vous, bien sûr) la corvée de chiottes, le dégraissage de la cuisinière et la serpillière dans toute la maisonnée.
Légère variante, les «invités». Dès le premier jour, ils se comportent comme dans un club de vacances pension complète : lever vers midi et demi, vous laissant le soin de nourrir leurs trois enfants, debout, eux, aux premières lueurs de l’aube. Dans la foulée, assez logiquement, ils préfèrent vous laisser les coudées franches pour les courses, la bouffe, la vaisselle et tout autre tâche ménagère. Par contre, ils ne sont jamais les derniers pour regretter sur un ton légèrement acide qu’il n’y a plus une goutte de pastis pour l’apéro.
Dernière catégorie, la pire, les radins. Les courses à la supérette prennent des allures de Yalta, ils oublient d’acheter leurs cigarettes mais pas de fumer les vôtres et foncent aux toilettes du resto quand le patron apporte l’addition.
L’accident, la maladie
Certaines personnes possèdent une sorte de don pour afficher une insolente bonne santé pendant 11 mois et demi de l’année et pour, au premier congé payé venu, se transformer en pauvre chose dont il faut s’occuper en permanence : otite purulente, rhume estival (le pire), claquage du mollet, ce n’est jamais très grave mais suffisamment handicapant pour pourrir l’intégralité des vacances. Ainsi le cas, tout à fait authentique, de cette jeune femme qui a plongé dans l’escalier d’une jolie maison du Lot, se fracturant deux vertèbres au passage, et qui, à peine rétablie l’été suivant, part passer trois semaines à Los Angeles pour se découvrir une tendance à la colique néphrétique. Bilan : deux jours d’hosto et le port d’un corset dans le premier cas et 4 500 dollars de frais médicaux dans le second. Dans un registre plus commun mais toujours spectaculaire, la turista générale après une orgie de prunes du jardin.
Divers
On n’oublie pas dans la liste les grands classiques que sont la grève nationale des transports, l’ennui mécanique majeur alors que l’on vient à peine de caler une tonne et demie de bagages dans le coffre ou encore la jolie maison de charme dégottée sur Internet qui se révèle un taudis insalubre où les cafards pullulent dans les plinthes. Mais tout ça n’est pas bien grave tant qu’il fait un grand beau soleil comme cet été.
(1) Claude-Henri Buffard, éd. Mille et une nuits.

