Cherchez-lui des poux

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Votre bout de chou se plaint de démangeaisons ? Ce sont peut-être des poux ! Ne perdez pas de temps pour commencer une inspection rigoureuse de ses cheveux… Pour cela, équipez vous d’un bon éclairage, éventuellement d’une loupe et d’un peigne. Séparer les cheveux mèches par mèches et scrutez attentivement son cuir chevelu, à la recherche de la moindre bébête suspecte. Si les lentes sont visibles à l’œil nu, il faut passer les cheveux au peigne fin pour attraper les poux et constater alors leur présence. Vérifiez le cou, les tempes et derrière les oreilles. Si effectivement votre enfant semble être affecté, foncez à la pharmacie ! Pensez aussi à surveiller le reste de la famille.
Dernière recommandation : n’oubliez pas de prévenir l’école, la garderie, le centre aéré ou le club de sport… Si votre enfant est le premier concerné dans l’établissement qu’il fréquente, le personnel prendra les dispositions nécessaires pour limiter la contagion.

Ces petites bêtes qui embêtent... Les poux mesurent 2 à 3 millimètres de long. Chacune de leur six pattes est munie d'une puissante pince qui leur permet de s'aggriper au cuir chevelu. Comme si cela ne suffisait pas, ils y plantent aussi leurs dents pour se nourrir du sang. Ces petites bêtes peuvent nicher pendant près de deux mois sur la tête de vos enfants en l'absence de traitement ! De couleurs foncées (gris ou bruns), les poux ne se repèrent pas facilement dans le cuir chevelu, contrairement aux lentes, qui elles, sont blanches.

Mais quelle est la différence entre un pou et une lente ? Une lente est un oeuf, pondu par un pou femelle. Elle ressemble à une pellicule, mais passer la main dans les cheveux ne suffit pas à la faire partir. Elle s'accroche solidement aux racines des cheveux, aimant particulièrement les endroits chauds et humides...
Les poux femelles pondent quatre à dix oeufs par jour pendant près de quatre semaines. Faites le compte, cela représente 100 à 200 lentes !










Attention pou méchant

Ça gratte !

La pédiculose est le terme médical pour désigner une infestation de poux.

Pour « pomper » plus facilement le sang, les poux injectent leur salive dans le cuir chevelu. Aussitôt, le système immunitaire de l’enfant est stimulé. La réaction de défense qu’il provoque s’accompagne dans 50 à 60 % des cas de prurit (démangeaisons).
Trop dur de résister ! Pourtant il va bien falloir que votre bout de chou limite les grattages… Ils provoquent des lésions (excoriations) au niveau de la nuque ou derrière les oreilles, susceptibles de s’infecter. A ce stade, les médecins parlent d’impétigo.

Prise de tête
Pendant longtemps, la pédiculose a été perçue comme la réponse à un manque d’hygiène et de propreté. Faux ! Il semblerait même que les poux soient plutôt attirés par les cheveux bien propres… De même, il n’existe pas de « têtes à poux ». Tous les enfants, blonds, bruns ou roux sont susceptibles d’être un jour concerné, surtout dans la tranche d’âge 3-10 ans.

Le saviez-vous ? La pédiculose est la maladie la plus contagieuse dans les établissements scolaires après les infections respiratoires… Un enfant sur dix environ est concerné.

Les poux ne sautent pas et ne volent pas, puisqu’ils ne possèdent pas d’ailes. En revanche, ils se déplacent de 23 cm par minute en moyenne… une performance pour de si petites bestioles ! Un contact, même très court, avec des cheveux infestés suffit à leur propagation. C’est pourquoi, il est indispensable d’expliquer aux enfants de ne pas s’échanger les bonnets, les écharpes… et d’interdire aux petites filles de se prêter les barrettes, les chouchous ou les brosses à cheveux.

Pour en finir avec les poux


Les anti-poux s’achètent en pharmacie. Ce sont des insecticides qui se distinguent en deux catégories : les malathions et les pyrèthres. Attention ! Ces traitements ne sont pas à prendre à la légère… Bien souvent, les parents dépassent la durée du traitement ou les appliquent en prévention : à tort ! Les utiliser trop fréquemment peut provoquer une irritation du cuir chevelu, mais aussi habituer l’organisme à ces produits et les rendre, du coup, moins efficaces.

Respecter simplement la notice d’utilisation et n’oubliez pas de renouveler le traitement, huit à dix jours après, afin d’éliminer les lentes qui auraient pu éclore pendant ce laps de temps.

Des poux mutants ? Alors qu’il y a quelques années, les poux ne sévissaient que l’hiver, aujourd’hui, ils envahissent les écoles de septembre à juillet. Il semblerait que ces petites bêtes soient devenues plus résistantes aux traitements utilisés. En Grande-Bretagne, les chercheurs ont même identifiés des « superpoux » !




Eradiquer la colonie de poux qui enquiquine votre bout de chou passe à la fois par un traitement du cuir chevelu mais aussi par un traitement de l’environnement. Passer sa taie d’oreiller, ses doudous, ses vêtements en machine, à très haute température (au moins 50°C). Par précaution, nettoyez également les moquettes et tapis de la maison.

Un traitement de choc

Sprays, shampoings, poudres… que choisir ?

Le spray est ce qu’il y a de plus efficace, d’autant qu’aujourd’hui il en existe des 100 % naturels, sans aucun danger pour les enfants asthmatiques. Les lotions présentent également un vrai intérêt : dans les deux cas, le produit appliqué étouffe ou asphyxie les poux et les lentes. Une fois le temps de pose respecté, place au shampoing ! Utilisez celui de tous les jours et rincez abondamment. Dernière étape : coiffez votre bout de chou avec un peigne spécial acheté en pharmacie, de préférence en acier (ils retirent aussi les lentes). Si vous n’avez pas pensé à en acheter, vos ongles et un peu de patience feront très bien l’affaire !

Si votre enfant n’est pas encore contaminé mais que l’école annonce que « Les poux sont de retour ! », vous pouvez utiliser un shampoing anti-poux à titre préventif, une fois par semaine seulement.

Combien ça coûte ?

- Kit spray + shampoing : entre 12 et 15 euros ;

- Spray uniquement : environ 8 euros ;

- Peigne métallique : environ 25 euros ;

- Peigne électronique (il électrocute les poux et les lentes) : environ 40 euros.

Aucun traitement pour les poux n’est pris en charge par la Sécurité social. D’où l’importance de bien respecter les consignes d’application pour éviter de retourner à la pharmacie !


 

Les alternatives naturelles

Tout nouveaux, les « anti-poux » élaborés à partir de produits naturels sont tout aussi efficaces que les insecticides et présentent de nombreux intérêts, d’abord pour la santé des enfants mais aussi pour l’environnement ! En spray ou en lotion, à vous de choisir.

A savoir : l’huile essentielle de lavande possède de nombreuses vertus, dont celle de repousser les poux et les lentes ! Elle sert surtout à prévenir. Il suffit d’en appliquer deux ou trois gouttes dans le cou ou derrière les oreilles de votre bout de chou avant de partir à l’école.