30 janvier 2008
La Gazette de Thiers sur Thève:L’info avant tout ou tout avant l’info des Thièrois ?
À :
collectif.habitants.thiers.theve@orange.fr
Objet : La Gazette janvier 2008.
La Gazette de Thiers sur Thève: L’info avant tout ou tout avant l’info des Thièrois ?
Hier, 29 janvier 2008, j’ai trouvé dans la boîte aux lettres « La petite Gazette de Thiers sur Thève » Petite, elle porte bien son nom !
L’info y est toujours aussi nulle et inintéressante. Merci pour les vœux. « des montagnes de bonheur » ( la maire n’a pas peur des mots !)
Jacky Boyelle, le maire, sortant,
écrit « Je passerai sous silence le bilan du Conseil Municipal pour le
mandat qu s’achève. »
Lui et son Conseil, ne seraient-ils pas fiers de leur gestion de la commune pour ne pas en avoir fait le bilan ? Peut-être est-ce délibéré car des Adjoints et Conseillers vont se présenter aux prochaines élections. (On prend les mêmes et ça continu…)
L’excuse du « Code Electoral oblige » n’en est pas une. En effet, les bilans des mandatures, dans toutes les communes de France, excepté ici, ont été présentés aux populations en temps et en heure. Nous attendons toujours et attendrons longtemps car maintenant la campagne électorale l’interdit.
« Bien que nous ayons beaucoup travaillé, il reste à achever les grands projets qui sont en marche et je compte sur le bon sens habituel des Thièroises et Thièrois » Quels grands projets? Ou seraient-ce la réhabilitation de la future maire, gouffre à fric et l’élaboration d’un PLU, irréaliste ? Leurs projets marchent, avec leurs petites papattes, mais vers quoi ? Je dirais, qu’ils errent !
Quant à l’inauguration du lavoir, à part quelques « initiés » Qui y a été convié ? La date devait être secrète. J’en suis fort’aise qu’il ouvre bientôt, mais quand ? Encore un secret ???
Un autre « truc » formidable. Une photocopie d’un plan de Thiers sur Thève, totalement illisible, pour indiquer la tournée du boulanger. Etait-ce trop de travail que d’écrire les 15 arrêts ?
Le maire dit qu’Ils travaillent beaucoup, je n’en doute pas. Mais, le travail rendu me semble bâclé. Ils feraient mieux de ne rien faire. Les dégâts seraient moins importants. Ces remarques me sont dictées par le bon sens « thièrois. »
Claudine GENTHNER.
20 janvier 2008
Hausse du coût de la vie en France
L’indice INSEE ne dit pas le coût de la vie
L’indice officiel des prix sert de référence pour ajuster les salaires, retraites, minima sociaux. Or il ne reflète pas l’impact réel des hausses sur le pouvoir d’achat.
Quoi de plus désagréable que cette impression d’être pris pour un nul en économie domestique, un incapable pour gérer son budget, un consommateur inconsidéré, ne sachant pas saisir les bonnes affaires ? Mois après mois, année après année, le fossé se creuse entre un indice des prix officiel naviguant régulièrement, depuis longtemps déjà, en basses eaux (1,8 % en 2005), et le « ressenti », comme on dit, d’une grande majorité de concitoyens, le vécu d’une vie nettement plus chère. Ce divorce n’a rien de mystérieux. L’INSEE annonce d’ailleurs la couleur : Son Indice des Prix à la Consommation (IPC) « n’est pas un indice de dépense, ni un indice du coût de la vie ».
Il est établi chaque mois à partir du relevé de quelque 200 000 étiquettes, sur un millier de types de biens et de services. L’IPC mesure la variation du niveau général des prix. Cet outil sert aux économistes pour calculer des données macroéconomiques. ( par exemple le produit intérieur brut, établi après prise en compte de l’inflation), pour faire des comparaisons entre secteurs, entre pays. Mais il est aussi utilisé - c’est là que le bât blesse - comme référence pour revaloriser chaque année le SMIC, les retraites, les minima sociaux, ainsi que, dans les branches professionnelles et les entreprises, à l’heure des négociations salariales, pour déterminer le niveau des hausses annuelles.
Lorsque l’INSEE annonce une augmentation du pouvoir d’achat de 2,4 % en 2006, provoquant un cocorico du ministre de l’Économie, Thierry Breton, c’est en prenant en compte l’évolution des salaires et cet indice des prix qui, pourtant, précisément, ne reflète pas l’impact des hausses sur les capacités d’achat, cela pour de multiples raisons.
L’INSEE calcule l’IPC à partir d’un échantillon de produits, certes représentatifs, mais aussi en fonction de leur poids dans la consommation « moyenne ». Les loyers, par exemple, pèsent à hauteur de 6 % dans ces dépenses types. Alors que, en réalité, de nombreux ménages y consacrent 30 %, voire plus, de leurs ressources. Du coup, l’impact des hausses des loyers, plutôt soutenues ces dernières années (un rythme annuel de 4,6 % depuis 2000, selon la FNAIM), se trouve minimisé. Il en va de même pour d’autres postes de dépenses incompressibles, violemment touchés par la valse des étiquettes, comme le fioul domestique pour le chauffage (il a augmenté de 60 % en cinq ans, mais n’intervient que pour 0,72 % dans l’indice), le gaz (en hausse de 20 % depuis un an, il pèse 1,11 % dans l’indice). Ou encore les fruits, en hausse de 7 % sur les douze derniers mois, et qui ne sont retenus qu’à hauteur de 1 % dans l’IPC.
Autre limite à la pertinence de l’indice pour évaluer la cherté de la vie : l’IPC intègre régulièrement des produits nouveaux, résultats d’innovations technologiques. Produits chers à leur arrivée sur le marché, mais dont le prix baisse ensuite notablement, à mesure de leur diffusion dans le public. L’INSEE enregistre ces baisses qui influent sur l’indice global. Or, pour beaucoup, ces articles ne relèvent pas de la consommation courante. L’impact des baisses se trouve dans ce cas surévalué pour les foyers à revenus modestes. De même, l’indice ne prend pas en compte l’apparition de nouveaux comportements : « L’indice des prix des communications téléphoniques ne cesse de baisser, mais le budget télécoms des ménages ne régresse pas parce que nous passons plus de temps au téléphone et qu’il y a de plus en plus de portables », note Robert Rochefort, directeur du Crédoc.
S’ajoute à cela la problématique de « l’effet qualité ». Des articles disparaissent régulièrement du marché et sont remplacés par d’autres, semblables, mais de qualité différente. L’INSEE, qui mesure les prix « à qualité constante », entre ces nouveaux produits dans son indice, mais en éliminant l’effet sur le prix dû à cette différence de qualité. Résultat, le tarif des ordinateurs, objets d’innovations incessantes, a été divisé par quatre dans l’indice entre 1998 et 2006. Or, chacun peut le constater, si le prix des micros a diminué, la baisse n’a pas pris, loin de là, de telles proportions.
D’autre part, l’INSEE ne retient pas dans son indice un certain nombre de dépenses comme l’achat d’un logement ou d’une voiture, considérés comme de l’investissement. S’ensuit, au total, une forte surestimation du pouvoir d’achat réel. Selon un calcul de l’Institut national de la consommation (INC), publié dans le dernier numéro de la revue 60 millions de consommateurs, le revenu brut moyen par ménage (revenu d’activité, du patrimoine et prestations sociales) a augmenté en un an, de juin 2005 à juin 2006, de 68 euros, soit une progression de seulement 0,9 % du pouvoir d’achat. Et sur cette modeste somme, 47 euros sont partis dans des hausses de prix, ne laissant que 21 euros d’augmentation réelle.
1er septembre 2007. Yves Housson
Exemples de hausses des prix 2000-2006. Voici ce que vous coûtaient vos produits courants et ce que vous déboursez :
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2000 et en
francs |
2006 |
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Petits trucs pour ne pas faire exploser votre budget:
Les petites économies commencent au supermarché. Voici donc quelques règles faciles à appliquer et peu contraignantes.
Vérifier votre budget et tenez-vous à celui-ci. Par exemple, le budget mensuel des courses alimentaires
Faites vos courses sans vos enfants Ils sont les rois de l'achat compulsif, celui qui fait exploser le budget des courses. Vous pouvez aussi responsabiliser vos enfants à cette occasion en leur confiant un budget (5€ par exemple) pour qu'ils se fassent plaisir. Ils apprendront ainsi à gérer leur argent progressivement.
Faites les courses aux heures creuses. On est toujours plus détendu lorsqu'il n'y a pas grand monde dans le supermarché. On peut alors comparer le rapport qualité/prix au kilo, vérifier les étiquettes, prendre son temps au lieu de choisir n'importe quel produit et oublier des achats importants.
Faites une liste. Cette liste synthétisera les achats dont vous avez besoin et rien de plus. Si vous vous en tenez à cette liste non seulement vous n'aurez pas à ressortir et risquer d'autres achats, mais en plus vous saurez exactement comment composer votre caddie et n'achèterez pas de produits inutiles.
Utilisez de l'argent liquide plutôt que votre carte bancaire. Si vous n'avez que 20 € en poche, vous n'en dépenserez pas 30 ! Vous vous êtes fixé un budget et connaissez quel montant vous avez à dépenser. Prévoyez ce montant et rien de plus. Vous ferez ainsi des économies en ne prenant que ce dont vous avez besoin. Votre carte bancaire ne vous dira jamais : "tu dépasses le budget". Une étude américaine a démontré que les personnes qui payent en liquide dépensent 12% à 18% en moins lors de leurs courses.
Ne prenez que les bons de réduction qui vous sont utiles. Votre supermarché vous offre souvent des bons d'achat. Mais il vous pousse aussi à acheter d'autres produits dont vous n'avez pas forcément besoin en vous présentant une offre très alléchante. Si vous n'utilisez que les bons d'achat dont vous avez besoin, vous ne dépasserez pas votre budget avec des produits inutiles.
Le site bon de réduction.com vous propose toute sorte de réductions pour des achats en ligne. Vous trouverez également ce genre de bon sur radins.com
Vérifiez les dates de
péremption.
Vérifiez votre note. Il peut arriver que la caissière vous ait compté un article en double ou qu'une erreur se soit glissée dans un code barre. En vérifiant les prix, sur place, vous éviterez des déconvenues.
Mises bout à bout, ces petites astuces vous permettront de réduire la facture de vos courses.
Source : www.voseuros.com (2007)
18 janvier 2008
Retraite pour carrières longues: le gouvernement durcit les conditions
Le gouvernement va durcir les conditions de validation des trimestres permettant de bénéficier d'un départ anticipé en retraite pour carrière longue, conformément à l'annonce faite par le Premier ministre en septembre.
Le ministère du Travail a confirmé vendredi auprès de l'AFP l'annonce par le quotidien La Tribune de la publication d'une circulaire, "dans un délai d'une semaine", a-t-il précisé, visant à renforcer les critères permettant de valider des trimestres.
"Le coût de cette mesure est important, puisqu'il explique presque la moitié du déficit du régime général constaté en 2007. Sans doute y a-t-il des ajustements à faire pour mieux cadrer cette procédure", avait déclaré M. Fillon.
Ce dispositif était une des mesures phares de la réforme des retraites de 2003, mais son succès (plus de 430.000 salariés en ont bénéficié) et son coût avaient été sous-estimés.
La circulaire va rendre plus strictes les preuves d'activité à fournir pour valider des périodes qui n'avaient pas donné lieu à versement de cotisations (apprentissage, aide familiale par exemple).
Il ne suffira plus que deux témoins signent un document, mais qu'ils se déplacent pour effectuer une déclaration sur l'honneur, avec sanction en cas de fausse attestation.
Faute de preuve matérielle établissant l'activité, comme une feuille de paye, il ne pourra être validé que quatre trimestres, alors qu'il n'y a aucune limite aujourd'hui.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, avait crié à la "provocation", lors de l'annonce par le Premier ministre d'une redéfinition du dispositif, qui était à l'origine de l'accord du syndicat sur la réforme de 2003.
Interrogée par l'AFP, la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz, juge qu'avec cette circulaire, "on va dans le sens d'un durcissement légitime, car aujourd'hui n'importe qui peut signer la demande".
"On a un taux d'utilisation anormal du dispositif, surtout dans le secteur agricole", ajoute-t-elle, estimant que si l'on reste en l'état, "on ne pourra plus le financer".
Source AFP/Le Monde
A fond dans la Semaine du son…
Le 20 janvier, la Semaine du Son démarre en régions. Plus de 50 lieux dans 22 villes, s'investissent pour l'occasion. Au programme,
des conférences, des concerts, des films… L'objectif de cette 5ème
édition est de donner à chacun l'envie de retrouver le plaisir
d'entendre. Même à ceux – de plus en plus nombreux – qui souffrent de
troubles de l'audition.
Le cliquetis de la pluie, le bruissement de feuille, la sensualité envoûtante du saxophone, les cascades de rires des enfants… Comme le souligne Christiane Hugonnet, président de la Semaine du Son, « la qualité de son environnement sonore est un facteur d'épanouissement de l'individu ».
Pour profiter pleinement de ces petits bonheurs comme des autres émotions de la vie, il est indispensable de disposer de toutes ses facultés auditives. Tout comme au fil des années le nombre de neurones diminue, notre ouïe elle aussi, perd de son efficacité avec le temps… et les agressions liées au bruit. Ce n'est pas forcément grave, ni irrémédiable. A condition de savoir où vous en êtes.
Durant toute cette Semaine, testez votre audition. Quel que soit votre âge ! Parmi les professionnels du son, les centres Amplifon par exemple, proposent des tests 100% gratuits. Il est même possible en fonction des résultats, d'essayer une aide auditive. Ces tests, à but non médical dans un premier temps, doivent permettre d'orienter les personnes concernées vers une consultation ORL.
Source Destination Sante -
médicaments en libre service dans les pharmacies au 2e trimestre
PARIS (AFP) - La ministre de la Santé Roselyne Bachelot annonce dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France de jeudi, que des médicaments délivrables hors prescription, souvent non remboursés, seront en libre service dans les pharmacies "au cours du deuxième trimestre de cette année".
"Ces médicaments seront en libre service dans les pharmacies, mais encadrés par un conseil personnalisé de la part du pharmacien", précise la ministre.
"Quand un produit est vendu devant le comptoir, vous pouvez plus facilement comparer les prix", explique Mme Bachelot dont l'objectif est de faire bénéficier le patient d'une baisse des prix en faisant jouer la concurrence.
Interrogée sur la forte augmentation de certains médicaments déremboursés, Mme Bachelot "condamne avec la plus grande fermeté ces dérapages" et affirme qu'elle va "rappeler sérieusement à l'ordre les laboratoires concernés".
Les médicaments qui seront accessibles, d'ici à trois mois, dans les linéaires des pharmacies concernent, selon la ministre, "environ 200 spécialités, répondant aux critères de sécurité définis par l'Afssaps" (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).
"Il s'agit d'antalgiques, d'antitussifs, de médicaments ORL, dermatologiques ou de spécialités indiquées en gastro-entérologie, en ophtalmologie mais aussi des produits de sevrage antitabagique".
"C'est une première liste, sachant qu'au total 3.000 produits sont potentiellement éligibles", ajoute Mme Bachelot.
"Cet accès libre concernera uniquement les médicaments délivrables hors prescription", précise la ministre. "Qu'ils soient remboursables ou non n'a pas n'a pas été le critère de sélection, ce sont des critères de sécurité sanitaire qui nous ont guidés" assure la ministre, qui est elle-même docteur en pharmacie.
Les laboratoires pharmaceutiques ont salué jeudi cette annonce, jugeant que l'accès à des médicaments en libre-service dans les pharmacies permettra de soigner "plus facilement des maladies bénignes".
Dans un communiqué, les Entreprises du médicament (Leem, patronat) ont également affirmé "ne pas attendre de cette facilité un développement significatif de leur activité, compte tenu de la liste limitée des médicaments concernés --200 au départ, 1.000 à 1.500 ensuite".
Selon elles, cette décision va plutôt "permettre aux personnes ayant des maladies bénignes de se soigner plus facilement, en n'hésitant pas à y recourir, avec le conseil de leur pharmacien d'officine".
"C'est une étape dans la construction du parcours de soins, tant pour continuer à améliorer le niveau de santé publique, que pour gérer son économie au meilleur coût", ont-elles ajouté.
Jusqu'à présent, seuls les produits de parapharmacie étaient en accès libre pour les clients-patients dans les pharmacies, les médicaments, même non remboursés et même accessibles hors prescription, demeuraient installés derrière le comptoir.
Mme Bachelot a par ailleurs souligné qu'elle "travaille à un décret" prévoyant la création d'un "statut de centrale d'achats". "Ce texte permettra aux pharmaciens d'acheter à prix concurrentiel des médicaments non remboursables", dit-elle
Sarkozy, Guaino, Dieu
Le ventriloque Guaino joue, au travers de sa marionnette aux lèvres toujours en mouvement, avec l’irréversible. L’orgueil démesuré, le péché d’Ubris ne l’arrêtant pas pour si peu, il veut voler le feu aux dieux et fera finir la France comme Prométhée, le foie renaissant chaque jour, puis dévoré chaque jour par un aigle, Prométhée enchaîné au rocher des paroles hérétiques qu’il n’aura cessé de faire prononcer à Sarkozy, descendant de Zeus sur terre. Le 14 janvier dernier, à Riyad, notre omniscient a lancé cette phrase terrible: «Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère, Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes.»
Sarkozy quitte la terre. Le concret, le pouvoir d’achat :
la page est tournée. On navigue entre terre et ciel, entre philosophie
et déification. Sarkozy a raillé Joffrin, tout à son inculture
historique et linguistique, confondant monarchie et royauté
héréditaire, va finir sur le trône d’un roi d’essence divine.
Sarkozy
est l’Icare aux ailes de cire enduite par Guaino.
Que peut-on être autre qu’atterré à ce genre de phrase. Tout laïc un
peu sage, sans être révolutionnaire, tout croyant tranquille et
républicain, n’avait pu qu’être un peu inquiet en apprenant les
génuflexions orales de notre illuminé guide devant le pape.
Ce Nicolas
(petit aurait écrit Sempé), tout orgueil dehors et sans sentir la
démesure de ses paroles, se comparant aux catholiques sacrifiés, ceux
des fosses aux lions, ceux lapidés, ceux percés de flèches et celui
cloué sur la croix, à cause de ses sacrifices pour accéder au pouvoir,
a alors parlé de nos racines chrétiennes.
Voilà que devant les rigides
coraniques d’Arabie saoudite où l’on coupe encore des têtes en place de
Grève, les mains qui traînent et où l’on condamne, la justice condamne,
les femmes violées à recevoir des coups de bâtons ou à être fouettées.
Guaino transforme notre fou d’orgueil en fou de Dieu comme l’écrit Marianne.
Etrangement la presse est peu disserte et la polémique semble
s’étouffer. Sai lui montre le
Soleil comme si celui-ci était sa destinée. Sarkozy a quitté le sol de
la France et navigue là-haut vers ce qu’il croit être, le soleil de
l’humanité. On en connaît à l’avance le destin, mais ce sont les ailes
de la France qui brûlent avec lui.
L’orgueil des hommes
qu’il fustige à Riyad est le sien, mais en croissance géométrique. Nous
lançant la civilisation comme d’autres disent qu’ils vont acheter une
baguette.
Dans un monde où l’économie façonne une partie de notre vie,
où l’Europe nous contraint par des lois supranationales, où internet,
les technologies bouleverse notre monde, notre guide en trois coups de
cuillère à pot va nous créer une nouvelle civilisation aux accents
chrétiens quand dans sa vie c’est Bollywood et Ray Ban.
Qui sont les
hommes qui ont fait des civilisations ? L’Empereur Constantin,
Charlemagne, François Ier, Henri IV, Hitler, Mao, Staline et sa bande.
Ceci est loin d’être exhaustif et n’oubliez pas tous les philosophes
dont les pensées ont laissé des sillons profonds.
Mais dans ce monde où
la France n’est qu’1 % de la population mondiale, où sa force politique
décline, où les forces technologiques, économiques, populationnelles
nous dépassent à 1 000 coudées, notre demi-roi nous parle de
civilisation. Il franchit le Rubicon qui sépare encore l’orgueil
démesuré de la démesure de l’orgueil. Il y avait des rois anglais
papistes, il y a un empereur républicain qui est déiste.
Voilà ce que
la chimère Sarkozy-Guaino nous dit nous proposant de choisir : « Dieu
qui n’asservit pas l’homme, mais qui le libère, Dieu qui est le rempart
contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. » Les agnostiques
disent que que Dieu existe ou non, nous n’en aurons jamais la preuve et
qu’il est stupide de se poser la question. Ils ne nient pas Dieu, mais
nie la possibilité d’en vérifier l’existence. Les croyants le
certifient et les non-croyants pensent que ce concept est
l’asservissement de l’homme.
Ainsi Sarkozy en défendant d’une part la
laïcité et Dieu commet-il un oxymore, puisque la laïcité comprenant des
incroyants il donne une suprématie au Dieu des croyants sur
l’incroyance et parle de l’asservisseur pour les non-croyants comme du
libérateur. Sarkozy commet l’irréparable erreur de favoriser la foi à
son détriment.
Et pourtant, je suis de ceux qui espèrent qu’il y aurait
quelque être ailleurs qui donnerait un sens qui s’ajouterait à celui de
donner la vie, mais en faisant la distinction entre cette croyance qui
m’est personnelle et qui est bien à l’étroit dans une religion et qui
ne concerne en rien l’Etat ou la République, et de rendre Dieu
coresponsable de la politique. Cette phrase de Guaino est inepte
philosophiquement parlant et dangereuse pour la paix. Elle est inepte
car Dieu est Dieu, il n’est pas anthropomorphe.
Sarkozy décide de
choisir Dieu. Il le définit, lui donne des qualités. Il confond
parfaitement la religion et Dieu. Dieu est indicible par définition. Du
fait de donner un choix entre différents dieux, ou entre différents
caractères du même Dieu, il détruit sans le savoir l’unicité du Dieu
des monothéistes. En donnant des bons points, il se place au-dessus de
Dieu. Cette déclaration est extraordinairement dangereuse car elle
place Dieu au milieu de la politique et du destin des hommes, elle
supprime le droit au libre arbitre puisque Dieu, selon lui, est
supérieur aux hommes, Dieu seul et non la sagesse des hommes
empêcherait la folie des hommes. Seul Dieu serait le rempart.
Celle-ci
rejoint l’autre facette, celle de la prédestination des malades et des
criminels qu’il défendait en débat avec Onfray. Avec Sarkozy, l’homme
est pris entre sa prédestination et Dieu. Et nous alors, et notre
liberté de penser et d’agir, et tous ces hommes qui se battent pour la
paix où ces sages qui cherchent le bonheur des autres ? Rien le néant.
Naissez vous êtes condamnés, vivez et vous êtes sauvés par Dieu.
Guaino
est un être extraordinairement néfaste. Il confond l’alignement de
formules avec la réflexion ou alors, si ce n’est pas le cas, c’est
pire. Ses phrases n’ont pas de sens humaniste, mais sont des réponses
ponctuelles à des idées électoralistes. Et si cela était efficace,
puisque nous sommes dans la religiosité, je me mets à genou devant la
Madone di Poitou et je lui glisse tout bas : priez pour nous..
IMHODEP
17 janvier 2008
François Fillon exige plus de solidarité gouvernementale
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François Fillon a reproché à plusieurs membres de son gouvernement d'étaler leurs divergences dans les médias. Crédits photo : Le FigaroLe premier ministre a haussé le ton, mercredi en Conseil des ministres, et appelé son équipe à éviter les fautes de communication.
Qui a dit qu'il n'y avait pas de premier ministre ? Ceux qui en doutaient, parmi les membres du gouvernement, l'ont appris mercredi à leurs dépens. François Fillon a en effet pris la parole en Conseil des ministres pour procéder à un ferme appel «à la cohérence de la communication gouvernementale». Le chef du gouvernement a reproché à plusieurs ministres d'étaler leurs divergences dans les médias ou de commettre des fautes de communication. Dans le huis clos de l'Élysée, il a rappelé les règles de fonctionnement du gouvernement dans une intervention à la fois solennelle et inédite.
Premiers visés : Christine Boutin (Logement) et Fadela Amara (Ville), qui s'affrontent, par médias interposés, sur le bien-fondé du futur plan «Banlieues». Le ministre du Logement a publiquement désapprouvé, dans un entretien à La Croix, le plan élaboré par sa secrétaire d'État, provoquant une belle pagaille gouvernementale sur laquelle surfe la gauche. «Fillon a en travers de la gorge l'interview de Boutin dans La Croix et la tribune d'Amara dans Le Monde», explique un membre du gouvernement. Il a d'ailleurs rappelé mercredi à ses ministres qu'ils devaient «faire relire» par Matignon ou l'Élysée leurs entretiens, au nom de la «cohérence de la communication gouvernementale». «“Faites attention de ne pas vous faire piéger”, nous a-t-il dit», rapporte un témoin.
Mais le premier ministre a également ciblé Michèle Alliot-Marie. Il juge que le ministre de l'Intérieur a «mal géré» l'annonce de son plan «Sécurité» dans les quartiers. «Elle a ressuscité le débat sur la police de proximité et offert à la gauche un angle d'attaque. Il y a eu erreur de communication», déplore-t-on tant à Matignon qu'à l'Élysée.
Dans son élan, François Fillon a aussi distribué des bons points en saluant la «complémentarité» entre le ministre de la Recherche et le ministre de l'Écologie, qui ont bien «conduit» le dossier OGM. En creux, certains ministres présents autour de la table y ont décelé une critique en direction de la majorité. Une large majorité de députés UMP (dont le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer) ont protesté contre la décision du gouvernement de suspendre la culture du maïs transgénique.
«Répartition des rôles»
Au lendemain de vœux offensifs et alors qu'il regagne du terrain dans les sondages, François Fillon a étonné ses ministres. «Ce fut un rappel à l'ordre tranquille sans hausser le ton. Mais on a tous compris», commente l'un d'eux. Une fois n'est pas coutume, le président a laissé son premier ministre admonester ses ministres et s'est contenté de cette phrase : «Je vous donne une liberté de parole, c'est à vous de l'utiliser correctement et à bon escient.» D'évidence, le duo avait mis au point, avant le Conseil, ce recadrage. «Le premier ministre est dans son rôle. Il y a une bonne répartition des rôles entre eux», avance un conseiller de l'Élysée.
L'hyperprésident, en baisse dans les sondages (il perd six points dans l'enquête Ipsos-Le Point), aurait-il décidé de partager la lumière avec son premier ministre ? «Il joue clairement plus collectif depuis le début de l'année», confie un ministre tout en se félicitant du nouveau climat au sommet de l'exécutif. Cet acte d'autorité de Fillon prouve, huit mois après sa nomination, qu'il a effectivement, selon le mot d'un de ses amis, «trouvé sa boussole».
Bruno Jeudy Le Figaro
"Votre ado" en a ras le bol de l'école.
L'adolescence est une période difficile à plus d'un titre : le corps change, on vit ses premières histoires d'amour et un mur d'incompréhension se dresse parfois entre l'adolescent et ses parents.
Nombreux sont ceux qui, à cette période, manifestent l'envie d'arrêter l'école. Ils ont derrière eux un certain nombre d'années d'études et éprouvent parfois une certaine lassitude. La vie lycéenne, ses devoirs et ses classes surchargées paraissent souvent bien ternes à côté de celle qu'ils mènent en dehors (bande de copains, vie sentimentale, sorties...).
Lorsque votre enfant manifeste ce ras-le-bol, essayez tout d'abord de faire la part des choses. S'agit-il d'une mauvaise humeur, d'un découragement passager ou le mal est-il plus profond ?
Rien ne sert de crier et menacer. Vous ne feriez que le braquer un petit peu plus encore. Votre vision "d'adulte" n'a que peu de chances de le faire réagir. Vous risquez au contraire d'élargir un petit peu plus encore le fossé d'incompréhension qui existe peut-être ou que votre enfant ressent comme tel, entre lui et vous. A vos ultimatums, votre adolescent répondra par des menaces : "puisque c'est comme ça, je n'irai plus en cours...". Mieux vaut donc essayer d'éclaircir la situation avant qu'elle ne tourne au drame familial...
Comment comprendre ce discours.
La volonté d'un adolescent
d'arrêter l'école peut être un moyen pour lui d'exprimer différentes choses :
v Avoir envie de vous faire
réagir. C'est une conduite fréquente chez les enfants de cet âge.
v Avoir le sentiment que l'on ne s'intéresse pas assez à lui et/ou ressent simplement le besoin de s'opposer au monde adulte. Il suffit en général d'une bonne discussion pour que cela passe tout seul. Il trouvera certainement autre chose pour vous ennuyer...
v Cela peut également cacher une envie de changer d'établissement ou de classe parce que l'ambiance n'est pas bonne (violence, chahut...) ou qu'il ne se sent pas à se place. Il peut par exemple être passé de justesse en classe supérieure et se rendre compte qu'il n'a pas le niveau. Son orientation peut aussi ne pas lui plaire, elle ne correspond pas ou plus à ses choix (il voulait aller en littéraire et se retrouve en section technologique).
Dans les deux cas, l'enfant manque de motivation et se décourage. Il ne voit tout simplement pas où il va. Quel intérêt dans ces conditions de continuer les études ?
Comment réagir ?
La meilleure chose à faire est de parler pour lui faire retrouver cette motivation qui lui manque tant. Pourquoi ses études ne lui plaisent-elles pas ? Comment la vie au lycée se passe-t-elle ? Demandez-lui s'il a une idée de ce qu'il veut faire plus tard.
Les adolescents sont tout à fait en âge de faire des projets professionnels, mais il leur est parfois difficile de faire un lien entre ceux-ci et les cours. Expliquez-leur qu'une passion seule n'est pas suffisante et qu'un métier ne s'improvise pas. Le lycée n'est pas une fin en soi, ce n'est qu'une étape vers une spécialisation. Votre enfant devrait reconnaître de lui-même qu'il a encore besoin d'étudier.
Aidez-le alors à préciser son projet professionnel, renseignez-vous sur les formations correspondantes et les dossiers à présenter...
Ni projet, ni passion
Rassurez-vous, si votre enfant n'a pas de réel projet, la situation est délicate, mais pas désespérée. Aidez-le à faire le point. Vous allez devoir l'accompagner dans cette maturation. Prenez rendez-vous avec un conseiller dans un CIO (Centre d'Information et d'Orientation) qui aidera votre enfant en fonction de ses centres d'intérêts, de ses capacités personnelles, de sa personnalité et de ses envies. Documentez-vous sur les métiers existants (de nombreux documents sont à votre disposition et à la sienne dans les CIO) par secteur d'activité, par fonction.
Essayez de lire entre les lignes. Si votre enfant ne sait pas ce qu'il veut faire, il est souvent capable d'expliquer ce qu'il ne veut pas faire. Sans pouvoir mettre un nom sur un métier, il en décrit certainement un lorsqu'il essaie d'expliquer ce qui pourrait l'intéresser. Gérer une équipe, concevoir un produit, une passion en informatique... autant de pistes à creuser. Essayez aussi, si cela vous est possible de lui faire rencontrer des gens de profils différents, qui pourront l'éclairer sur ce qu'ils font dans l'entreprise, lui expliquer leur fonction, la façon dont ça se passe, les personnes qu'ils rencontrent.
Les filières courtes
Si vos efforts restent vains, renseignez-vous sur les filières courtes, qui débouchent très rapidement sur le marché du travail et qui sont souvent très prisées des employeurs. Etudiez aussi les possibilités "d'admissions parallèles" s'il trouvait sa voie durant cette période. Il est par exemple possible d'intégrer une école de commerce après un BTS ou un IUT. Dans tous les cas, si votre enfant ne sait pas où aller, évitez à tout prix l'université. Cela ne ferait que le perdre un petit peu plus encore...
(Maison
facile)
16 janvier 2008
Erika: Total déclaré coupable de pollution maritime

(Reuters)
Le tribunal correctionnel de
Paris estime que la firme s'est rendue coupable d'une "faute
d'imprudence" qui a contribué au naufrage du pétrolier et à la
catastrophe écologique.
AFP
Total s'est rendu coupable d'une "faute d'imprudence" dans le naufrage
de l'Erika, en ne tenant notamment pas compte de l'âge du navire, selon
le jugement lu mercredi au tribunal correctionnel de Paris.
Cette
imprudence a eu "un rôle causal dans le naufrage et comme telle a
provoqué l'accident" du pétrolier le 12 décembre 1999 au large des
côtes françaises, estime le jugement lu par le président de la 11e
chambre correctionnelle, Jean-Baptiste Parlos.
Le jugement, qui admet de manière générale "la prise de risque inhérente au transport maritime", estime que la "faute d'imprudence" est "caractérisée" par le fait que l'affréteur Total SA n'a pas tenu compte de "l'âge du navire", près de 25 ans, et de "la discontinuité de sa gestion technique et de son entretien".
L'"Erika", affrété par Total pour transporter du fioul lourd en Italie, a sombré dans le golfe de Gascogne en décembre 1999, son naufrage entrainant une marée noire qui a pollué 400 km de côtes françaises et tué plus de 150.000 oiseaux.
Ce jugement intervient après sept mois de délibéré suivant quatre mois d'audience du premier grand procès d'une catastrophe écologique en France.
source Libe.fr
Sarkozy ramène l’Eglise dans l’Etat

Nicolas Sarkozy avec le Pape Benoit XVI, lors de sa visite au Vatican, le 20 décembre dernier (AFP).
Le Président multiplie les
déclarations faisant référence aux racines chrétiennes de la France,
suscitant les inquiétudes des défenseurs de la séparation entre Eglise
et Etat.
Après Rome, Riyad. Lundi, lors de sa visite officielle en Arabie Saoudite, comme lors de sa visite au Vatican le 20 décembre, Nicolas Sarkozy s’est livré à un éloge de la morale chrétienne et des religions qui sont, selon lui, au fondement même des civilisations. Venant du président d’un pays qui prône la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ses propos ont provoqué un tollé parmi les défenseurs de la laïcité, notamment les enseignants et l’opposition.
«Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance»: c’est sous les ors de la basilique Saint-Jean de Latran, au Vatican, que Nicolas Sarkozy est allé le plus loin. «Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes», avait-il asséné, remontant au baptême de Clovis à partir duquel la France est devenue, pour les catholiques, «la fille aînée de l’Eglise». Puis il a avancé un nouveau concept comme il les aime: celui d’une «laïcité positive, qui ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout».
Rigide. En Arabie Saoudite, le Président a été plus grandiloquent et plus général. Assimilant les religions à des philosophies, il en a loué les bienfaits même si, a-t-il reconnu, des horreurs sont parfois perpétrées en leur nom. Comme l’homme ne peut se satisfaire d’un monde purement matérialiste, a-t-il expliqué, il ne peut vivre sans religion. Ses propos ont au moins dû ravir les dirigeants saoudiens qui imposent un islam des plus rigides à leur société.
«Cette conception sociologique de la religion, fournissant "l’espérance" qui fait que les peuples se tiennent tranquilles, on croyait qu’elle était loin derrière nous!», s’est exclamé François Bayrou, l’un des premiers à réagir le 25 décembre après le discours de Latran. «Ce n’est pas autre chose que l’opium du peuple que dénonçait Marx» a ajouté le président du MoDem, qui a aussi relevé «le paradoxe troublant» d’un Président «qui affiche sa complaisance avec le matéralisme financier et en même temps souhaite faire de la religion une autorité dans l’espace public».
Pour le PS, Jean Glavany, secrétaire national à la laïcité, a dénoncé le concept de «laïcité positive» et la manie du chef de l’Etat de réduire les civilisations aux religions, l’Occident allant avec la chrétienté. Lors sa conférence de presse de rentrée, le 10 janvier, le premier secrétaire du PS François Hollande a lui exigé de «clore définitivement le débat» sur la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Confusion. Les enseignants ont aussi attendu la rentrée pour réagir. Le SNUipp, premier syndicat du primaire, s’est insurgé contre les propos de Latran sur la supériorité du prêtre sur l’instituteur. «Cette affirmation est surprenante et choquante, écrit le syndicat, elle est source de confusion et risque de remettre en cause la conception de la laïcité. Mêler et de plus hiérarchiser dans l’acte éducatif, comme le fait le Président, l’instituteur et le prêtre, le pasteur et l’imam, constitue une véritable provocation vis à vis de l’école publique et des personnels».
«Dérapage, discours de circonstance ou projet politique?», s’interroge pour sa part le syndicat SE-Unsa qui accuse le chef de l’Etat d’avoir outrepassé son devoir de réserve. Le CNAL, qui regroupe la Ligue de l’Enseignement, des syndicats et des associations, doit diffuser un communiqué de protestation aujourd’hui.
Véronique Soulé
Libéfr. QUOTIDIEN : mercredi 16 janvier 2008
