L_E_C_H_A_T

Le blog du collectif des habitants actifs de Thiers/Thève est un outil de démocratie participative. Il commente l’actualité, recueille les commentaires, permet la communication, recueille les différents points de vue.

30 novembre 2007

Sarkozy : Français, à vos milliards !

Magic Sarko ! A écouter le Président à la télévision hier soir jeudi 29 novembre, on n'avait pas l'impression que la France allait traverser une crise économique mondiale.

 

Vous aviez des questions ? Vous avez des milliards ! On ne l'avait pas vu depuis longtemps. Le candidat Sarkozy était de retour jeudi 29 novembre sur TF1 et France 2. Avec, dans sa besace, tous ces milliards qu'il entend donner aux Français. Cinq milliards de RTT à racheter, même dans la fonction publique. Cinq milliards d'heures supplémentaires. Des milliards pour augmenter les tarifs d'heures supplémentaires des fonctionnaires. Des milliards d'augmentations de salaires contre la poursuite des allègements de charge. D'autres milliards pour les salariés et les patrons qui se mettent d'accord pour supprimer les 35 heures. Vingt milliards de contrats en Chine pour les usines françaises. Deux milliards de contrats au Maroc. Encore des milliards de contrats à venir en Algérie. Et encore des milliards à programmer pur 2008 pour la réunion de la mi-décembre, destinée à préparer l'agenda social de l'année 2008.


En écoutant le président, on avait l'impression d'être devenu beaucoup plus riche. Sauf les libéraux qui le soutiennent : ceux-là, les Jacques Marseille, les Eic Le Boucher, qui grognent depuis plusieurs semaines, ont dû pester contre ce politicien qui signe des chèques en bois en misant sur la relance. Chèques en bois ou illusions de chèque : car sur beaucoup de points, le programme du relance de pouvoir d'achat a évité la clarté et la précision. Mais comme ses deux interlocuteurs, Arlette Chabot et PPDA n'étaient guère exigeants sur ce point, le président a pu sans difficulté redérouler son nouveau programme électoral. Et conclure ainsi : «Les Franças ils savent très bien qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses. Je ne suis pas là pour distribuer des cadeaux de Nöel.» Ah bon ? C'était bien mal imité....


Vendredi 30 Novembre 2007 - 00:05

 

 

Philippe Cohen

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L'intervention de Sarkosy est une leçon de communication !


        Il nous l’avait annoncé, il a tenu parole, Nicolas Sarkozy est donc intervenu à la télévision pour présenter ses mesures concernant le pouvoir d’achat. Dans cet article j’aimerai faire une interprétation à chaud de ce discours. Je me suis amusé à répertorier les mots qu’il a utilisé le plus souvent et à les compter. Je vais vous présenter dans un premier temps les mots qu’il a le plus prononcé pour ensuite vous montrer les différentes figures d’emphase employées, je finirai par quelques remarques générales sur ce discours et ce qu’il nous apprend de la conception qu’a Nicolas Sarkozy de sa fonction.
             

 

Les mots que l’on retrouve le plus régulièrement n’ont rien de surprenant. Utilisé 22 fois en 45 minutes, le mot « travail » arrive en tête. Il l’a dit, il veut « réhabiliter le travail » (5) pour redonner du « pouvoir d’achat » (16). Le but principal de cette intervention étant la présentation de mesures sur ce thème, il n’est donc pas surprenant, que le terme « pouvoir d’achat » apparaisse si fréquemment.

La première partie de l’interview a été centrée sur l’actualité, ce qui explique notamment que l’on retrouve parmi les termes les plus cités celui de « policiers » (qui avec le mot « police » et « forces de l’ordre » représente 25 termes), de « fonctionnaire » (10, plus 5 occurrences au terme « fonction publique ») et de « partenaires sociaux » (9).

Par la suite, il a présenté ses mesures. La plupart tournent autour de l’idée de « négociation » (8), entre l’« entreprise » (13) et les « salariés » (8). Ces négociations doivent se conclure par des « accords » (11) pouvant mettre fin aux « 35 heures » (9) en échange de compensation salariales ou plus simplement aboutir à un rachat de « RTT » (6).

           D’un point de vue rhétorique, Nicolas Sarkozy a compris « qu’enseigner c’est rabâcher ». Il utilise beaucoup de procédés rhétoriques d’instances, telles les répétitions ou allitérations : retenons ces trois exemples : « A essayer d’expliquer l’inexplicable on s’apprête à excuser l’inexcusable », « laissant les trafiquants trafiquer », « on ne peut l’accepter, je ne l’accepte pas ».

On sent que ce discours a été travaillé par le simple fait qu’il y a une réelle cohérence entre le message délivré et le vocabulaire employé. A titre d’exemple, il a annoncé vouloir se pencher vers le droit des  victimes  (« les droits de l’homme auxquels je pense sont les droits des victimes »). Ainsi quand il parle des « victimes » (5) il utilise des termes tels que « courageux », « exemplaire de sang-froid », « remarquable », « extraordinaire ». Alors que pour lui les « voyous » (5) - qui semble être le mot policé pour dire racailles - sont tous des « trafiquants » (7). La répétition de ce mot « trafiquant » concentré au début du discours est assez surprenante. Ils sont « déstructurés », « récidivistes » (4) et « prêts à tout » même à « tirer » (11) c’est pourquoi qu’ils soient « mineurs » ou non ils doivent passer en « Cour d’assise ».

           Dans ce discours, Nicolas Sarkozy a montré ce qu’il pensait de sa mission de président de la République. On n’en doutait pas, mais, les mots le confirment, il a une vision très personnifiée du pouvoir. J’ai compté un peu moins d’une centaine d’utilisation du pronom « je » contre à peine une dizaine de « on » et de « nous », ainsi que huit utilisation du « moi » (2 « moi-même » et 3 « moi, je »). Certes il affirme qu’avec les « ministres » (6) et le « Premier ministre » (4), ils forment « une équipe ». Mais il s’engage en première ligne. Affirmant que pour lui le chef n’est pas derrière, mais devant son équipe, il a utilisé beaucoup de formule telle que « j’ai été élu pour... » (4). Les verbes qu’il utilise le plus fréquemment sont « faire » (env. 20) ou « conduire » (6), ce qui montre qu’il est aux commandes, il entend rendre des comptes aux Français et s’engage en son nom. Ceci est visible par la présence de nombreux éléments de son programme, on retrouve par exemple la formule « travailler plus pour gagner plus » à trois reprises, le mot « plus » apparaissant d’ailleurs 9 fois au total. Il veut arriver au « plein emploi » (4) en accompagnant ceux qui veulent « s’en sortir » (8), il s’y engage devant « les Français », terme que l’on retrouve à 19 reprises.

           On peut dire qu’on a assisté à un cours de communication politique, deux erreurs sont pourtant relevables dans cet exposé. Pour quelqu’un qui entend lutter contre « la pensée unique » (2) et la « pensée convenue », il a fait des erreurs bien habituelles dans le discours politique. La première est sans conséquence elle prête juste à sourire, il a parlé de Smig qui a pourtant été remplacé par le Smic il y a 37 ans... La seconde est plus regrettable car bien trop habituelle, il a justifié sa politique d’ « immigration choisie » par la situation en banlieue, un amalgame pour l’instant non-relevé par les médias, mais ça ne saurait tarder...  

Arretsurlesmots

 

 

 

     

Posté par C_H_A_T à 14:45 - COURRIERS DES LECTEURS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Répertoire Sarkosiste


L'image “http://www.agoravox.fr/IMG/sarko2.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 

Répertoire des mots qu’il a utilisé le plus souvent en 45 minutes:

« je » 100, « policiers »  « police » et « forces de l’ordre » 25, « travail » 22,

« les Français » 19, « faire » 20, « pouvoir d’achat » 16, « entreprise » 13, « accords » 11

« tirer » 11, « on » 10, « fonctionnaire » 10,  « 35 heures » 9, « partenaires sociaux » 9

« moi » 8, négociation » 8, « s’en sortir » (8), « salariés » 8 , « trafiquants » 7, « RTT » 6,

« ministres » 6, « conduire » 6, « réhabiliter le travail »  5, « fonction publique » 5,

« victimes » 5, « voyous » 5, « récidivistes » 4, « Premier ministre » 4, « plein emploi » 4,

« j’ai été élu pour... » 4, « moi, je » 3, « travailler plus pour gagner plus » 3, « moi-même »2

la pensée unique » 2

A vous d'en tirer les conclusions! Mais il n'a pas été entendu "début de mois difficile", "faire ses courses est de plus en plus difficile"; une autre formule aurait été plus franche et avec un succès d'annonce immédiat "Travaillez plus car vous allez être obligés de dépenser plus !"

En effet, notre président, du moins ses services, puisqu'à écouter son porte parole, les ministres ne sont plus utiles, n'envisageraient-ils pas d'introduire une taxe sur le prix de vente final du poisson au consommateur de 1 % à 2 %, sur tous les produits (frais, surgelés...), quel que soit le lieu de vente (poissonnerie, restaurant...).   Le poisson, comme les fruits et légumes, est jugé trop cher par les français.  

Il est vrai que l'ensemble des français en déplacement, ne dorment pas dans des lits de 3m sur 3, dans une suite de 800m2, à l'hôtel Wanda Beijing pour la somme modique de 6800 euros la nuit, alors qu'il y avait une chambre présidentielle de disponible à l'ambassade de France à Pékin. Il  faut arrêter d'exagérer car il paraitrait que le groupe ACCOR aurait fait un prix, mais enfin!

Y-a-t-il beaucoup de fonctionnaires qui peuvent partir en déplacement professionnel avec leur maman, leurs enfants ?

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Jamais sans SARKO

Aujourd'hui le CHAT participe à la journée "sans SARKO" à sa manière, en ne parlant que de lui, puisqu'à notre avis, il a choisi précisemment la veille pour intervenir à la télé afin que tout le monde parle de lui.
Bien joué salut l'artiste.

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29 novembre 2007

Quinquennat Sarkosy-Medef

Commentaire: Voici un extrait d'un article paru dans Betapolitique qui complète d'une certaine façon l'article sur la voyoucratie !...

Gedirais

"Ca fait 202 jours que Sarkozy est au(x) pouvoir(s), et dorénavant le culte halluciné de sa personnalité se donne sans complexe pour ce qu’il est : "Nicolas Sarkozy peut tout faire" , nous explique-t-on à la "faveur" de son voyage en Chine, où Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, ne l’accompagne pas .
"Le président n’a pas besoin de Rama pour parler des droits de l’homme, pas plus qu’il n’a besoin de Barnier pour parler d’agriculture ou de Lagarde pour parler d’économie", assure David Martinon, porte-parole de l’Elysée.
Le chef de l’Etat n’a que faire, en somme, d’un gouvernement dont les ministres ne lui sont d’aucune espèce d’utilité.
Omnipotent, omniscient, le chef de l’Etat est quelque chose comme un Big Sarko survitaminé qui sait tout et peut tout.
C’est son porte-parole qui l’affirme désormais à haute et intelligible voix, sans que nul(le) ne s’offusque vraiment de cet ahurissant délire : il est vrai qu’une respectueuse retenue semble être la règle, sur les sujets qui pourraient affaiblir le culte halluciné de la personnalité de Sarkozy.
On sait, par exemple, "Marianne" le révèle ce matin mais l’information est connue depuis le début de l’après-midi d’hier, que, dans l’affaire de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Sarkozy a été informé dès 2004, "quand il était ministre des Finances", des "retraits suspects effectués par Denis Gautier-Sauvagnac" dans les caisses de cette organisation patronale .Retraits qui "se montaient, selon "Marianne", à 700.000 euros en 2000, 900.000 euros en 2001, 700.000 euros en 2002, 600.000 euros en 2003 et 300.000 euros de janvier à mai 2004".(Voilà des sommes (en liquide) qui nous changent agréablement, n’est-ce pas, des minables salaires des privilégié(e)s de la fonction publique...)
Il faut le répéter lentement, pour bien se pénétrer de ce que ça induit : Sarkozy, l’omnipotent, l’omniscient, a été informé dès 2004, par "le service d’enquête du ministère des Finances", d’une affaire où "Denis Gautier-Sauvagnac (...) se promenait régulièrement avec des mallettes d’argent liquide provenant d’une mystérieuse caisse noire dotée de plus de 600 millions, alors que le budget annuel du MEDEF ne dépasse pas 32 millions d’euros".
Et qu’a-t-il fait, à ce moment-là ?
Qu’a-t-il fait, cet homme qui "peut tout faire", et qui nous a promis, à mainte et mainte reprise, que son règne serait celui, aussi, de la "transparence" ?
Il a "empêché la justice de travailler sur la caisse noire de l’UIMM", explique "Marianne".
Il a tout simplement "voulu enterrer l’affaire".
Hein ???
Quoi ???
Le même crâne chef de l’Etat, qui régulièrement réclame pour la gueusaille (surtout quand elle n’a pas de papiers) d’impitoyables châtiments, a regardé ailleurs, quand on lui a signalé que des patrons faisaient grave du black et se baladaient avec des liasses de 900.000 euros ?
Voilà exactement ce que j’appelle une info sensationnelle.
Une info qui, par conséquent, devrait faire sensation, et être partout reprise, partout affichée, partout proclamée.
Or : dans la presse du jour ?Pas un mot. Pas un entrefilet. Rien. Silence de mort....

...Mais comme je disais on sait depuis le début de l’après-midi d’hier que Sarkozy a "voulu enterrer l’affaire" de l’UIMM - et vois plutôt ce que "Le Parisien", qui ne dit mot de cette info sensationnelle, préfère mettre ce matin à la une :

 

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C’est tellement simple, au fond."

Sébastien Fontenelle

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La "voyoucratie"n'est-elle qu'à Villiers le Bel ?

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré que les violences de ces derniers jours en banlieue parisienne ne relevaient pas d'une "crise sociale" mais d'une forme de "voyoucratie".
"La réponse aux émeutes, ce n'est pas plus d'argent encore sur le dos du contribuable. La réponse aux émeutes, c'est l'arrestation des émeutiers", a fait valoir le chef de l'Etat devant 2.000 policiers et gendarmes réunis à La Défense, près de Paris.

Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social", a-t-il souligné.

"Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie (...) Si nous laissons un petit voyou devenir un héros dans sa cité (...) c'est une insulte à la République et à votre travail", a-t-il poursuivi.

"Ceux qui cassent, ceux qui brûlent, ceux qui pillent, ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre répondront de leurs actes", a-t-il assuré, s'en prenant aux "donneurs de leçons" qui "ignorent eux ce que c'est d'être en uniforme et face à une bande d'enragés".

La situation des banlieues est un "enjeu majeur pour notre pays" et fera l'objet d'un plan annoncé en janvier (...) mais que les choses soient claires (...) nous ne le ferons pas parce qu'il y a eu des émeutes".

"Après tout ce qui a été fait et bien fait sur les bâtiments, on va investir sur les gens", a promis Nicolas Sarkozy.

"On va faire la différence. On va donner plus à ceux qui veulent s'en sortir honnêtement et on va également donner plus à ceux qui ne veulent pas s'en sortir mais dans l'autre sens, (être) plus sévère à l'endroit de celui qui n'a comme seule idée qu'empoisonner la vie des autres", a-t-il expliqué.

Il faut arrêter la voyoucratie dans tous les domaines y compris  la voyoucratie à col blanc. L'égalité est à ce prix !...
Le respect des représentants de l'Etat sera plus facile à obtenir quand l'Etat sera capable de faire respecter toutes les lois de la République y compris les lois définissant les infractions financières.
Pour être respecté encore faut-il être respectable !  En ce domaine, il ne fait aucun doute que nous avons des leçons à recevoir des pays nordiques !...
Ce qui s'est passé à Villiers le Bel est inadmissible! Mais "qui sème le vent récoltera la tempête" !...
Si ce n'est pas une crise sociale, c'est au minimum une crise de "l'urbanité" conséquence directe des erreurs manifestes des politiques d'urbanisme menées pendant les trente glorieuses. Mais, au fait qui était au pouvoir à cette époque. "J'ai la mémoire qui flanche, je ne me souviens plus très bien..." Et cela nous allons le payer au prix fort, et ce pendant des années!...

Posté par C_H_A_T à 12:56 - ACTUALITE-QQS BREVES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Européens, comment s'inscrire sur les listes électorales

    Seuls les ressortissants de l’un des 26 autres Etats membres de l’Union européenne ont la possibilité de voter, aux élections municipales (9 et 16 mars 2008) ainsi qu’aux européennes, qui auront lieu en 2010. Ils devront être âgés de 18 ans à la veille du premier tour de l’élection.
Une attestation sur l’honneur sera demandée pour démontrer que l'électeur n'est pas déchu de ses droits civiques.
Il est impératif de s’inscrire avant le 31 décembre 2007 en se présentant à la mairie  de son domicile.
Si la personne était inscrite lors des dernières municipales ou élections européennes, et qu'elle a voté et n’a pas déménagé, elle n’a pas de raison d’avoir été radiée. Le plus sûr est de vérifier auprès de la mairie, cela peut être fait par téléphone.
Un pièce d’identité doit être produite.
Au choix, un titre de séjour ou un passeport. En théorie une pièce d’identité nationale est recevable, mais il peut arriver qu’elle ne soit pas lisible (alphabet cyrillique par exemple).
Pour prouver le lieu de résidence, selon les mairies, un ou deux justificatifs sont demandés (en prévoir deux est plus sûr). Si la personne est hébergée, il est demandé un justificatif pour l’hébergeur, une lettre de sa part établissant l’hébergement et, tout de même, un justificatif au nom de la personne.
Le justificatif : les plus courants sont les factures de téléphone ou d’électricité et la quittance de loyer. D’autres papiers peuvent être présentés : un relevé de banque, une lettre émanant d’une institution (assurances, santé…). Et puis il y a toutes les formes d’abonnement (journaux, téléphone portable, …).

 

 

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Rachida Dati abandonne la justice de proximité !

 

SI LA JUSTICE FAIT GREVE OU MANIFESTE !

C’EST QUE NOTRE PAYS VA VRAIMENT TRES MAL !!!

Magistrats, avocats et fonctionnaires de justice manifestent en ordre dispersé jeudi pour protester contre la réforme de la carte judiciaire mise en place par la ministre de la Justice Rachida Dati.

Les responsables de l'Union syndicale des magistrats (USM), de la Conférence des bâtonniers et du Conseil national des barreaux seront reçus à 14h par le président de l'Assemblée nationale. Ils appellent, avec le syndicat des greffiers de France et le syndicat de fonctionnaires Justice, à un rassemblement à proximité du Palais Bourbon.

Si l'USM demande à ses adhérents de se joindre à la "journée nationale de mobilisation" en renvoyant les affaires, le Syndicat de la magistrature (SM) appelle à la grève et à manifester aux abords de la place Vendôme aux côtés de trois syndicats de fonctionnaires, CGT, CFDT et UNSA, et du Syndicat des avocats de France (SAF).

Entamé mi-octobre à Lille, le "tour de France" de Rachida Dati pour présenter sa réforme s'est terminé mi-novembre par la Corse. Souvent accueillie à chaque étape par des manifestations d'avocats ou d'élus hostiles à cette réforme, la ministre de la Justice a toujours expliqué, sans convaincre pour autant, que cette réforme de la carte judiciaire, qui date de 1958, doit rendre la justice plus moderne et efficace.

Tant les syndicats de magistrats qu'organisations d'avocats et élus locaux, de droite comme de gauche, reprochent à la ministre d'avoir mené cette réforme sans concertation et au pas de charge.

Trois députés UMP ont refusé de voter le budget de la Justice il y quinze jours. Au total, 23 tribunaux de grande instance (TGI) sur 181 et de 178 tribunaux d'instance sur 473 ont été supprimés. La suppression de 63 conseils des prud'hommes sur 271 est envisagée. AP

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27 novembre 2007

Ingrid Betancourt : et si on se plantait complètement ?

On a l’impression d’avoir tout lu et tout entendu sur le Chavez maladroit et bonhomme, interrompu dans sa bienveillante médiation par un Uribe pète-sec, boutefeu et pas plus humain que les vilains dictateurs militaires auxquels il vouerait un culte secret sous les caissons de son palais d’opérette.

Ingrid Betancourt est la seule personne qui vaille en effet aux Andes du Nord l’hommage d’un certain intérêt de la presse française. Périodiquement, on excave quelques experts et il nous est demandé d’écouter religieusement Mélanie Delloye-Betancourt nous expliquer la complexe géopolitique de la région, laquelle tourne évidemment exclusivement autour de la Jeanne d’Arc d’Amérique du Sud. Et nous sommes censés verser une larme compassionnelle en frémissant avant de nous replonger vite fait dans notre actualité nombriliste où, à défaut de guérilleros, nous admirons ou craignons des cheminots syndiqués et où en guise de discours martiaux on applaudit ou fustige les rodomontades sarkozyennes sur la décote, la surcote et les annuités des régimes spéciaux.

Cinq ans et quelques mois de gesticulations françaises et Ingrid n’a pas été libérée. Elle est aujourd’hui morte ou vivante, mais est en tout cas sans aucun doute possible le plus bel atout que nous avons offert aux Farc, ses ravisseurs, par notre impéritie et notre satanée coutume de caresser les méchants plutôt que de soutenir ceux qui leur tapent dessus.

J’aurais voulu vous parler de tout ce qu’il y a d’autre en Colombie que cette triste affaire, des montagnes magnifiques, de la cumbia, de la salsa, des soupes chaudes et savoureuses de la montagne, des jolies filles, des corridas, de l’incroyable joie de vivre de tout un peuple qui a décidé d’être heureux malgré les salopards. Je l’ai fait jusqu’il y a quelques mois sur un blog dédié à l’Amérique latine, mais la monochromie de la photo qu’on veut encore nous vendre en France m’impose de me concentrer à la difficile tâche de pigmenter un peu pour vous cette seule photo de Chavez, Uribe et la famille Betancourt.

Chavez : un drôle de bonhomme, lieutenant-colonel parachutiste et putschiste malheureux qui s’est rangé aux règles de l’élection quand il a senti qu’elles lui étaient favorables. Dix fois ou presque adoubé par un peuple fatigué des démocrates fantoches à la solde d’une invraisemblable oligarchie le Chavez. Il a suffi à don Hugo de distribuer quelques miettes aux pauvres pour faire mieux en matière de redistribution que tous ses prédécesseurs réunis. Mais j’ai bien dit quelques miettes. Et j’oubliais des milliers d’heures de discours plus ou moins fleuris mordant au grand dam des Vénézuéliens sur les telenovelas qui ont l’immense mérite de distraire leurs aficionados des soucis quotidiens. Jusque-là, rien de bien méchant donc. Sauf que Chavez se veut l’héritier de Fidel Castro et préfère aller crier sa haine de l’Occident aux côtés du bon petit père Ahmadinejad et acheter des armes au courageux Loukachenko que de faire fructifier le pactole d’un pétrole cher au profit de ses électeurs... Dans quelques jours, don Hugo demande aux Vénézuéliens d’assurer au socialisme radieux un avenir sans obstacle. Pour ça, il faut réformer la constitution et permettre au seul interprète du libertador Simon Bolivar, j’ai dit Hugo, de se représenter « jusqu’à ce que ses os soient désséchés ». Et cet abruti de peuple doute, dit-on. Rien de tel qu’une bonne diversion internationale pour faire taire ces insolents d’opposants, lesquels doivent de toute façon être à la solde du démon Bush... Se fâcher avec Bogota, en voilà une idée qu’elle est belle ! Après avoir voulu faire du malheureux Juan Carlos d’Espagne l’héritier belliqueux des plus sauvages des colons espagnols, avoir disserté sur Victor Hugo à Paris faute de pouvoir présenter les premiers résultats tangibles de sa médiation avec la guérilla, exciter l’opinion publique contre ces méchants Colombiens butés va distraire ce fichu peuple...

Uribe : un phénomène dans son pays méconnu, qui continue d’atteindre une popularité supérieure à 70 % cinq ans après sa première élection à la présidence de la République. Et ceci malgré la guerre, atténuée, mais pas terminée, malgré les otages que les Farc ne lâchent pas, malgré les péripéties d’une vie politique viciée par la drogue, les alliances impardonnables des caciques locaux avec les groupes armés, malgré l’opprobre de la gauche et de certains démocrates américains. Le problème, c’est que les Colombiens savent que leur pays n’est pas la Suisse et jugent leur président à l’aune du possible et non de l’idéal. Et les progrès enregistrés par leur Alvaro Uribe leur semblent considérables. Et puis, les Colombiens, comme leur président, ils n’aiment pas les Farc, mais pas du tout. Et ils savent qu’il n’y a aucune négociation possible avec ces tarés. Ils espèrent seulement qu’un jour, lesdits tarés, affaiblis, isolés, menacés d’extradition vers les Etats-Unis, tenteront alors un compromis avec les institutions qu’ils combattent depuis plus de quarante ans.

La famille Betancourt : une famille de l’oligarchie colombienne, qui a plus vécu en France qu’en Colombie. Un carnet d’adresse qui n’a rien à envier au who’s who. Le père qui fait le lien avec la France, Fabrice Delloye, ex-mari et conseiller commercial viré pour son manque de diplomatie, ne comprend pas que l’on n’ait pas compris qu’il avait tout compris mieux que tout le monde. Il trouve très normal de parler géopolitique sud-américaine à l’Elysée chaque semaine et est sûr de le faire mille fois mieux que l’ambassadeur de Colombie. Astrid, la sœur de la captive, qui s’est dégottée un compagnon, diplomate de choix, en la personne de l’ancien ambassadeur de France à Bogota, devenu l’architecte de la stratégie française dans le dossier. Insubmersible Daniel Parfait, qui a vendu sa politique depuis 2002 aux autorités françaises successives, avec les résultats que l’on sait. Mélanie, la fille, qui aurait pu être touchante si elle ne s’était pas trompée de cible et si son juste chagrin se suffisait à lui-même. Mais non, la gamine nous explique la vie politique colombienne et exige de nous que nous comprenions que sa mère, otage parmi des milliers, est le principal déterminant de l’histoire andine. Sa grand-mère, Yolanda Pulecio, ne comprend plus l’époque. Comment peut-on lui faire ça à elle, l’ex-miss Colombie qui a dûment fréquenté les meilleurs salons de Bogota et de la jet-set latino ? Juan-Carlos, le mari d’Ingrid, qui m’est le plus sympathique parce qu’il comprend que toute l’agitation dans les hôtels particuliers du 7e arrondissement n’est pas d’un grand secours pour lui rendre sa chérie. Et puis Ingrid elle-même, dont on ne sait rien depuis 2003 et son message vidéo dans lequel elle refusait d’être échangée contre des guérilleros emprisonnés (on l’a oublié, cet épisode, au fait ?).

Voilà, ce triptyque un peu tragique. Et si nous changions de stratégie et décidions d’exercer nos modestes pressions sur les Farc, les seuls coupables de l’affaire ? Et si nous décidions de comprendre que la médiation Chavez pose de fort légitimes difficultés aux Colombiens ? Et si nous nous posions la question de savoir si Chavez n’a pas dépassé les limites fixées par Uribe parce qu’il savait que sa médiation était vouée à l’échec et qu’il voulait en faire porter la responsabilité aux Colombiens ?

Puisse mon témoignage de colombianophile convaincu vous donner un autre éclairage sur ce triste jeu de dupes. Moi, je crois qu’un mandat d’arrêt contre les responsables des Farc et une coopération opérationnelle accrue avec le gouvernement colombien sont bien plus susceptibles de faire réfléchir les Farc et de les pousser à négocier. Et j’ose espérer que si négociation il y a un jour, celle-ci ne concernera pas l’infime minorité d’otages « échangeables », sur lesquels portent toutes les discussions depuis cinq ans, mais sur l’ensemble des otages anonymes. Pour l’instant, on ne peut que reconnaître la puissance de la stratégie de communication des prétendus amis d’Ingrid et, tout à la fois, sa profonde inanité.

Phiconvers

 

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La rédaction de TF1 est-elle soluble dans le Pernaut ?

 

                                  

De Source Sûre

                                                                 

            

            
VOX POPULI
            
            
            
            

             "La réforme des régimes spéciaux de retraite était dans le programme de Nicolas Sarkozy et c'est pour cela qu'il a été élu". Mais qui s'exprime ainsi ? François Fillon ? Xavier Bertrand ? David Martinon ? Non, c'est Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Ses prises de position qui nous font habituellement tant rire ont agacé dans les rangs des syndicats et dans les rang de ceux qui croient encore que le premier journal de 13h (7 millions de téléspectateurs) de France devrait être présenté avec un minimum de décence. Les montages sur le web se succèdent depuis plusieurs jours pour dénoncer son parti pris. Les Guignols de l'Info ont chargé toute la semaine dernière Pernaut et Le Monde a même consacré un article aux dérives du journaliste vedette de TF1. En tout cas, comme d'habitude, a 13h sur TF1, c'est un doigt de journalisme, deux doigts de Pernaut.  PIERRE BOHM / DSS
            

            Ruquier s'est copieusement moqué de Jean-Pierre Pernaut samedi soir. Il l'a qualifié de "nouveau porte-parole du gouvernement" et en a rajouté en racontant comme les grèves de transports l'empêchait de faire sa navette quotidienne avec l'Elysée pour préparer son journal.
            

                                      
            

             
                                    
            
            
                                    
> Extrait de l'article du Monde dans l'édition du 25/11, avec un petit florilège des différents commentaires de Pernaut sur la grève :
            
            

De fait, si de nombreux reportages montrent syndicalistes et grévistes, dès le 12 novembre, lors des premiers arrêts de travail dans les transports, Jean-Pierre Pernault annonce en troisième titre de son journal : "A partir de mercredi, une grève illimitée", hausse les épaules et poursuit : "Et, une nouvelle fois, ce sera aux usagers de se débrouiller pour aller travailler." Quelques minutes plus tard, lançant un reportage rappelant les grandes grèves de 1995, il explique : "Les grévistes d'aujourd'hui protestent contre la réforme des régimes spéciaux qui était dans le programme de Nicolas Sarkozy et c'est pour cela qu'il a été élu.""plusieurs sondages confirment l'hostilité des usagers à cette grève et revendiquent la liberté de voyager", Jean-Pierre Pernault redit : "La mobilisation se heurte à la volonté de créer un système plus équitable de financement des retraites. C'était dans le programme de Nicolas Sarkozy et il a été élu en partie pour ça." (...)             

            
            
                                        

            
            

                                      
            

             
                                        

            
            

                                      
            

             

Posté par C_H_A_T à 10:07 - ACIDITE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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