22 avril 2008
Aujourd’hui, « Journée Mondiale de la Terre »... sauf en France
Depuis
1970, elle est célébrée dans le monde entier tous les 22 avril. Née aux
États-Unis, la Journée Mondiale de la Terre a fait des émules en Asie, en
Amérique du Sud, en Europe... mais pas en France. Où aucune manifestation n’est
prévue aujourd’hui en faveur du respect de l’environnement.
New York, Washington, Miami, Chicago... Ce soir, au même moment, huit villes américaines donneront le coup d’envoi du "Green Apple Festival". Huit gigantesques concerts gratuits en plein air.
Aux
États-Unis, depuis 1970, "the Earth Day", célébrée tous les 22 avril,
est une tradition : Discours en faveur de l’environnement, pétitions pour
appeler les parlementaires à lutter contre le réchauffement climatique,
ateliers de découverte... Une
Si les
États-Unis sont le berceau de cette Journée Mondiale de la Terre, ils ne sont
les seuls à la célébrer. 174 pays prévoient des manifestations ce 22 avril 2008.
Ainsi, aujourd’hui, se tiennent un grand forum de l’environnement à Buenos
Aires, une opération anti-OGM dans les restaurants de Tokyo, un festival
"Eco" à Moscou, une journée de discussion entre jeunes lycéens à
Caracas...
Moins
impliquée que l’Amérique du Nord, l’Europe a cependant aussi ses
manifestations : Zurich, Londres, Rome, Dublin, Stuttgart ou encore
Bruxelles organisent des événements. Ce week-end, des milliers de personnes se
sont rassemblées à Madrid pour réclamer du gouvernement des "mesures
concrètes" pour freiner le changement climatique.
Mais rien
n’est prévu à Paris. Ni dans aucune autre ville en France. La Journée
Mondiale de la Terre est bien indiquée sur le site du ministère de l’Ecologie... mais mène à une page blanche.
Drôle de symbole au moment où la loi sur les OGM déchaîne les passions et où
les associations écologiques dénoncent la mort de "l’esprit de
Grenelle"...
France Info - 06:14
09 avril 2008
Revenu de solidarité active: le député PS Montebourg craint son abandon
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AFP
Le député PS Arnaud Montebourg a estimé mercredi qu'en prévoyant de "calibrer" le Revenu de solidarité active (RSA) en fonction des finances de l'Etat, Nicolas Sarkozy avait signifié "l'abandon" de cette réforme portée par le Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch.
M. Montebourg a reproché au chef de l'Etat, sur Canal +, de faire payer "la facture" du paquet fiscal "aux classes moyennes" et "populaires". "Quinze milliards gaspillés, des cadeaux pour les classes supérieures au mois d'août, au mois d'octobre M. Fillon annonce que l'Etat est en faillite, au mois de janvier M. Sarkozy dit que les caisses de l'Etat sont vides et maintenant il envoie la facture sur les classes moyennes et les classes populaires", a résumé le député de Saône-et-Loire.
Selon lui, la suite prévisible "c'est l'augmentation de la fiscalité". Concernant le Revenu de solidarité active, il a jugé que les propos du chef de l'Etat laissaient prévoir "l'abandon d'un programme sur lequel nous (les socialistes, ndlr) étions d'accord". "On a compris que s'il n'y a pas d'argent pour mettre en oeuvre ce programme important et ambitieux il n'y aura pas de réforme", a-t-il dit.
Mardi à Cahors, Nicolas Sarkozy a rendu les politiques sociales en partie responsables du déficit et de la dette. Il a prévenu que le RSA serait "calibré" en fonction des finances de l'Etat. A l'initiative du Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch, le RSA est destiné à encourager le retour à l'emploi des bénéficiaires de minima sociaux en permettant le cumul des revenus de solidarité et des revenus du travail. Martin Hirsch veut le généraliser en 2009, ce qui coûterait entre deux et trois milliards d'euros.
© AFP
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"Les dépenses sociales sont indispensables pour notre pays, mais si le poids des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent, ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales", a fait valoir le chef de l'Etat.
Quatre jours après avoir présenté la deuxième étape de sa politique de la modernisation des politiques publiques, destinée à réduire les dépenses de l'Etat, M. Sarkozy est venu dans le Lot, unique département à expérimenter, depuis un an environ, une nouvelle organisation de son administration, pour y prononcer un discours sur "la réforme de l'administration territoriale de l'Etat". Mais cette visite lui a aussi donné l'occasion de durcir le ton sur les politiques sociales, qui, selon lui, ne peuvent continuer ainsi à alimenter le déficit et la dette".
"Transmettre à nos enfants la facture de nos dépenses de santé et de retraite, via la dette, alors même que la population française vieillit est profondément immoral. Nous reviendrons à l'équilibre de nos régimes sociaux, là encore par la réforme", a-t-il promis, lors de son discours prononcé devant quelque 500 fonctionnaires du Lot. Selon lui, "il ne peut pas y avoir une société dans laquelle il y a des droits sans contreparties de devoirs".
Devant les journalistes, il est longuement revenu devant la presse sur le Revenu de solidarité active (RSA), actuellement en préparation et raison pour laquelle Martin Hirsch, ancien président d'Emmaus France classé à gauche, avait accepté d'entrer au gouvernement. Le RSA est "une idée extrêmement intéressante", a jugé M. Sarkozy, mais "il faut le calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres", a-t-il dit. Le RSA comme la fusion des minima sociaux "sont des engagements que j'ai pris et que je tiendrai. Ce ne sont pas les plus faciles, ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas les faire", a-t-il martelé.
Le RSA garantit à un allocataire de minima social une augmentation de ses revenus lorsqu'il trouve un emploi. Il est actuellement expérimenté dans trente-quatre départements. Martin Hirsch veut le généraliser en 2009, ce qui coûterait entre deux et trois milliards d'euros. Mais Le Figaro affirme de source gouvernementale que le coût du RSA "devra tourner autour d'un milliard d'euros".
Ce sera "un RSA un peu différent de celui imaginé par Martin Hirsch", selon cette source, car "Matignon veut +le calibrer et le reconfigurer+ et exclut qu'il soit pérenne, c'est-à-dire qu'il puisse être versé à quelqu'un ad vitam aeternam". Pressentant les difficultés auxquelles il pourrait se heurter pour imposer son idée phare, M. Hirsch a de son côté affirmé, également mardi, dans Le Pélerin qu'il ne voulait pas d'un RSA "au rabais", tout en convenant qu'il n'avait pas reçu l'assurance d'avoir le budget souhaité.
Dans le Lot, où il s'est félicité de "l'expérience absolument remarquable" qui y est menée pour réorganiser les services administratifs, le président a souhaité que cette expérience "essaime dans la France entière". Quelques centaines de personnes ont manifesté contre sa venue dans le centre ville, quadrillée par un déploiement inhabituel de forces de l'ordre.
LEXPRESS.fr
08 avril 2008
Sarkozy tape sur les chômeurs

Nicolas Sarkozy a fait cet annonce aujourd'hui lors d'un déplacement à Cahors (Reuters).
Le chef de l'Etat annonce une loi pour sanctionner les chômeurs qui refusent deux offres d'emploi. Et déclare que le RSA sera «calibré» en fonction des disponibilités financières de l’Etat.
Liberation.fr (avec source AFP)
Le gouvernement présentera «dans les prochains jours» un texte pour «tirer les conclusions» du refus par un demandeur d’emploi de deux offres d’emploi «raisonnables». C’est ce qu’a déclaré cet après-midi Nicolas Sarkozy en marge d’un déplacement à Cahors.
Le Président n’a pas donné plus de précisions sur ces «conclusions», mais au cours de la campagne électorale de 2007 et depuis son élection à la présidence, Nicolas Sarkozy s’est à plusieurs reprises prononcé pour des «sanctions»
à l’encontre des demandeurs d’emploi qui refuseraient deux offres
d’emploi considérés valables. En septembre dernier, il avait annoncé
son intention de définir sur ce dossier «avant la fin de l’année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes».
Lors de ce déplacement sur «la réforme de l’administration territoriale de l’Etat», le chef de l’Etat a durci le ton sur les politiques sociales, en partie responsables selon lui du déficit et de la dette. «Les
dépenses sociales sont indispensables pour notre pays mais si le poids
des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent,
ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales», a fait valoir le chef de l’Etat.
«Matignon veut calibrer et reconfigurer le RSA»
Première victime de cette vision des politiques sociales: le revenu de solidarité active (RSA), âprement défendu par Martin Hirsch,
Haut commissaire aux Solidarités actives. Il serait finalement calibré
en fonction des finances de l’Etat. Autrement dit, un RSA au rabais. Le
revenu de solidarité active est «une idée extrêmement intéressante», juge encore Nicolas Sarkozy, mais «il faut le calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres». Le Président assure néanmoins que le RSA comme la fusion des minima sociaux «sont des engagements que j’ai pris et que je tiendrai».
Le RSA garantit à un allocataire de minima social une augmentation de
ses revenus lorsqu’il trouve un emploi. Il est actuellement expérimenté
dans 34 départements. Martin Hirsch veut le généraliser en 2009, ce qui
coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros. Mais Le Figaro affirme, de source gouvernementale, que le coût du RSA «devra tourner autour d’un milliard d’euros». Ce sera «un RSA un peu différent de celui imaginé par Martin Hirsch», selon cette source, car «Matignon
veut "le calibrer et le reconfigurer" et exclut qu’il soit pérenne,
c’est-à-dire qu’il puisse être versé à quelqu’un ad vitam aeternam».
Pressentant les difficultés auxquelles il pourrait se heurter pour
imposer son idée phare, Martin Hirsch a de son côté affirmé, également
mardi, dans Le Pèlerin, qu’il ne voulait pas d’un RSA «au rabais».
La flamme à Paris :«On a été dépassé par la détermination des manifestants»

La «bulle» de sécurité qui entourait la flamme olympique, réfugiée dans le bus, lundi à Paris. (Photo Reuters)
Pourquoi la police a-t-elle confisqué les drapeaux tibétains pendant le passage de la flamme dans les rues de Paris? La réponse d’Henri Martini, secrétaire général de l’UNSA-Police.
Propos recueillis par Alexis Danjon
LIBERATION.FRAu lendemain du passage de la flamme olympique à Paris, une question concernant l’attitude de la police pendant la manifestation est sur toutes les lèvres: pourquoi a-t-elle confisqué les drapeaux tibétains au long du parcours? Réponse d’Henri Martini, secrétaire général de l’UNSA-Police.
Pendant le passage de la flamme à Paris, des policiers confisquaient les drapeaux aux manifestants pro-Tibet. Est-ce légal?
Ils étaient dans leur droit. Si les policiers l’ont fait, c’est par
prévention, pour éviter tout débordement. Je m’explique: les drapeaux,
avec leur hampe, peuvent être des armes. Pour les tenir, il y a des
morceaux de bois, et quand les rassemblements dérapent, il arrive que
les manifestants s’en servent contre les forces de l’ordre. C’est ce
que l’on appelle une arme par destination.
Les policiers ont-ils reçu des consignes spécifiques pour agir ainsi?
Les
consignes ont été les mêmes qu’à chaque manifestation de ce type: faire
en sorte d’éviter tout débordement. Il est vrai que dans ce cas précis,
c’était plus compliqué. Il fallait protéger un objet, la flamme
olympique, de la même manière qu’un chef d’Etat, mais aussi faire en
sorte que le public puisse profiter de cette manifestation universelle
en voyant la flamme. Tout en évitant que des manifestants l’éteignent
ou s’en emparent. L’autre grosse difficulté de la journée, c’est que la
police n’avait pas la main mise sur toute l’organisation de la journée.
Il fallait respecter les demandes de la délégation chinoise, ce qui a
rajouté une pression supplémentaire. Ce sont d’ailleurs eux qui ont
décidé d’abréger le parcours et d’arrêter les relayeurs.
Comment expliquer alors l’attitude des forces de l’ordre pendant le passage de la flamme?
Il faut être sur le terrain pour appréhender le contexte d’une
manifestation. Il ne faut pas qu’il y ait de surenchère, ni des
policiers, ni des manifestants, pour la situation ne dégénère pas.
Hier, on est toujours resté à la limite. On savait ce qui nous
attendait, vu la longueur du parcours et le contexte dans lequel se
déroulait cette journée. Mais on a été dépassé par l’ampleur de la
détermination des manifestants.
JO: les gardiens chinois de la flamme attisent la polémique
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HONG KONG (Reuters) - Depuis son embrasement il y a deux semaines en Grèce, la flamme olympique est suivie par un cortège de critiques, qui s'attachent également à son escorte athlétique d'agents de sécurité chinois en survêtement bleu et blanc.
Ces vigiles soigneusement sélectionnés, ressemblant à la fois à des athlètes médaillés pour leur stature et à des agents des services secrets pour leur visage impassible, leurs lunettes noires et leurs oreillettes, ne s'éloignent jamais de la torche au long de son "voyage harmonieux", selon le terme du comité organisateur chinois.
Le parcours de la flamme, initialement censé symboliser l'unité et la paix dans une ambiance de fête, s'est transformé à Londres puis à Paris en parcours d'obstacles dans lequel les relayeurs tentent d'esquiver manifestants, jets d'eau et extincteurs derrière un cordon de policiers.
Lundi à Paris, les vigiles chinois ont à plusieurs reprises nerveusement éteint la torche avant de la mettre à l'abri dans un bus dès que les manifestants se faisaient trop nombreux.
Leur gestion vigoureuse des relais leur a valu plusieurs critiques à Londres, où le président du comité d'organisation des JO 2012, Sebastian Coe, les a qualifiés de "voyous", selon les médias britanniques.
La présentatrice télévisée britannique Konnie Huq, qui participait au relais de Londres, les a décrits comme agressifs.
"Ils étaient très robotiques, vraiment à fond, et je les ai vus se disputer avec nos policiers et les responsables olympiques avant notre segment du relais, c'était perturbant", a-t-elle déclaré à BBC Radio 4.
"Ils aboyaient des ordres dans ma direction: 'Cours! Stop!', et je me disais 'mon Dieu, mais qui sont ces gens?'", a-t-elle rapporté au Daily Mail. "Quand je portais la torche, ils n'arrêtaient pas de pousser ma main vers le haut. Il étaient... intéressants."
UNITÉ ENVOYÉE AU TIBET
Le Premier ministre australien Kevin Rudd a annoncé que la sécurité de la flamme, lorsqu'elle passerait à Canberra, serait uniquement assurée par la police australienne. Selon le journal The Age, la présence de "gardiens de la torche" chinois est cependant toujours envisagée.
Mais qui sont au juste ces gardiens ?
La "section de protection de la flamme", employée par le comité organisateur olympique de Pékin, a été chargée en août 2007 de défendre la flamme 24 heures sur 24 tout au long du parcours international de 137.000 km, indiquent les médias chinois.
Ses membres sont issus de la Police armée du peuple, chargée des missions civiles anti-émeutes au sein de l'armée chinoise. Plusieurs dizaines de milliers de ces hommes, les "wujing", ont récemment été envoyés au Tibet et dans les provinces voisines afin d'y réprimer les manifestations et les émeutes.
"Chacun de ces hommes, choisis dans tout le pays, est grand, fort, éminemment talentueux et puissant", dit d'eux leur chef, Zhao Si. "Leur remarquable condition physique n'a rien à envier à celle d'athlètes de haut niveau."
Deux équipes ont été formées. La première, forte de trente hommes, suit la torche dans la partie internationale du relais. Une quarantaine d'autres gardes la suivront à travers les provinces chinoises, dans la dernière partie du voyage de la flamme olympique avant son arrivée à Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux.
Selon le site gouvernemental chinois www.china.com.cn, ces vigiles s'entraînent en courant 10 km par jour en montagne et suivent des cours de civilisation étrangères et d'anglais, de français, d'allemand, d'espagnol et de japonais. Un autre site internet assure que le plus petit d'entre eux mesure 1,90m.
Version française Gregory Schwartz
Flamme olympique: ce qui s'est vraiment passé à Paris
Lors du mémorable et pathétique parcours de la flamme olympique à Paris, lundi, les télés, tenues à l'écart par les policiers, les officiels et la foule, n'ont pu tout montrer... Que s'est-il vraiment passé? Le vrai et le faux.
Des projectiles ont été lancés contre les athlètes: vrai
Au stade Charléty, Christophe Dominici confiait à LEXPRESS.fr déplorer que les porteurs de la flamme aient reçu de l'eau et des yaourts durant le parcours. Le bus où était réfugié la flamme aurait par ailleurs essuyé des jets de pierre. Les images les plus choquantes ont concerné les athlètes en fauteuil roulant - une jeune Chinoise et le pongiste français Emeric Martin - assaillis par des manifestants pro-Tibet ou s'abritant d'une pluie de projectiles variés. Triste spectacle...
La torche ne s’est jamais éteinte: faux...
...
même si Qu Xing, le numéro 2 de l’ambassade de Chine à Paris, qui
s'était déjà illustré en comparant le soulèvement tibétain aux
violences urbaines de novembre 2007 à Villiers-le-Bel, affirme le
contraire... Interrogé sur le fait que l’on a vu à la télévision des
agents de sécurité chinoise étouffer la flamme, il répond: "Non, moi je
n’ai pas vu cela. Je ne pense pas qu’elle ait été éteinte". Une fine
flammèche aurait-elle continué à brûler, invisible aux yeux des autres
téléspectateurs? On peut en douter. La préfecture de police de Paris
explique que la torche a bien été soufflée, à cinq reprises au total.
D’abord en raison d'une "défaillance technique", puis quatre fois pour
être mise à l'abri dans un bus, "pour des raisons de sécurité", à la
demande des représentants du Comité d'organisation des Jeux de Pékin.
Charles Platiau/Reuters
Des manifestants à Paris.
Douillet a dû défendre son badge pacifiste: vrai
Selon L'Equipe,
l'ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, a menacé de faire arracher
le sage badge "Pour un monde meilleur" arboré par les porteurs de la
flamme si le Comité national olympique et sportif français ne leur en
interdisait pas le port. Ce à quoi David Douillet a répondu: "Ils n'ont
qu'à essayer de me l'enlever et ils vont voir ce qui va leur arriver!"
L’ex-judoka s'est donc affiché avec son slogan pendant son relais, tout
comme la plupart des autres athlètes français.
Les policiers français ont été plus violents que les bobbies britanniques: vrai et faux
Le
parcours de la flamme à Londres a été moins perturbé qu’à Paris. Les
bobbies anglais estiment n’être intervenus qu’une "petite quarantaine"
de fois et annoncent une dizaine d'interpellations. Le bilan est plus
lourd côté français: la police a dû immobiliser de manière musclée plus
d’une centaine de manifestants, à cause de "l’amateurisme des officiels
chinois" qui n’ont pas su gérer la situation, selon Joaquin Masanet,
secrétaire adjoint du syndicat Unsa-Police, entendu sur RMC.
Mais seules 18 personnes ont été interpelées. Quant à la violence des
immobilisations, elles sont proportionnelles à la passion des
manifestants: "Comment voulez-vous les évacuer dans le calme?"
s'interrogeait Joaquin Masanet. Question violences, d’après les
nombreuses vidéos Internet et reportages télévisés, les policiers des deux capitales ont fait match nul.
Les policiers ont usé de peinture contre les drapeaux tibétains: vrai
D'après les témoignages de certains manifestants, les policiers présents lors du passage de la flamme ont usé de méthodes pour le moins radicales. C'est ce qu'affirme Antoine, notamment, qui a fait parvenir ce message à 20minutes.fr: "Bonjour, je reviens juste du parcours de la torche et je peux vous dire que les forces de l'ordre n'ont rien à envier aux méthodes chinoises!!! J'avais un tee shirt avec l'inscription: libérez le Tibet! et le drapeau au dos et ils ont commencé à me le peindre avec de la peinture blanche puis ils me l'ont arraché et je suis rentré torse nu chez moi!! Bravo la justice, bravo la libre expression et vive la liberté!!!»
Reporters sans frontières s'est également indigné après que les forces de l'ordre ont confisqué aux manifestants des banderoles RSF où les anneaux olympiques prennent la forme de menottes ou la Une de Libération "Libérez les JO!" Ce même Libération qui, dans un article daté de ce mardi, relate la fouille des sacs par les autorités et la confiscation des banderoles anti-chinoises. Le quotidien cite le témoignage de Jacques, un manifestant indigné: "C'est incroyable, ils m'ont confisqué le petit drapeau tibétain. C'est quand même pas une arme ce drapeau, non!" Devant l'Assemblée nationale, les policiers ont également confisqué les drapeaux tibétains de certains manifestants venus se joindre aux élus.
LEXPRESS.fr
04 avril 2008
Royal relance le débat participatif en vue du congrès du PS

Les questions posées pourront être modifiées ou complétées dans une premières phase de la consultation (Reuters).
L’ex-candidate socialiste lance via Internet une «consultation participative» des adhérents PS qui doit aboutir cet été. Dix questions sont posées.
Liberation.fr (avec source AFP)
Après le «débat participatif», Ségolène Royal lance…la «consultation participative».
Par pour 2012 – pas encore – mais pour le congrès du PS de novembre
prochain. Une consultation, via Internet, des adhérents socialistes. Le
site doit être disponible dans les prochains jours.
La consultation, placée sous le titre général: «Comment le congrès du PS peut être utile aux Français», doit aboutir cet été au dépôt d'une «contribution», stade préalable aux motions soumises au vote des adhérents, précise le texte paru dans Le Monde daté de samedi.
La «consultation participative» de Ségolène Royal s'appuie sur dix questions de fond, que les socialistes doivent «trancher»,
et qui pourront être modifiées ou complétées par les adhérents du PS
dans une première phase de la consultation. Première question: «Il
faut sortir du fossé entre un discours pseudo-révolutionnaire dans
l'opposition et un conformisme économique au pouvoir: de quelle façon ?».
Parmi les autres thèmes abordés: «Comment produire et
répartir autrement la richesse?», «Quels contre-pouvoirs dans
l'entreprise?», «Comment rompre avec la redistribution passive et
bureaucratique comme principal moyen de s'attaquer aux injustices
sociales?», «Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays?».
La dernière question concerne le PS lui-même, qui doit «intégrer
toutes les nouvelles formes de militantisme et d'engagement citoyen,
ainsi que les réussites du travail des élus locaux», et «doit
aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective».
«Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement?», interroge l’ex-candidate PS de la dernière présidentielle. Réponse d'ici l'été, donc.
Les lycéens mettent la pression, Darcos reste sur ses positions

Les lycéens manifestaient jeudi dans les rues de Paris. (Photo Reuters)
VÉRONIQUE SOULÉ LIBERATION.Fr
«Le blocus, c’est antidémocratique, mais on ne peut pas faire autrement. Si on pouvait dialoguer et qu’on nous redonne nos postes [d’enseignants, ndlr], ce serait mieux», Adrien, 16 ans, en première ES (économique et social) au lycée Eugène-Delacroix de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), a laissé ses camarades aller, hier, à la manifestation parisienne. Lui est resté avec un petit groupe pour maintenir le blocus : «Demain on le lève. Car il y a des dons de sang dans le lycée, et les terminales doivent rendre des papiers pour leur inscription après le bac. Mais s’il n’y a rien, on repartira.»
Relais. Le lycée Eugène-Delacroix est bloqué depuis mardi. «On nous supprime 9 postes à la rentrée, ça veut dire qu’on va se trouver à 40 par classe, explique Adrien, et l’option hébreu va sauter. Alors que la culture ça compte, on s’est fait avec ça.» Comme la grande majorité des lycéens mobilisés, il n’appartient à aucune organisation. Il est simplement révolté devant la réduction drastique du nombre d’enseignants : «Qu’au moins on remplace nos profs qui partent en retraite.»
Alors que la mobilisation des enseignants contre les 11 200 suppressions de postes dans l’Education à la rentrée 2008 marque le pas, celle des lycéens ne faiblit pas. Comme si les élèves prenaient le relais de leurs professeurs pour défendre leurs conditions d’enseignement.
Ils étaient ainsi encore plusieurs milliers - plus de 15 000 selon les organisateurs, 6 700 selon la police - à manifester hier à Paris mais aussi à Toulouse. Très minoritaire comme le répète le ministre de l’Education, Xavier Darcos, - «moins de 2 % des lycées sont touchés» -, le mouvement a plutôt tendance à s’étendre, notamment en Ile-de-France - avec 20 % de lycées dans la bataille, selon Darcos. Parti des académies de Créteil et de Versailles, il touche désormais Paris, mais aussi Blois, Montpellier, Marseille.
Avant d’aller manifester, Sarah, en terminale L au lycée Colbert à Paris, participait hier au blocage de son établissement où l’épreuve orale de TPE (travaux personnels encadrés) a dû être annulée, une note qui compte pour le bac. «Chez nous l’option arts plastiques est menacée, assure-t-elle, même si je quitte l’Education à la fin de l’année, je suis solidaire avec les autres qui sont dans les classes suivantes.» A Colbert, deux postes disparaissent l’an prochain et une classe de première S (au total 66 heures d’enseignement hebdomadaires).
Projectiles. Face aux remous, Xavier Darcos reste de marbre : pas question de revenir sur ces suppressions de postes «largement discutées depuis août» et votées par le Parlement en novembre. Hier, il s’est rendu au rectorat de Créteil pour condamner les incidents qui ont émaillé une manifestation - jets de projectiles, bris de vitres contre le rectorat et deux lycées. Six jeunes ont été interpellés. Le ministre a demandé «à certains professeurs extrémistes» qu’ils réfléchissent «au risque qu’il y a à jeter des élèves dans la rue». Et conclu qu’il n’y avait «pas de raison chiffrée, objective» à ces manifestations.
Attention arnaque ... François Fillon réforme le mode de scrutin des régionales

Bonjour à toutes et tous,
Cette information, n’a pas fait la une des médias, ni même la 2 ... 3 ... etc etc .
François FILLON III souhaite réformer le mode de scrutin pour les régionales de 2010 ... et pourquoi d’après vous ???
Pour effacer par l’arnaque les défaites électorales !
"La gauche gouverne actuellement 20 régions sur les 22
que compte la métropole. L’instauration d’"une proportionnelle à un
tour" pourrait se montrer favorable à la droite, car la gauche se
présente le plus souvent au premier tour en ordre dispersé, avant de se
rassembler au second."
Comment ?
François Fillon ajoute qu’il souhaite "dissocier la question des modes de scrutin de la révision constitutionnelle".
Malin... n’est ce pas ?
Déjà en 2003 le mode de scrutin avait été modifié, pour "officiellement faire barrage à l’extrême droite ??????????? " :
Le mode de scrutin actuel, en vigueur depuis les
régionales de 2004 est un système mixte, mi-majoritaire,
mi-proportionnelle. Il avait été instauré par une loi d’avril 2003 sous
le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin pour favoriser la
bipolarisation de la vie politique et éviter, comme cela s’était passé
aux régionales de 1998, que le Front national ne se retrouve en
position d’arbitre.
Un bel exemple d’hypocrisie politicienne, il faut être cohérent :
Soit, le Front National n’a pas le droit de se présenter aux élections et dans ce cas il faut l’interdire !
Ou alors, il a le droit et dans ce cas modifier la loi
pour l’empêcher d’avoir une représentativité reste une profonde
atteinte démocratique !
( En plus dans la totalité des cas le FN c’était allié avec la droite dans les régions à l’époque .)
Je pense tout cela n’est que manipulation, les Français
ne veulent pas d’une bipolarisation avec sa conséquence principale la
création d’une monarchie élective.
Les Français ne sont d’accord... on s’en fout !
En cela, il faut reconnaitre le génie pervers de notre
sous-classe politique jamais à cours d’arguments tout aussi tordus les
uns que les autres qui nous impose toujours moins de démocratie et
toujours plus médiocratie.
L’idéal pour eux seraient de supprimer les élections et de rétablir le vote au pistolet !
Qu’en pensez vous ?

Ainsi réformer le mode de scrutin... en voilà une belle arnaque en préparation, soyons vigilant...
A bientôt
Bonne journée et bonne chance ... en SARKOLAND le pays qui vote par télépathie
Bésitos d’Houdini
02 avril 2008
Al Gore lance sa campagne
Al Gore n’en a plus rien à cirer de devenir président. Actuellement, les deux candidats démocrates lui font les yeux doux pour qu’il prenne position. Je l’ai vu sur CNN expliquer que, bon, les deux coureurs avaient plein de qualités, mais que lui, ce qui l’intéressait, c’était plutôt lutter contre les changements climatiques. D’autres acteurs de la vie politique américaine lui conseillent même de se présenter afin d’éviter la débandade en novembre, rendue probable par la guerre fratricide qui oppose Hillary à Barack. Mais lui, imperméable à ces sollicitations –au moins pour l’instant- se concentre sur son organisation, The Alliance for Climate Protection, et sur la récolte de monceaux de dollars afin de convaincre les Américains de passer aux actes en matière de changements climatiques. Il prévoit dans un premier temps d’investir 100 millions de dollars par année pendant trois ans. Ca ressemble au Défi pour la Terre, lancé par Hulot, puisque chaque personne sensiblisée au problème doit signer une pétition à envoyer aux leaders politiques américains. Mais en termes de moyens, c'est à l'américaine: grosse artillerie.
La campagne s’intitule naïvement «We Can Solve It», et elle vise à souligner l’urgence du problème, certes, mais surtout les solutions qui existent pour y faire face. Je précise naïvement parce qu’aux Etats-Unis, il existe deux choses sacrées: la voiture et la propriété. L’une et l’autre sont étroitement liées et très fortement émettrices de gaz à effet de serre. Si Al Gore pense que les Américains peuvent «régler ce problème», il va falloir leur demander de renoncer à certaines habitudes. A Seattle, j’ai rencontré la responsable «étalement urbain» de la ville, Louisa Carpenter. Ben, elle n’était pas très convaincue de son fait. Les gens sont-ils réellement prêts à abandonner leur voiture pour se déplacer, ou à renoncer à une maison individuelle avec quelques acres de terrain pour vivre proches de leur bureau, par exemple ? «Non.» En dépit des lignes de bus qu’elle tente de mettre en place, elle reste persuadée que «tout ça prendra plusieurs générations… un temps dont on ne dispose pas forcément». Autant essayer.
D’après le Washington Post, la campagne de Gore représenterait l’une des plus importantes campagnes médiatiques jamais organisées par un groupe de pression aux États-Unis. Déjà en 1998, The American Legacy Foundation, une ong anti-clopes, avait consacré 100 millions de $ à des achats publicitaires.
Il faut dire qu’à raison de 300000 dollars la conférence et plusieurs conférences par semaine, Al Gore amasse sa contribution personnelle depuis plusieurs mois. D’ailleurs, je m’étais demandé si sa présence aux côtés de Sarkozy, le 25 octobre, pour clôturer le Grenelle, avait coûté ce tarif à l’Elysée. Personne ne m’avait répondu. En attendant, la moitié des 300 millions de dollars aurait déjà été ramassée. L’ex-vice-président a aussi l’intention de mobiliser 10 millions d’Américains afin de former un grand mouvement populaire.
Son idée, c'est qu'à l'instar de la Seconde guerre mondiale ou de la défense des droits civils dans les années 60, le climat vaut bien une mobilisation d'envergure. Dans les années 40, l'effort national demandé par Roosevelt avait été d'une efficacité redoutable. A ce sujet, j'ai dégotté une amusante affiche chez un collectionneur à Seattle. On y voit un homme qui conduit une voiture. Sur le siège passager, la silhouette d'Hitler. Et ce message: "if you drive alone, you drive with Hitler". En gros, vive le covoiturage! On pourrait presque ressortir les affiches, virer Hitler et y mettre un Diable en flammes pour symboliser le réchauffement.
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