22 février 2008
Appel républicain : à vous de signer !

L’appel républicain publié dans Marianne n’a pas laissé
indifférents les hommes du Président. Pur effet de cour, après que
Nicolas Sarkozy ait laissé filtrer son dépit de constater que seule
Rama Yade l’avait défendu après l’affaire du SMS de nouvelobs.com ?
Quoiqu’il en soit, ministres et deputés sont montés au créneau durant
tout le week-end pour dénoncer « la chasse au Président », selon le mot
du Premier ministre François Fillon. Xavier Darcos a évoqué « cette
affaire des Trois Petits Cochons qui sont 17 et qui se mettent à crier
Au Loup ! », ce qui lui apparaît « très dangereux parce que le jour où
il faudra vraiment crier Au Loup ! plus personne ne les écoutera. Alors
que François Bayrou ou que... »
Roger Karoutchi lui, fidèle à sa
réputation de super-godillot, a carrément épinglé l’initiative de
Marianne « pour ses relents de la presse des années 30 », oubliant sans
doute que Carla Bruni a dû, la semaine passée, s’excuser pour avoir
comparé le SMS de l’Obs avec la presse collaborationniste.
Globalement,
les avocats de la cause sarkozienne ne se privent pas d’amalgamer deux
épisodes qui n’ont strictement rien à voir, l’article du journaliste de
l’Obs Airy Routier sur le SMS imputé au président, qui ne concernait
que sa vie privée, et un appel au contenu éminemment politique pour
défendre certains principes de la République française.
En fait de chasse au président, c’est surtout la chasse au Villepin qui semble être repartie de plus belle. L’ancien Premier ministre a été accusé par Valérie Pécresse d’utiliser « la République à des fins personnelles ». La présence de Villepin parmi les signataires a également permis à Julien Dray de se démarquer de Ségolène Royal pour laquelle il a mené campagne en notant que cet appel pouvait brouiller les cartes à quelques jours du scrutin municipal : « Je ne vais pas parler de vigilance avec M. de Villepin, c’est quand même l’homme qui a exercé la plus mauvaise vigilance démocratique. »
Il reste à faire mentir les hommes et femmes du Président ainsi que ceux qui, dans l’opposition, doutent de l’intérêt de cet appel. Ils auront eu raison si cet appel reste sans lendemain. Ils auront tort s’il provoque un débat public approfondi et pluraliste sur les quatre points qui y sont évoqués : le pouvoir personnel, le pluralisme des médias, la laïcité et la politique étrangère. Mais commençons par le commencement : ceux qui le souhaitent peuvent déjà signer l’appel ci dessous. Signez et faites signer l’Appel républicain ici
Pour une vigilance républicaine
Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu’ils entendent réaffirmer.
Leur
attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de
toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à
la monarchie élective.
Leur attachement aux fondamentaux d’une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.
Leur attachement à l’indépendance de la presse et au pluralisme de l’information.
Leur
attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans,
au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée
à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver
l’indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever
les défis du XXI° siècle.
Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l’Histoire de la République.
Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général De Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atlantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l’Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d’études et de recherches gauliennes
12 février 2008
Dépannages d’urgences : Les pièges à éviter
Si
beaucoup d’entreprises sont sérieuses, un certain nombre de « prestataires »
sont purement et simplement des arnaqueurs. Dans l’urgence pour ne pas dire la
panique, on « baisse souvent la garde » et l’on fait confiance à n’importe qui,
pourvu qu’il apparaisse comme le sauveur tant attendu.
Mesurez le degré d’urgence :
•
Ne vous précipitez pas sur un annuaire professionnel.
•
Demandez-vous si votre problème est vraiment urgent, surtout s’il se présente
hors des heures normales de travail. Passé 18 h, toute intervention vous sera
surfacturée, même par le plus honnête des intervenants, et ce n’est pas
anormal.
•
Télé en panne, chauffe-eau qui s’arrête, chauffage qui ne chauffe plus, vitre
brisée, autant de situations désagréables mais dont la réparation pourra
peut-être attendre au lendemain.
•
Même si vous perdez vos clés et trouvez porte close à minuit, peut-être vaut-il
mieux vous faire héberger par de la famille ou des amis et même prendre une
chambre dans un hôtel économique : cela vous reviendra peut-être moins cher
qu’une intervention nocturne !
Choisir le bon prestataire
•
Méfiez-vous des dépanneurs « miracles » qui laissent leur carte dans votre
boîte à lettre et annoncent des prix d’intervention très « compétitifs » ;
assurez-vous que leur publicité porte toutes les mentions légales
d’identification commerciale (adresse du siège, capital social, numéro de
registre de commerce ou de métier).
•
Dans l’annuaire téléphonique, méfiez-vous des entreprises dont le nom commence
par « A » ; c’est un truc bien connu pour figurer en tête de listing et vous
inciter à les appeler en priorité.
•
Quand vous appelez un dépanneur «urgentiste », prenez le temps de lui
décrire précisément la nature de votre problème (il ne pourra pas jouer ensuite
la surprise indignée) et de lui demander un certain nombre de renseignements :
v Dans quel délai interviendra-t-il ?
v Propose-t-il un forfait d’intervention et que couvre
celui-ci (déplacement, temps d’intervention, etc.)?
v Si les frais de déplacement ne sont pas inclus, à
combien se montent-ils et sur quelle base seront-ils facturés ?
v En cas de facturation au temps passé, quelle sera la
base horaire de facturation ?
v Le prestataire vous offre-t-il une garantie de
résultat (en clair, que se passera-t-il si, par exemple, un serrurier ne
parvient pas à ouvrir votre porte) ?
v L’intervenant assure-t-il simplement la résolution du
problème (par exemple ouvrir votre porte) ou vous impose-t-il une remise en
état (par exemple changer complètement la serrure.)
Ne
vous laissez pas faire
•
À son arrivée, demandez à l’intervenant quel est son diagnostic et ce qu’il
compte faire pour résoudre le problème ; ne vous laissez pas intoxiquer par des
explications floues ou trop techniques : vous êtes en droit de savoir ce que
l’on va faire chez vous.
•
Sauf urgence absolue, demandez un devis, au moins estimatif (c’est obligatoire
pour toute intervention dont le coût prévisible est supérieur à 150 €), surtout
si la prestation dépasse la simple intervention et implique la fourniture de
pièces. Attention : un devis peut-être payant ! Là encore, renseignez-vous
avant de le demander.
•
N’hésitez pas à annuler l’intervention avant qu’elle ne commence (c’est vous le
donneur d’ordre, vous êtes donc maître de vos décisions) si ce que l’on vous
propose dépasse ce que vous avez prévu ou ce que vous êtes prêt à dépenser.
Faites de même si le comportement de l’intervenant ne vous convient pas. Mieux
vaut régler ses frais de déplacement et le remercier de sa visite plutôt que
d’être entraîné dans des frais disproportionnés ou dans des travaux qui vous
semblent aléatoires.
•
Après l’intervention, exigez une facture pour toute intervention dépassant
15,24 € (correspondant à 100 F) et même moins si vous le souhaitez. Elle doit :
v Etre dûment rédigée, sur papier à en-tête, avec TVA,
et elle doit comporter le détail des travaux (taux horaire de main d’œuvre,
temps passé, pièces et fournitures, déplacement ;
v Correspondre exactement au devis (sauf accord de
votre part pour des prestations et pièces supplémentaires).
Si
vous contestez son montant, vous pouvez vous limiter au paiement d’un acompte.
•
Payez toujours par chèque ou éventuellement carte bancaire et jamais en liquide
(encore moins de « la main à la main », c’est-à-dire sans facture pour «
économiser» la TVA). Vous risquez de vous priver de toute voie de recours et
vous vous mettez en infraction avec la loi.
•
En cas de litige :
v Envoyez une lettre recommandée à l’entreprise
justifiant votre réclamation ;
v Adressez-vous éventuellement à une association de
consommateur ;
v Assignez l’entreprise devant tribunal d’instance
(moins de 7600 € de préjudice) ou le tribunal de grande instance (préjudice
supérieur), seule la seconde procédure demandant l’assistance d’un avocat.
Dépannage : Les bonnes
précautions.
Beaucoup
de pannes peuvent être réglées par soi-même. Bien souvent, un minimum de
logique permet d’en trouver l’origine, puis de résoudre le problème.
Conserver
et consultez les documents des appareils
Quand
vous achetez un appareil, ne vous limitez pas à en conserver la facture ou/et
le certificat de garantie : gardez toujours l’emballage d’origine (quand il
n’est pas trop volumineux) pour pouvoir éventuellement renvoyer l’appareil à un
service après-vente (SAV). Conservez aussi la notice d’utilisation ; elle
contient souvent un tableau des pannes et des solutions. Dans la majorité des
cas, ce document vous permettra de résoudre vous-même le problème ou d’en
identifier clairement l’origine.
Reportez-vous
à la facture et au certificat de garantie ; vous aurez parfois la bonne
surprise de découvrir que certains matériels ou composants sont encore
garantis, au-delà des 6 ou 12 mois habituels. Si la garantie est légèrement
dépassée, beaucoup de marques prennent en charge tout ou partie de la
réparation.
Les
documents d’origine fournissent souvent la liste des dépositaires,
concessionnaires, succursales ou franchisés auxquels vous pourrez vous adresser
en cas de problème. Certaines marques ont des services après-vente dans toute
la France. Vous gagnerez souvent à faire appels à eux, car ces prestataires ont
une responsabilité vis-à-vis de la marque, à laquelle vous pourrez vous
adresser en cas de litige.
Sélectionnez
le bon réparateur. Prenez en compte l’appartenance du dépanneur à des
organismes professionnels officiels ou à des structures d’envergure nationale.
Adressez-vous
en priorité à des dépanneurs agréés ou à une structure solide ayant de bonnes
références.
Si
vous faites appel à une entreprise locale, renseignez-vous auprès de vos
voisins sur sa réputation.
Regardez
les publicités que vous recevez dans vos boîtes à lettres avec prudence. Celles
qui concernent les prestations de dépannage, de réparation et d'entretien, les
travaux du bâtiment (plomberie, serrurerie, installation électrique, etc...)
mais aussi les opérations de raccordement, d'installation, d'entretien et de
réparation portant sur des équipements électriques, électroniques et
électroménagers, quel que soit le lieu d'exécution sont strictement encadrées.
Toute publicité concernant
ces prestations doit préciser, outre le nom, la raison sociale et le numéro
d'inscription au registre du commerce ou au répertoire du métier de
l'entreprise mais aussi :
v Le taux horaires de la main d'œuvre ;
v Les modalités de décompte du temps passé ;
v Le prix TTC des différentes prestations forfaitaires
proposées ;
v Les frais de déplacement ;
v Caractère payant ou gratuit du devis et, le cas
échéant, son coût ;
v Toute autre condition de rémunération.
Force
est de constater que c’est rarement le cas…
Demandez toujours un
devis
Il
n’est jamais sûr que le dépannage, d’un certain nombre d’équipements, soit
économiquement intéressant, à une époque où le « jetable » a pris
(malheureusement) le pas sur le réparable. On peut le regretter, mais il est
parfois préférable de remplacer un chauffe-eau ou un radiateur électrique
plutôt que de les dépanner. Il faut donc toujours demander un devis.
Le
devis est obligatoire et exigible pour tous travaux ou toute prestation
dépassant 150 €. Vous pouvez aussi en demander un en dessous de ce montant.
Le
professionnel est tenu de respecter tous les engagements figurant sur le
document, notamment en ce qui concerne le prix et les délais.
L'ordre
de réparation : Même en cas d'urgence, un ordre de réparation doit être
établi, qui constate l'état initial des lieux ou de l'appareil.
À
défaut de devis, après l'exécution des travaux, le réparateur doit vous
remettre :
v Une note qui détaille le taux horaire de main d'œuvre
;
v Le temps qui a été passé à l'exécution des travaux ;
v Le montant du déplacement ;
v Le prix, la quantité et la dénomination précise de
chaque pièce changée.
Cette
note peut faire simplement référence au devis si celui-ci a été établi.
Les
pièces remplacées vous appartiennent et elles peuvent être utiles en cas de
litige ultérieur. Le professionnel ne peut les conserver que s'il vous fait
signer une décharge.
Démarchage
à domicile : Si la pose d’équipements et d’appareils vous sont proposés à
l'occasion de la réparation, la loi sur le démarchage à domicile est
applicable. Aucun acompte ne peut être perçu par le réparateur et vous disposez
d'un délai de 7 jours pour annuler votre commande.
D’après Christian Pessey
11 février 2008
Travaux: Pourquoi faire établir un devis ?
Liberté
des prix :
En matière de construction, d’aménagement,
de transformation de dépannage et de décoration, les prix sont librement
déterminés par les professionnels. Il n’existe pas de barèmes spécifiques
auxquels ils doivent se conformer.
Liberté
de faire jouer la concurrence
En contrepartie de la liberté des prix du
professionnel, le consommateur jouit du droit de faire jouer la concurrence et
se doit de comparer les prix. C’est la première raison pour laquelle il faut
faire établir non pas un, mais plusieurs devis, en veillant à s’adresser à des
artisans ou à des entreprises qui n’ont pas de liens entre eux.
Votre
garantie
Un devis constitue d’abord un engagement du
professionnel qui le rédige. Il ne peut, par la suite, se prévaloir d’une
méconnaissance de l’état de la construction ou de variations de prix de la
main-d’œuvre ou des matériaux, ni même d’une évolution de la taxation (TVA,
notamment), sauf à l’avoir expressément indiqué dans le devis. D’où
l’importance de disposer d’un devis aussi détaillé que possible, notamment sur
les matériels et matériaux proposés par le professionnel.
Un
engagement réciproque
Dès lors que le devis est accepté
et signé par le professionnel et par vous, il a la même valeur qu'un contrat : L’entreprise est tenue de
respecter tous les engagements figurant sur le document, notamment en ce qui
concerne le prix et les délais. Vous vous engagez à commander les travaux et à
les payer dans les conditions spécifiées.
Attention : vous avez la possibilité de résilier (par lettre recommandée AR) un devis de prestation de services dont
le prix est supérieur à 500 €, si le retard d'exécution des travaux excède 7
jours et n'est pas dû à un cas de force majeure (article R 114-1 du Code de la
consommation). Ce droit s'exerce dans un délai de 60 jours ouvrés à compter de
la date indiquée pour l'exécution de la prestation.
Que
doit contenir le devis ?
La forme
Un devis doit être établi sur un papier à en-tête de
l’entreprise, contenant la forme juridique de celle-ci et, si c’est une
société, son siège et son capital social. Il doit être le plus précis possible,
signé par les deux parties, avec mention de la qualité et de la responsabilité
du représentant de l’entreprise.
Il
doit mentionner au minimum :
v le prix des pièces ou des
matériaux ;
v le cas échéant, la quantité et la
qualité des matériaux ;
v le prix de la main-d'œuvre ;
v la TVA ;
v la date de début et la durée
estimée des travaux (étant entendu que vous pouvez fixer des indemnités de
retard en cas de dépassement des délais sur lesquels s’engage le
professionnel).
Faites
également figurer :
v la période de validité de l'offre
;
v les éventuelles conditions de
révision de prix ;
v un éventuel accord de prix
forfaitaire accordé par le professionnel ;
v l’éventualité du coût du devis
(cette information devant vous être communiquée avant l’établissement du
devis).
Cas
dans lesquels l'établissement du devis est obligatoire.
Un
devis détaillé (conforme aux dispositions d'un arrêté du 2 mars 1990) est
obligatoire préalablement à l'exécution des travaux, dès lors que leur montant
estimé est supérieur à 150 € pour :
v Les opérations de raccordements, d'installations,
d'entretiens et de réparations portant sur des équipements électriques,
électroniques et électroménagers, quel que soit le lieu d'exécution.
v Les prestations de dépannage, de réparation et
d'entretien effectuées pour les travaux de maçonnerie, fumisterie et génie
climatique (à l'exception des opérations effectuées dans le cadre de contrats
relatifs à l'exploitation de chauffage-climatisation), ramonage, isolation,
menuiserie, serrurerie, couverture, plomberie, installation sanitaire,
étanchéité, plâtrerie, peinture, vitrerie, miroiterie, revêtement de murs et de
sols en tous matériaux, installation électrique ;
v Les opérations, de remplacement ou d'adjonction de
pièces, d'éléments ou d'appareils, consécutives aux prestations précitées.
Mention obligatoire
Un
devis obligatoire doit comporter la mention manuscrite "Devis reçu avant
l'exécution des travaux". Il doit aussi être daté et signé de votre main.
En cas de litige
Privilégiez la discussion et l’accord amiable, dès lors qu’ils ne lèsent pas vos intérêts.
Adressez-vous éventuellement à une association de
consommateurs pour vous
assister dans cette démarche.
S’agissant
de travaux réalisés par un artisan, soumettez
votre litige à la Chambre de métiers.
Adressez-vous éventuellement à la Chambre syndicale ou à l’organisme professionnel dont dépend
l’entreprise.
S’il
s’agit d’un franchisé, prenez contact
avec le siège de la marque concernée.
Si
ces tentatives amiables échouent, intentez une action en justice
v Au Tribunal d’Instance pour les litiges jusqu’à 7 600
€. La procédure devant le Tribunal
d'Instance n'exige pas la représentation par avocat ;
v Au Tribunal de Grande Instance au-delà.
D’après Christian Pessey
10 février 2008
Le crédit d'impôts prend réalité en 2008 pour la récupération d'eau de pluie.
Des dispositions légales. La loi de finances pour 2005 avait mis en place un
crédit d’impôt sur le revenu pour dépenses d’équipement de l’habitation
principale en faveur des économies d’énergie et du développement durable.
L’article 49 de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006
a étendu le champ d’application de ce crédit d’impôt au coût des équipements de
récupération et de traitement des eaux pluviales.
Une bataille d'élus. On peut bien sûr regretter que les dépenses relatives
à cette nouvelle catégorie d’équipements n'ouvrent droit à un crédit d’impôt
que de 25 % du montant de celles-ci alors que beaucoup de dépenses en faveur
des économies d'énergie ou d'équipements favorables aux énergies renouvelables
(poêle à bois, par exemple) ouvrent droit à un crédit de 50 %. On sait que le projet
initial, voté par les députés en première lecture avait porté ce pourcentage à
50 % et concernait l'ensemble des travaux, aide ramenée à 15 % par les
sénateurs sans doute sous la pression de certains lobbies et finalement
remontée à 25 %, mais sur les équipements seulement et à condition qu'ils
soient posés et facturés par une seule et même entreprise.
Une liste d'équipements limitée. La liste, justement, de ces équipements a été fixée
par l’arrêté conjoint des Ministres de l’écologie, du logement, du budget et de
la santé en date du 4 mai 2007, publié au JO n° 105 du 5 mai 2007. Le très
officiel Bulletin des Impôts d'août 2007 précise que "Les équipements
concernés sont les équipements de récupération des eaux de pluie collectées à
l’aval de toitures dont l’accès est inaccessible, pour des utilisations
exclusivement à l’extérieur des habitations (ex : arrosage d’un jardin, lavage
d’une automobile), définis par l’arrêté conjoint des Ministres de l’écologie,
du logement, du budget et de la santé du 4 mai 2007 précité. Un arrêté
ministériel distinct viendra ultérieurement préciser les conditions dans
lesquelles l’utilisation des eaux ainsi collectées pourra être étendue à des
usages internes à l’habitation, lesquels sont aujourd’hui exclus.". Seule
est concernée la collecte des eaux de pluie à l’aval de toitures inaccessibles
: "Sont ainsi exclues des surfaces de collecte celles où se déploie une
activité humaine (ex : terrasses d’agrément, balcons…)".
Sont
ainsi, seuls, éligibles les équipements de collecte des eaux de pluie
constitués de l’ensemble des éléments suivants :
•
crapaudine ;
•
dérivation sur descente ou regard de dérivation ;
•
dispositif de filtration par dégrillage ;
•
dispositif de stockage ;
•
conduites de liaison ;
•
robinet de soutirage verrouillable ;
•
plaque de signalisation.
On
ne parle pas de pompage ni bien sûr de distribution de l'eau collectée.
Un premier "petit" pas. Ces nouvelles dispositions s’appliquent aux dépenses
payées entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009 et font l'objet des
mêmes restrictions de plafond que les autres dépenses ouvrant droit à un crédit
d'impôt : 8000 € pour une personne seule, 16 000 € pour un couple, majorés de
400 € par personne à charge. Elles ne concernent toujours que la résidence
principale.
Malgré
toutes ces restrictions et la timidité des mesures qui encouragent finalement à
faire de grosses dépenses pour arroser des salades et laver sa voiture dans son
jardin… on ne peut que se féliciter de ce qui doit être considéré avant tout
comme un premier petit pas qu'il appartient à tous de faire grandir en
s'appuyant sur le Grenelle de l'environnement.
D’après l'avis de Christian Pessey
09 février 2008
Bûches et produits de ramonage : la porte ouverte aux arnaques
Pourquoi
faut-il ramoner une cheminée ?
Les
"combustibles solides" que l'on brûle dans une cheminée à foyer
ouvert, dans un insert ou un foyer fermé, dans un poêle ou dans une chaudière
dégagent de la fumée qui doit être évacuée dans un conduit étanche, débouchant
sur le toit et dépassant son faîtage de 40 cm. Jusque-là, vous suivez...
Aujourd'hui, le seul "combustible solide" utilisé est le bois,
parfois ses dérivés (bûches de bois reconstitué, granulés). Or de quoi est
constituée cette fumée ? De gaz (monoxyde de carbone, oxyde d'azote, COV, etc.)
mais aussi de particules solides (la suie) qui donnent sa couleur à la
fumée. Au contact des parois froides du conduit de cheminée, une partie
de la fumée se condense : le goudron contenu dans la fumée se dépose,
s'accroche aux parois et forme des dépôts de créosote. Les résines et la suie
agglomérée forment le calcin. L'accumulation de ces dépôts finit par réduire la
section du conduit, entrave le tirage. Enfin et surtout, certains de ces dépôts
étant hautement inflammables, ils risquent de s'enflammer et engendrer le
fameux "feu de cheminée" si redouté des pompiers car toujours très
difficile à éteindre.
L'encrassement
des conduits de fumée ayant été à l'origine de beaucoup des grands incendies
urbains dans le passé, les pouvoirs publics et les autorités locales ont pris
depuis longtemps des dispositions enjoignant les utilisateurs de cheminée à
faire ramoner leurs conduits. Sans qu'il s'agisse d'une obligation nationale,
le ramonage est prescrit comme une obligation par arrêté préfectoral, municipal
et rend généralement obligatoires deux ramonages mécaniques par an (l'un en
début de saison de chauffe et l'autre en milieu de celle-ci) pour les combustibles
solides, et une fois par an pour le gaz. Les arrêtés prévoient que le ramonage
doit être effectué par un ramoneur professionnel possédant un brevet de
maîtrise ; celui-ci est seul habilité à délivrer un certificat de ramonage.
Le défaut de ramonage est une infraction sanctionnable par une contravention de
3e catégorie, des sanctions plus importantes pouvant être prises si une
infraction entraîne un incendie aux conséquences graves. Contrairement à une
idée reçue, l'absence de ramonage n'entraîne pas la suspension de couverture de
l'assurance, au titre de la responsabilité civile. En revanche, elle induit
généralement la suppression d'indemnisation des dommages résultant d'un
incendie lié à un défaut d'entretien du conduit (charge à l'assurance de le prouver).
Quoi
qu'il en soit, les choses sont parfaitement claires :
•
le conduit doit être ramoné deux fois par an (combustible solide tel que le
bois) ;
•
le conduit doit être nettoyé mécaniquement ;
•
seul un ramoneur professionnel qualifié est habilité à le faire, et à délivrer
un certificat.
Qu'est-ce que le "ramonage" chimique ?
Depuis
un certain nombre d'années, on a vu apparaître des produits sous forme de
poudre ou de "bûche" reconstituée, dont l'action chimique a pour
objectif de dissoudre les dépôts accrochés aux parois du conduit de fumée.
Cette action décolle les suies et dégrade les goudrons par action catalytique.
Selon certains fabricants, les fumées ainsi produites sont capables d'aller
déloger les dépôts, là où les brosses du ramoneur ne pourraient aller; ce qui
est bien improbable.
Plusieurs
questions simples se posent :
•
Est-ce que ça marche ? On répondra oui ;
•
Est-ce que c'est suffisant : On répondra non !
L'ambiguïté des Pouvoirs publics.
C'est
l'État lui-même qui, à travers la très officielle Direction Générale de la
Santé instille le doute et a créé la brèche dans laquelle, certains
fabricants peu scrupuleux, (précisons qu'ils ne sont pas tous à mettre dans le
même sac) se sont engouffrés. Dans sa circulaire 98-266 du 24 avril
1998 relative au ramonage chimique, et en préambule à l'arrêté lui-même, le
Conseil supérieur d'hygiène publique indique certes que "l'on entend par
ramonage le nettoyage par action mécanique directe de la paroi intérieure du
conduit" mais précise de façon très jésuite que "le règlement
sanitaire n'interdit pas l'usage de ces produits (les produits chimiques de
ramonage) mais l'absence de nettoyage par action mécanique directe constitue
une infraction. Pire, le texte introduit le "loup dans la bergerie"
quand il précise : "Afin de prendre en compte des évolutions
technologiques éventuelles en matière de procédés de ramonage, le CSHPF propose
que tout moyen nouveau de ramonage puisse à l'avenir être utilisé dès lors
qu'il aura fait l'objet d'un avis technique favorable délivré par la commission
chargée de formuler ces avis". Or les choses sont pourtant parfaitement
claires : le CSTB, seul habilité à formuler des avis techniques, a bien indiqué
(et le texte le reconnaît) concernant ces produits, que "leur efficacité
réside essentiellement dans une fragilisation des dépôts à l'intérieur des
conduits par changement de leur consistance et de leur adhérence, ce qui
facilite le ramonage par voie mécanique", mais en aucun cas qu'il ne peut
s'y substituer. Le CSTB précise même "que des risques de corrosion
existent pour certains matériaux des conduits", ce qui n'est pas anodin.
Pourtant, l'arrêté lui-même accorde un préjugé favorable envers ces produits
quand il stipule que "les opérations de ramonage doivent permettre
d'éliminer les suies et dépôts et d'assurer la vacuité des conduits sur toute
leur longueur. Elles comprennent le nettoyage par action mécanique directe de
la paroi intérieure des conduits d'évacuation des produits de combustion et des
conduits de raccordement des foyers, complété ou non par l'utilisation d'autres
procédés et produits". L'arrêté s'achève en rappelant l'obligation du
ramonage mécanique "l'utilisation de produits chimiques ne pouvant
être que complémentaire." Et de se retrancher, pour l'avenir,
derrière "la mise en place d'un groupe de travail chargé d'examiner
les modalités d'exécution des ramonages, notamment sur l'intervention des
professionnels et les contrôles" dont personne n'a plus entendu parler...
La porte ouverte aux arnaques. Pourquoi ne pas avoir été plus clair et ne pas avoir
réservé la qualification de "ramonage" au seul nettoyage mécanique
des conduits par des professionnels patentés ? Pourquoi ne pas avoir créé la
dénomination obligatoire de "complément de ramonage", pourtant induit
par le texte, pour les bûches ou produits chimiques participant au nettoyage
des conduits ? Pourquoi ne pas avoir imposé que soit apposé une mention claire
et très apparente sur TOUS les produits de nettoyage des conduits, bûches et poudres
prétendument de ramonage, mais aussi matériel de ramonage en vente libre dans
les grandes surfaces de bricolage, une mention du genre 'LE RAMONAGE MÉCANIQUE
PAR UN PROFESSIONNEL PATENTÉ EST SEUL CONFORME À LA RÉGLEMENTATION"?
L'État, si prompt à dénoncer les risques du tabac ignorerait-il qu'il n'y a pas
que la fumée de cigarette qui tue... Les feux de cheminée représentent plus de
10 % des sinistres et le monoxyde de carbone (presque toujours dû à un défaut
de tirage) est responsable de 6 000 intoxications par an et 300 décès, dont
beaucoup sont liés à un défaut de ramonage.
Mais là où les choses
tournent au scandale, c'est quand certains fabricants peu scrupuleux osent
délivrer des certificats de ramonage bidons, glissés dans l'emballage, quand
ils ne sont pas mis en valeur sur la boîte elle-même, laissant implicitement
penser que l'utilisation de ce genre de produit pourrait avoir la même valeur
qu'un ramonage mécanique, notamment auprès de l'assurance ou d'un propriétaire
ou d'un syndic de copropriété. Que fait la DGCCRF (direction des fraudes) ? Que
fait le BVP (Bureau de vérification de la publicité) lorsqu'ils laissent passer
des publicités pour de tels produits ?
Et
qui s'est véritablement inquiété des conséquences sur l'environnement de tels
produits qui, s'ils sont capables de dissoudre des goudrons dans un conduit de
cheminée, ne sont certainement pas anodins sur nos bronches. ? On peut tout de
même avoir quelques doutes quand le fameux Conseil supérieur d'hygiène publique
se retranche derrière le CSTB (dont les compétences éminentes en matière
technique n'en font pas un expert en santé publique...) pour affirmer que
ladite étude "montre que l'utilisation de ces produits chimiques est
sans danger pour les personnes dès lors que leur mise en œuvre est réalisée
conformément aux indications des fabricants". Circulez, il n'y a rien à
voir...
D’après l'avis de Christian Pessey
13 janvier 2008
Optimisez votre forme avant les sports d’hiver
Les vacances de février approchent et vous envisagez de partir aux sports d’hiver. C’est le moment de préparer votre organisme aux conditions particulières qui règnent en altitude.
Si vous n’êtes pas un sportif assidu durant toute l’année, la préparation s’entreprend un mois avant le départ. Une bonne partie des 140 000 blessés de la saison 2007 l’avaient probablement oublié...
La meilleure formule pour habituer votre corps à la pratique des sports d’hiver est de développer votre endurance. V.T.T., footing, rollers, corde à sauter... sont d’excellentes disciplines. Pour les réfractaires ou, si vous manquez de temps, stimulez tout de même votre cœur.
Par exemple, oubliez l’ascenseur au profit des escaliers, faites des exercices d’assouplissements ou de renforcement musculaire. L’objectif, est de muscler vos jambes.
Deux à trois semaines avant le départ, faites chaque jour des flexions des genoux et des hanches. Travaillez vos cuisses en adoptant une position pseudo-assise le long d’un mur, et en prenant appui sur les jambes, genoux fléchis à 90 degrés. Pratiquez cet exercice à raison d’un quart d’heure le matin et autant le soir, par tranches de 2 à 3 minutes selon votre forme.. Pas facile au début, mais très efficace.
Avant de vous lancer sur les pistes, effectuez quelques mouvements d’échauffement et d’étirement. Et puis, ne démarrez pas à fond! Ne dépassez jamais vos limites. La plupart des accidents sont liés à une mauvaise préparation physique ou à la fatigue.
Autre pourvoyeur d’accidents, le mauvais réglage des fixations. Chaque année, il est responsable de la moitié des entorses du genou observées aux sports d’hiver. Un réglage trop faible va par exemple provoquer un déchaussage intempestif et entraîner une chute. A l’inverse, un réglage trop fort empêchera de déchausser, avec à la clef un risque d’entorse du genou. La règle d’or, est de vous en remettre aux professionnels et de bien leur préciser votre niveau de ski, votre taille et votre poids. Pas de coquetterie en la matière, votre sécurité est en jeu. Avouez chaque kilo !
Aujourd’hui les pistes de ski voient cohabiter les adeptes du ski alpin, du snowboard et du mini ski. Or le voisinage n’est pas toujours aisé. Les empoignades ne sont pas rares, et les collisions parfois dramatiques. Quant à celles contre obstacles, elles sont plus dangereuses encore (sapins, pylônes de remontées mécaniques…) Là encore respectez les règles :
v Maîtrisez votre vitesse en fonction de l’état de la neige et de l’affluence ;
v Anticipez vos dépassements ;
v Choisissez une trajectoire qui préserve la sécurité des personnes situées en aval ;
v Ne stationnez pas dans des passages étroits, sans visibilité ou en plein milieu de la piste ;
v En cas de chute, libérez la piste le plus vite possible ;
v Aux croisements de pistes, soyez vigilant avant de vous engager.
A chaque discipline correspondent des risques spécifiques :
v Le ski alpin reste la pratique reine sur les massifs français. Environ 6,2 millions de pratiquants pour 8,5 millions de skieurs. Elle représente d’ailleurs 68% des blessés (102 200 accidents en 2007) contre 24% pour le snowboard et 3,5% pour le mini-ski. Les débutants sont en première ligne. Leur risque d’accident est multiplié par deux par rapport à des skieurs expérimentés. Avec en premier lieu, l’entorse du genou qui au total représente un tiers des accidents recensés. Sa forme la plus grave, la rupture du ligament croisé intérieur, a touché 15 000 skieurs en 2007. Autre catégorie particulièrement exposée, les femmes de plus de 25 ans présentent un risque de blessures 3,5 fois plus élevé que les hommes !
v La pratique du snowboard est la discipline la plus risquée ! En 2007 les snowboarders étaient 1,8 million sur les pistes françaises, et on y retrouve 35 700 accidentés, à cause notamment de fréquentes collisions. Les fractures de l’avant-bras et du poignet sont les pathologies les plus fréquentes. Chez les ados elles représentent la moitié des accidents, ce qui est logique. Car seuls 17% des snowboarders portent des protections de poignets.
v Le miniski, discipline ludique par excellence mais qui engendre de nombreux accidents parmi les débutants. Avec 520 000 pratiquants et 4 300 blessures, elle reste cependant la discipline la moins dangereuse. Ce sport entraîne plus de fractures de la jambe, mais moins d’entorses du genou que le ski alpin.
v Si vous êtes un partisan du principe de précaution, optez donc pour le ski de fond. Il ne représente qu’un pour cent des accidents de sport d’hiver. Et en plus c’est un excellent sport pour le système cardio-vasculaire.
v La luge aussi, procure des sensations fortes. Et si les plus jeunes en font un usage quasi systématique après la fermeture des pistes, les accidents concernent tout de même 41% d’adultes. Là encore, maîtrisez votre vitesse. Et pensez à porter un casque. Les lésions du crâne sont en effet très fréquentes.
De manière générale et pour tous les sports d’hiver, imposez à vos enfants de porter un casque. Et n’hésitez pas à les imiter… Pensez également à souscrire des assurances. Certaines sont comprises dans le forfait de ski. Renseignez-vous auprès des sociétés de remontées mécaniques.
N’oubliez pas qu’en altitude les éléments peuvent vous jouer de mauvais tours. Le temps change brutalement. Pensez toujours à emporter un masque, indispensable pour assurer une bonne visibilité si vous devez vous trouver en zone nuageuse, un bonnet et une polaire.
Sur les cimes, le soleil est vif et les ultraviolets plus violents. Protégez-vous des coups de soleil immédiats, mais aussi des risques à plus long terme : Vieillissement accéléré et cancers cutanés. Achetez vos crèmes écrans protecteurs en pharmacie. Renouvelez-en l’application au cours de la journée, même si le ciel est voilé ou couvert. Enfin, n’oubliez pas que de nombreux médicaments sont photosensibilisants : demandez à votre médecin si vous pouvez les suspendre ou les remplacer par d’autres.
En altitude, les UV sont aussi dangereux par temps couvert que par temps clair. Le rayonnement solaire est très important, puisque la neige réfléchit 85% des rayons ultraviolets, contre 20% pour le sable et 10% pour l’eau. De plus, la proportion d’ultraviolets augmente de 10% par palier de 1 000 mètres d’altitude.
Les risques encourus par les skieurs qui ne se protègent pas les yeux, avec des verres de qualité, ont la plupart du temps, une traduction immédiate. L’ophtalmie des neiges, survient entre 6 à 24 heures après une exposition sans lunettes filtrantes. Cela commence par des picotements, comme l’impression d’avoir du sable dans l’œil. Puis surviennent une rougeur, des douleurs, des larmoiements et une véritable aversion à la lumière, la photophobie. Sachez que lors d’une exposition prolongée sans protection, cette lésion peut devenir chronique. Et aucun traitement n’en viendra à bout.
Vous l’aurez donc compris, la protection des yeux doit être d’une qualité irréprochable. Surtout chez l’enfant. Vous êtes désormais bien armés pour affronter les pentes neigeuses en toute sérénité. Après une semaine en altitude, vous reviendrez en pleine forme.
Faut-il emmener Bébé au ski ? Pour affronter les hauteurs, Bébé ne doit pas être anémié, (manquer de globules rouges.) L’existence d’un souffle au cœur est également une contre-indication. Ses tympans sont fragiles, votre médecin vérifiera si votre bout de chou ne souffre pas d’une otite. Mais plus que l’altitude bébé craint surtout les changements rapides d’altitude. Par exemple comme l’explique l’Association des Médecins de montagne, « sachez recourir aux téléphériques à bon escient... Monter à 2 000 ou 2 500 mètres avec un bébé, puis redescendre une ou deux heures plus tard, c’est absolument déconseillé » . Vous exposeriez en effet votre enfant à ce que les spécialistes appellent l’otite du Pic du Midi, un syndrome bien connu lié à cette variation trop rapide d’altitude.
Le cœur à la montagne Le séjour en altitude expose votre cœur à trois types de risque :
v La baisse de la concentration en oxygène de l’air ambiant, et donc celle de l’oxygène sanguin ;
v Le froid
v Le surcroît de travail qu’il faut fournir pour toute activité physique.
Les personnes qui souffrent d’un problème cardiaque, telle une maladie coronarienne, doivent s’entourer de précautions :
v Si vous avez choisi de vous rendre entre 1 000 et 2 000 mètres et si votre maladie est stable et bien contrôlée par le traitement, une visite préalable chez le médecin s’impose. Vous évoquerez avec lui le lieu de votre séjour, vos projets en matière d’activités physiques, votre niveau d’entraînement et l’accès éventuel à des structures médicales de proximité ;
v Si vous devez séjourner entre 2 000 et 3 000 mètres il vous recommandera de réaliser au préalable une épreuve d’effort. N’y manquez pas, et prenez rendez-vous assez à l’avance. Il peut y avoir de l’attente.
Bonnes vacances et revenez entier !
Lu pour vous dans Destination santé
08 novembre 2007
Relations Chats-humains : Quelques malentendus.
« Quand il fait ses besoins en dehors de
la litière, c’est pour se venger ! »
Contrairement à nous, les chats n’ont pas la notion
du bien et du mal. Quand ils s’oublient, ce n’est donc pas une histoire de vengeance.
Il peut s’agir d’un problème de santé (cystite, diarrhée…) ou de comportement
(isolement, ennui, stress, cohabitation difficile avec un autre chat …). En
effet, lorsqu’il a besoin de se rassurer ou d’évacuer les frustrations qu’il
accumule au quotidien, le chat a souvent recours à l’évacuation urinaire (et/ou
fécale), au grand dam de ses humains. En effet, cette méthode particulièrement
efficace a l’avantage de pouvoir être utilisée à tout moment et en tout lieu et
a un effet immédiat : Non seulement le chat se soulage d’un point de vue
organique mais en plus il se rassure en répandant une odeur tenace. Mais aussi,
le chat déteste une litière sale. Ne l’obligez pas à piétiner dans ses
excréments. Quelle que soit l’origine de la malpropreté, la façon la plus saine
de réagir est justement … de ne pas réagir ! Car nous ne faisons qu’aggraver
les choses en criant dessus, en lui mettant la truffe dans l’urine ou en
l’isolant. On devient un élément anxiogène pour le chat qui, du coup, aura plus
besoin de se « rassurer » et donc urinera de plus belle !
« Il se couche sur mes genoux, réclame
des câlins, mais quand je le caresse, il mord! »
Quand le chat vient sur nous, ce n’est pas forcément
pour qu’on le caresse. Le chat, avant de mordre la main intrusive, va
multiplier les demandes d’apaisement. Il va par exemple remuer ou nous lécher.
Mais bien souvent, on les interprète mal et nos caresses se font plus
insistantes. Et lorsque le chat ne peut plus les tolérer, il mordille.
Généralement, cela fait aussitôt cesser les câlins !
«Mon chat d’appartement apprécie de
sortir prendre l’air pendant les vacances»
Ce n’est pas une très bonne idée. Si votre chat n’a
pas accès très régulièrement à l’extérieur, évitez de lui proposer de sortir au
moment des vacances. Car à votre retour, il appréciera beaucoup
moins de se retrouver coincé entre quatre murs.
« Mon chat supporte très bien de rester
seul des journées entières »
Nos chats, captifs, ont souvent du mal à supporter la
solitude et l’isolement lorsque nous nous absentons de longues heures par jour.
Il est donc important de veiller à équilibrer les activités de nos compagnons
pour éviter qu’il ne développe de comportements dérangeants. Cela peut passer
par un mode de distribution alimentaire plus ludique (jouet distributeur de
croquettes alimenté par une pile). Vous pouvez également fournir à votre animal
des jouets qui bougent tout seul. Vous pouvez aussi l’emmener chez un voisin ou
adopter un autre animal (dans ce dernier cas, il faudra toutefois prendre
quelques précautions).
« Mon chat ronronne pour me dire qu’il
est content »
En étudiant le chat sauvage et le chat domestique,
les éthologues ont organisé le registre des comportements d’un animal. Le
mystère du ronronnement a partiellement été levé. On a longtemps pensé qu’il
n’était que témoignage de bien-être, on sait désormais que le chat ronronne
aussi lorsqu’il est en état de stress, pour apaiser l’animal à 2 ou 4 pattes en
face de lui. Le ronronnement peut, également, être déclanché par la souffrance
physique. Lorsque vous caressez votre chat et qu’il ronronne, ce peut être une
façon de vous « apaiser » et de faire cesser les caresses. Mais il y a aussi
des chats qui ronronnent pour le plaisir que vous lui procuré
« Quand je rentre le soir, il se couche
sur le flanc pour que je le caresse »
Cette position est un marquage visuel, une posture
d’occupation de l’espace. Pourtant nous l’interprétons très souvent comme une
demande de câlins. Et en général, lorsqu‘on s’approche pour caresser le chat,
il s’en va ou mordille la main qui vient le titiller.
Extrait : Amandine ROULET - Comportementaliste
spécialiste du chat
15 octobre 2007
L’éco citoyenneté commence dans notre jardin.
Le volume des déchets, produits par notre consommation, est de plus en plus important. Le coût aussi. Les déchets que nous jetons et que les éboueurs ramassent sont compostés et revendus sous forme de terreaux. Si nous ne sommes, que, consommateurs, nous payons deux fois. D’une part les taxes pour les ordures ménagères et d’autre part chez les revendeurs.
Pourquoi ne pas composter nos déchets afin de réduire le volume des ordures ménagères (environ 50%) ? Cela contribuera à la préservation de notre environnement. En effet, le compost fourni une source importante et gratuite d’amendement organique aux sols. Il améliore la capacité de rétention en eau et la porosité du sol tout en contrôlant l’érosion. Il contribue à la croissance des plantes et les aide à développer un bon système racinaire.
Un peu de temps et l’équipement habituel du jardinier suffisent à pratiquer le compostage domestique:
Ø Une poubelle ou un seau pour sélectionner les déchets de cuisine ou autres déchets organiques ;
Ø Une fourche pour brasser le compost ;
Ø Une brouette pour transporter les déchets ou le compost ;
Ø Une serpe, une hache, une cisaille ou un sécateur, pour réduire en petits morceaux les branches ou briser les déchets durs,
Ø Un broyeur si la quantité de déchets à traiter le justifie ;
Ø Un grillage fixé sur un cadre pour tamiser le compost mûr.
La transformation des matières organiques se fait naturellement. Pour produire un bon compost, il est nécessaire de respecter trois règles simples :
Ø Mélanger les différentes catégories de déchets (verts et secs)
Ø Aérer les matières
Ø Surveiller
l'humidité
Les
déchets de la cuisine :
Epluchures, coquilles d’œufs,
marc de café, filtres en papier, pain, laitages, croûtes de fromages, fanes de
légumes, fruits et légumes abîmés, etc. Aucun broyage
préalable n'est nécessaire. Les
coquillages et les coquilles d’œufs ne se décomposent pas. Mais
leur usure apporte des éléments minéraux tandis que leur structure facilite
l’aération.
Les déchets de maison :
Mouchoirs en papier et essuie-tout, cendres de bois, sciure et copeaux de bois, papier journal déchiré au préalable, cartons non imprimés comme les boîtes à oeufs, les cartons ondulés ou les cartons des rouleaux du papier toilette. Pas de papiers colorés qui contiennent des métaux lourds. Plantes d’intérieur, etc.
Les
restes de culture et les mauvaises herbes :
Comme les feuilles, les mauvaises herbes, non montées en graines de préférence, doivent être séchées. Leur broyage n'est pas indispensable. En revanche, n'intégrez jamais de chiendent ou du liseron à votre compost. Loin de se décomposer, ils pourraient retrouver de la vigueur et il deviendrait difficile de s'en débarrasser.
Recycler les déchets du jardin
Les fanes et
racines de vos légumes. N’incorporez pas les fruits et plantes malades. Votre
compost n’étant pas stérilisé, il pourrait transmettre les maladies.
Les graines de certaines plantes (tomates, potirons et quelques mauvaises herbes) se maintiennent en vie lors du compostage et peuvent regermer. Tout comme les pommes de terre, oignons…
Les
feuilles mortes :
Avant
d'intégrer les feuilles mortes à votre tas de compost, laissez-les sécher puis
broyez-les. En effet, posées telles quelles, elles se collent les unes aux
autres et forment une couche dense, épaisse et imperméable aux micros
organismes qui digèrent le compost.
Les fumiers d'animaux :
Comme celui du cheval, du porc, des bovins mais pas les fumiers issus d'élevages intensifs (ils contiennent des médicaments) les fientes du poulailler…
Recycler les déchets de
taille :
Commencez par trier les branchages. Selon vos besoins, les rameaux droits et rigides peuvent être utilisés comme tuteur et les branches bien ramifiées pour soutenir les plantes à port souple. Coupez ou broyez les autres (les déchets de taille se décomposent trop lentement pour être incorporés en l'état).
Etalez les branchages broyés sur le compost. Tassez le tas de compost en montant dessus.
Arrosez légèrement et plusieurs fois d’affilée pour bien imbiber le tas ce compost. Une fois le tas affaissé (1 mois plus tard environ), retournez-le. La maturation d'un compost constitué de déchets de taille peut durer jusqu'à 18-24 mois. Vous pourrez aussi l'utiliser comme matériau à pailler au bout de 6-9 mois.
Inventaire à la « Prévert » d’autres éléments
compostables:
Ø Les algues marines doivent être, au préalable, dessalées par l’eau de pluie. Elles sont riches en oligo-éléments. Les aiguilles de conifères fournissent un humus acide. Les restes de poissons, les coquilles de noisettes, de noix, de pistaches, les orties entières avant la floraison, les sachets de thé, les litières animales biodégradables des animaux herbivores, les morceaux de tissus en matières naturelles (laine, coton ),etc.
En été, recouvrez le compost avec de la paille, des branchages broyés ou de la terre pour limiter sa déshydratation.
Votre futur compost est composé de :
Ø Déchets plutôt carbonés : Tailles, branches, paille,
écorces, feuilles mortes, sciure, copeaux, herbes sèches, papiers, cartons,
etc. Seuls, ils compostent très lentement.
Ø Déchets plutôt azotés : Déchets de cuisine, tontes de
gazon, pousses vertes, etc. Ils se dégradent
très facilement et ont tendance à pourrir (c'est notamment le cas des tontes de
gazon).
Ø Déchets humides : Déchets de cuisine, tontes de gazon,
pousses vertes, etc. L’eau qu’ils contiennent
est très utile au processus, mais seuls, ils se tassent et s’asphyxient,
générant des écoulements de jus et des odeurs désagréables.
Ø Déchets secs : Branches, paille, papiers, sciure, etc.
Seuls, ils ne peuvent pas composter.
Ø Déchets grossiers : Tailles et déchets fibreux broyés.
L'enchevêtrement de ces matériaux crée des
vides dans lesquels l'air peut circuler, ce qui facilite l'aération. Cependant,
s'ils sont trop nombreux, ils risquent d'entraîner un dessèchement trop rapide
des déchets en compostage.
Ø Déchets fins : Déchets de cuisine, sciure, tontes de
gazon, etc. Ils se tassent facilement,
empêchant le passage de l'air.
On ne peut donc pas faire un vrai
compostage avec une seule de ces catégories. Pour qu’il soit bon, il faut mélanger des catégories opposées:
1. Les carbonés avec les azotés ;
2. Les humides avec les secs ;
3. Les grossiers avec les fins.
Pour réaliser ces mélanges, vous pouvez soit brasser les déchets dès le départ, soit les disposer en couches minces alternées si c'est possible.
Le compost doit être humide (comme une éponge pressée) mais sans excès. Trop d’humidité empêche l’aération, ce qui a pour conséquence de freiner le processus de compostage et de dégager des odeurs désagréables. Pas assez d’humidité : les déchets deviennent secs, les micro-organismes meurent et le processus s’arrête. Il est facile d’arroser quand le compost est trop sec. L’assécher quand il est trop humide est un peu plus difficile. On pourra l’étaler quelques heures au soleil ou le mélanger avec du compost sec ou de la terre sèche.
Le processus de compostage individuel peut prendre de deux mois à deux ans selon les déchets utilisés et l’effort fourni.
Comment savoir si votre
compost est mûr?
Un compost mûr se caractérise par un aspect homogène, une couleur sombre, une agréable odeur de terre de forêt et une structure grumeleuse qui s’émiette. Sa texture est fine et friable. Dans un compost mûr, vous n’arrivez plus à identifier les déchets de départ, à l’exception des déchets qui ne se décomposent pas (coquillages et coquilles d’œuf entre autres) ou difficilement (trognons de chou, morceaux de bois, etc.). Vous pourrez alors faire suivre à ces déchets récalcitrants un nouveau cycle de compostage. En cas de doute, vous pouvez tester votre compost, en semant des graines de cresson dans des petits pots remplis de compost. Il ne germera pas ou mal, si le compost n’est pas mûr.
Attention ! Il est souhaitable de préparer un terreau en mélange avec de la terre du jardin et votre compost. En effet, il faut éviter de semer ou de planter directement dans du compost pur. La majorité des plantes ne le supportent pas et meurent « d’over dose. »
Le compost s’utilise dans votre potager de différentes
façons :
- A l’automne ou en fin d’hiver en surface, avec un léger griffage pour l’incorporer à la terre;
- Au printemps, entre les rangs de légumes, avant de pailler par-dessus;
- Toute l’année, dans les trous de plantation en recouvrant de fines couches de terre, afin que les graines ne soient pas en contact direct, mais que les racines en se développant, trouvent des nutriments du compost.
Les plantes à forts besoins peuvent supporter de 3 à 5 kg/m2/an. Il s’agit des artichauts, du céleri et du poireau, des cucurbitacées (concombres, cornichons, courges, courgettes, melons…), des solanacées (aubergines, poivrons, pommes de terre, tomates…) ainsi que du maïs ;
Les plantes aux besoins moyens peuvent se contenter de 1 à 3 kg/m2/an de compost. Il s’agit des légumes tels que les asperges, les betteraves, les carottes, les épinards, les haricots, la laitue, le persil ou les petits pois ;
Les plantes à faibles besoins peuvent se passer d’apports de compost. C’est le cas de l’ail, des échalotes et des oignons, des choux, de la mâche et du cresson, des endives, des fèves, des navets et des radis, ainsi que des plantes aromatiques.
Utilisation du compost en jardinière. Pour la création de nouvelles jardinières, un bon mélange est constitué d’un tiers de compost, un tiers de terre et un tiers de sable. Si vous réutilisez des jardinières de l’année précédente, vous rajouterez 20 % maximum de compost à la quantité de l’ancienne terre. Vous pouvez aussi l’utiliser pour vos plantes d’intérieur de la même façon.
24 septembre 2007
Qu’est-ce qui ne pollue pas ? Avions, voitures, trains. Ah les vaches !
Le « bon air pur » de la campagne serait-il un leurre?
Les ruminants ruminent et pendant qu'ils mastiquent leurs aliments, ils rejettent du méthane (CH4) dans l’atmosphère, ce n’est pas de leur faute. A chaque rot de bovin, c’est un peu de réchauffement climatique en plus.
Ils produisent en France, sources officielles, 5% des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre), à cause d’un phénomène biochimique : la fermentation entérique. La fermentation entérique n’est pas seule source de production de GES de l’élevage français. La gestion des déjections des animaux, toutes espèces confondues, représentent aussi 3 % de la production nationale de GES.
Regardons maintenant du côté des
verts pâturages et des cultures. Le bilan n’est pas beaucoup plus satisfaisant.
L’épandage massif d’azote sous forme de déjections et d’engrais minéraux est à
l’origine d’émissions de protoxyde d’azote (N2O), un autre Gaz à effet de
Serre. Sans même prendre en compte les émissions liées à la fabrication
industrielle des engrais, les seules émissions des champs et prairies
contribuent à près de 9 % de la production nationale de GES. Ramené en Tonnes
équivalent CO2, cette quantité représente plus, que l’ensemble des émissions
liées à la production d’électricité et de chauffage urbain en France.Un comble, la nature nous pollue aussi!
Additionnons tous les GES produits par l’agriculture sans oublier la contribution des machines et engins agricoles. On aboutit à 20 % des émissions nationales de gaz maudit. Une proportion importante, mais au bout du compte " normale " dans un pays à forte vocation agricole.
Alors que faire pour changer les choses ? Les scientifiques travaillent sur la question. Certains suggèrent de réduire le cheptel de bovins, d’autres de modifier l’alimentation du bétail pour limiter la production de méthane, des idées farfelues ont également été avancées comme équiper les vaches d’un oesophage catalytique ou remplacer les chars à bœufs encore en service par des 4x4…
Le mieux serait de « manger citoyen » : du poulet, des fruits et légumes, c’est bon pour la santé. « Deux cents grammes de volaille émettent dix fois moins de gaz à effet de serre que la même quantité de bœuf », assure une brochure de l'association Réseau Action Climat-France.
L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) souligne certaines aberrations du commerce. En 1999, la France a exporté 3 515 millions de tonnes de lait. Cette année-là, elle en importa aussi 1 641 millions ! (Les tours de passe-passe économiques ne sont pas bénins.)
Nous, les consommateurs, sommes aussi responsables. Oubliant les saisons, nous achetons des aliments qui font le tour du monde avant d'arriver dans une assiette. On déguste des fraises et des haricots verts à Noël, des cerises à la Toussaint, des cèpes en avril... Les crevettes viennent de Madagascar, le bœuf d’Argentine, les ananas du Ghana, comme bien d'autres fruits et légumes qui viennent d'Afrique ou d'Amérique latine. On déguste du vin chilien, australien, californien etc. La liste est longue et les kilomètres parcourus explosent, tous transports confondus.
« En une trentaine d'années, le nombre de camions et la distance parcourue en Europe ont été multipliés par quatre » (Jean-Stéphane Devisse, spécialiste des questions climatiques auprès de la WWF.) Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre (28 %) et de CO2 (35 %) (Source ADEME)
Les exigences du tout, tout de suite ont un coût écologique élevé. Elles entraînent des émissions toujours plus importantes de gaz à effet de serre.
Les camions, les bateaux ou les avions ne polluent pas dans les mêmes proportions. Pour une tonne d'aliments transportée sur un kilomètre :
Ø un bateau émet entre 15 et 30 grammes de CO2,
Ø un camion entre 200 et 450 grammes (plus si c'est un camion réfrigéré)
Ø un avion entre 500 et 1 600 grammes.
« Importé par avion du Ghana, un kilo d'ananas équivaut à cinq kilos de rejets de CO2, contre 50 grammes s'il est importé par bateau », explique Élisabeth Laville. De même, une étude suisse montre que « des melons venant de la Guadeloupe par avion occasionnent une demande en ressources énergétiques non renouvelables dix-sept fois plus élevées que les melons importés du Brésil par bateau. » Et près de cinquante fois plus que des melons de Cavaillon...
Les transports aériens et
routiers, l’un des principaux secteurs responsables du réchauffement climatique
Un consensus étant difficile à trouver en matière de réglementation, le protocole de Kyoto n'a pas inclus le transport aérien dans les secteurs d'activité contraints de réduire leurs niveaux d'émissions. Pourtant, chaque année, 16 000 avions relâchent dans l'atmosphère 600 millions de tonnes de CO2 ! C'est plus que l'ensemble des émissions françaises de gaz à effet de serre sur une année, tous secteurs d'activités confondus (industrie, transport, agriculture...)
Au rythme actuel, la contribution du transport aérien à l'augmentation de l'effet de serre doublera d'ici 20 ans. Les avancées technologiques réalisées ne suffisent pas à résorber l'impact climatique de l'aviation commerciale qui ne devrait cesser de s'intensifier dans les années à venir. Le trafic aérien mondial a progressé de 50% en 10 ans.
Depuis quelques années les voitures particulières polluent moins, mais les rejets de CO2 continuent d’augmenter du fait de l’intensification des déplacements et de leur fréquence. Ainsi la consommation de carburant engendre 35% des émissions de CO2, en grande partie responsable de l’aggravation de l’effet de serre.
Pour votre information, la SNCF a lancé en octobre 2006, l’Eco Comparateur qui a été vivement critiqué par Air France qui lui reprochait des erreurs de calcul préjudiciables à l'avion. Depuis, Air France a lancé son calculateur de CO2. Voici une comparaison entre les deux comparateurs sur un aller-retour Paris-Lyon pour une personne :
Selon la SNCF
Ø train : 6 kg CO2
Ø avion : 123 kg CO2
Ø voiture moyenne : 187 kg CO2
Selon Air France
Ø avion : 148 kg CO2
si on prend un couple, les données SNCF donnent:
Ø train : 12 Kg
Ø avion : 246 Kg
Ø voiture moyenne : 187 Kg
Ø Ajoutez deux enfants, et vous avez une explosion de l'aérien (presque 500 kg) !
Air France avait donc raison de critiquer l'EcoComparateur de la SNCF, car l'avion émet encore plus de gaz à effet de serre que ne le dit la SNCF !
Quand on ne peut ni marcher ni faire du vélo, empruntons les transports en commun. Evidemment il ne faut pas habiter "dans le trou du cul du monde" car la SNCF, au nom de la rentabilité a supprimé et supprime encore des lignes.
Nous apprécions le confort, et le phénomène s’amplifie avec la banalisation de la climatisation et des options alourdissant le poids des véhicules, ce qui augmente leur consommation.
Si vous n'aviez pas encore assez
de données décourageantes sur la pollution et le réchauffement de la planète,
voici un chiffre de plus. Les gaz à effet de serre seraient actuellement émis
30 fois plus vite que lors de la dernière période de réchauffement extrême qu'a
connu la Terre. Il s'agit d'un réchauffement survenu il y a 55 millions
d'années, au cours duquel des gaz à effet de serre se seraient échappé du
sous-sol terrestre en 10 000 ans (à l'échelle géologique, c'est ultra-rapide).
Cet épisode a été marqué par une hausse de 5 degrés Celsius. Ce sont 4500
milliards de tonnes de dioxyde de carbone qui sont "entrés" dans
l'atmosphère pendant cette période de10 000 ans. Si la tendance actuelle des
rejets des GES se maintient, la même
quantité, émise par les carburants fossiles, aura été expédiée dans notre
atmosphère en 300 ans!
Et la clope ? Catastrophique ! Demain j’arrête de fumer.
Composition chimique de la fumée de tabac :
Phase gazeuse ( cigarette plein arôme)
Ø Oxygène
: 13 %
Ø Autres
gaz : 1 %
Ø CO2 : 14 %
Ø CO : 4 %
Ø Phase gazeuse organique : 5 %
Ø Eau : 1 %
Ø Azote : 62 %
En 2004, une étude faite par des chercheurs italiens a permis de comparer la quantité de particules en suspension contenues dans les gaz d’échappement d’une voiture diesel et celle dans la fumée produite par une cigarette. Trois cigarettes, brûlées l’une à la suite de l’autre (de telle sorte qu'à tout instant t de l'expérience, une seule cigarette se consumait) ont produit une augmentation des particules polluantes dans l’air dix fois supérieure à celle produite par une automobile diesel (ancien modèle) tournant au ralenti pendant le même laps de temps.
A ce sujet, Monsieur Bové. arrêtez de fumer la pipe le tabac est génétiquement modifié!
Déprimant toutes ces pollutions atmosphériques, je ne parle pas des autres car là, à par les lobbystes, personne ne s’en remet.
Pourtant nous ne pouvons pas revenir à l’air de la bougie (CO2) et du char à bœufs (CH4). Impossible, ils polluent !
Alors que faire sinon arrêter de respirer. Qu’on le veuille ou non, nous finirons asphyxiés rapidement si l’humanité ne se ressaisit pas dans sa façon de gérer la planète terre.
Les Politiques du monde entier seraient-ils des « génocidaires » ? Tant pis pour eux, ils n’iront pas au Paradis ! Mais en attendant, nous crevons tous à petit feu au nom du progrès et de l’économie. L'enfer!
J’arrête mes réflexions primaires , car même en faisant cela, je
dépense de l’énergie, donc je rejette des gaz. En bref, qu’est-ce qui ne pollue
pas en ce bas mondes ?
22 septembre 2007
26ème journée internationale pour la paix
Paix, Salam, Shalom.
La Journée internationale de la Paix a été établie en 1981
par la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies. En 2001,
l'Assemblée Générale a décidé, à l'unanimité, par sa résolution A/RES/55/282 de
proclamer le 21 septembre : Journée de non-violence et de cessez-le-feu.
26 ans plus tard, il y a toujours plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde qui sont réfugiées, déplacées ou demandeuses d'asile suite à un conflit.
Il y a toujours les enfants des rues, les enfants réfugiés, les enfants soldats, quel avenir ont-ils privés d'éducation? Quelle place est réservée à l'éducation dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits ?
Les dépenses militaires mondiales se sont élevées en 2006 à 1.240 milliards de dollars, (près de la moitié pour les U.S.A.) En France, les budgets militaires sont à la hausse depuis 2002 pour atteindre 47,7 milliards d’euros en 2007. Les attentats du 11 septembre ont, apparemment, servi de prétexte à ces augmentations.
Pourtant, le pacifisme, qui voudrait éliminer toutes les guerres et la non-violence, qui refuse l’utilisation ou la menace d’utilisation de la force armée émanent, essentiellement, des cultures du Nord relativement prospères.
La lutte pour la paix devrait être considérée non plus pour créer un état de non-guerre et maintenir un statu-quo, mais comme un processus de transformation de l’existant qui est porteur d’injustices, donc de guerre. La lutte pour la paix devrait être fondée sur les droits humains, économiques, politiques, civils.
Le projet de paix devrait, aussi, intégrer le respect de notre écosystème planétaire. Les ressources mondiales sont toujours plus limitées et menacées. Il y a des guerres pour le pétrole mais les plus meurtrières seront celles pour l’or bleu. En effet, l’eau de qualité est de plus en plus rare et les besoins grandissant.
Ci-dessous quelques chiffres, effarant, de conflits (guerres civiles, guerres ethniques, guerres entre Etats, guerres d’indépendance, violences civiles, violences ethniques et violences entre Etats.)
Volontairement, j’ai relevé les données dont les conflits perduraient au 21ème siècle. Elles s’arrêtent en 2005 donc le nombre de victimes est, malheureusement, encore plus conséquent. Ces renseignements ont été trouvés sur le site de Perspective- Université de Sherbrooke. (liste non exhaustive)
Balzac a écrit, dans Les illusions perdues : « Il y a deux histoires ; l’histoire officielle, menteuse ; ...puis l’histoire secrète où sont les véritables causes des évènements, l’histoire honteuse. » en voici les résultats !
Période Pays Nombre de victimes
2004 - 2005 Yémen 1 000 Violence civile (al-Huthi in Sadaa)
2004 - 2005 Haïti 2 000 Renversement du Président Aristide.
2004 - 2005 Pakistan 1 500 Violences ethniques.
2004 - 2005 Thaïlande 1 200 Violences ethniques (Narathiwat, Pattani, Songkhla et Yal
2004 - 2005 Turquie 1 000 Violences ethniques (Sud-Est)
2003 - 2005 Irak États-Unis Royaume-Uni 40 000 Offensive américaine et britannique en Irak pour le renversement du régime de Saddam Hussein. Occupation.
2003 - 2005 Arabie Saoudite 700 Violences civiles: militants islamistes.
2003 - 2005 Soudan 60 000 Guerre civile au Darfour
2002 - 2003 Congo 500 Violences civiles (militants Ninja)
2001 - 2005 Afghanistan États-Unis Royaume-Uni Canada 15 000 Renversement des Talibans, associés à la nébuleuse terroriste al Qaeda. Participation de plusieurs pays de l'OTAN. Estimations très variables.
2001 – 2005 Inde 1 500 Insurrection maoiste
2001 - 2005 Pakistan 2 000 Conflits religieux: Sunnites, Shiites et Ahmadis
2001 - 2004 Nigeria 55 000 Violences ethniques (Chrétiens-Musulmans en particulier)
2001 - 2003 Centrafricaine (rep) 1 000 Violences civiles (attaques des loyalistes Bozize)
2001 - 2001 Rwanda 2 500 Violences ethniques (Tutsis/ Hutus)
2001 - 2001 États-Unis 3 000 Événements du 11 septembre : Al Qaeda attaque le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington
2001 - 2001 Indonésie 1 000 Conflits de communautés (Dayaks contre Madurese immigrants)
2000 - 2001 Guinée 1 000 Parrot s Beak clashes
2000 - 2003 Liberia 1 000 Violences civiles (LURD Libériens Unis pour la Réconciliation et la Démocratie - guérillas)
2000 - 2005 Côte-d'Ivoire 3 000 Guerre civile
1999 - 2000 Éthiopie 2 000 Guerre ethnique: séparatistes de l’ethnie oromo (une des «nationalités» les plus représentées en Éthiopie).
1999 - 2005 Russie 30 000 Guerre civile et ethnique (Tchétchénie)
1998 - 2000 Érythrée Éthiopie 100 000 Violence entre les deux États
1998 - 2003 Irak 1 000 Violence internationale: bombardements américains et anglais contre l'Irak.
1997 - 2005 Indonésie 7 000 Violences ethniques (Moluccas; musulmans et chrétiens)
1997 - 2005 Nigeria 1 500 Violences entres les communautés ( Ijaw, Itsekeri)
1996 - 2005 Népal 8 000 Guerre civile (Front Uni Populaire UPF)
1996 - 2005 Congo (RDC) 1 500 000 Guerre civile (renversement de Mobutu par les troupes de Kabila, et les suites)
1991 - 2001 Sierra Leone 25 000 Guerre civile et guerre ethnique
1991 - 2002 Inde 3 500 Violence ethnique (hindoues et musulmans)
1991 - 2004 Algérie 60 000 Guerre civiles (militants islamistes)
1990 - 2005 Inde 35 000 Guerre ethnique (Cashemire)
1988 - 2005 Somalie 100 000 Guerre civile
1986 - 2005 Ouganda 12 000 Violences ethniques
1984 - 2005 Colombie 50 000 Violence civile: mouvement insurectionnel et mouvement mené par les cartels colombiens de la drogue. Répression par l'armée puis reddition de ces cartels quasi disparus en 1995.
1983 - 2002 Sri Lanka 70 000 Guerre ethnique (Tamouls)
1983 - 2002 Soudan 1 000 000 Guerre ethnique
1982 - 2002 Irak
350 000 Répression du gouvernement
contre les opposants politiques. Les estimations demeurent cependant
imprécises. L'évaluation de
350 000 est de Milton Leitenberg, «Deaths in Wars and Conflicts in the 20th
Century».
1978 - 2002 Afghanistan Russie 1 000 000 Guerre civile, intervention de l'Union soviétique, Talibans. Selon certaines estimations, presque deux millions de morts.
1975 - 2002 Angola 1 000 000 Guerre civile: Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola -UNITA- située à gauche.
1972 - 2005 Philippines 50 000 Guerre ethnique (Moros)
1965 - 2005 Israël 20 000 Guerre ethnique
1952 - 2005 Inde 25 000 Guerre ethnique (tribus du Nord-Est; séparatistes Assam)
1948 - 2005 Myanmar 100 000 Guerre ethnique, résistance séparatiste dans des zones du pays.
Etc...
L'expression populaire "l'argent est le nerf de la guerre" est toujours et encore d'actualité!
A qui profite le crime???