22 avril 2008
Aujourd’hui, « Journée Mondiale de la Terre »... sauf en France
Depuis
1970, elle est célébrée dans le monde entier tous les 22 avril. Née aux
États-Unis, la Journée Mondiale de la Terre a fait des émules en Asie, en
Amérique du Sud, en Europe... mais pas en France. Où aucune manifestation n’est
prévue aujourd’hui en faveur du respect de l’environnement.
New York, Washington, Miami, Chicago... Ce soir, au même moment, huit villes américaines donneront le coup d’envoi du "Green Apple Festival". Huit gigantesques concerts gratuits en plein air.
Aux
États-Unis, depuis 1970, "the Earth Day", célébrée tous les 22 avril,
est une tradition : Discours en faveur de l’environnement, pétitions pour
appeler les parlementaires à lutter contre le réchauffement climatique,
ateliers de découverte... Une
Si les
États-Unis sont le berceau de cette Journée Mondiale de la Terre, ils ne sont
les seuls à la célébrer. 174 pays prévoient des manifestations ce 22 avril 2008.
Ainsi, aujourd’hui, se tiennent un grand forum de l’environnement à Buenos
Aires, une opération anti-OGM dans les restaurants de Tokyo, un festival
"Eco" à Moscou, une journée de discussion entre jeunes lycéens à
Caracas...
Moins
impliquée que l’Amérique du Nord, l’Europe a cependant aussi ses
manifestations : Zurich, Londres, Rome, Dublin, Stuttgart ou encore
Bruxelles organisent des événements. Ce week-end, des milliers de personnes se
sont rassemblées à Madrid pour réclamer du gouvernement des "mesures
concrètes" pour freiner le changement climatique.
Mais rien
n’est prévu à Paris. Ni dans aucune autre ville en France. La Journée
Mondiale de la Terre est bien indiquée sur le site du ministère de l’Ecologie... mais mène à une page blanche.
Drôle de symbole au moment où la loi sur les OGM déchaîne les passions et où
les associations écologiques dénoncent la mort de "l’esprit de
Grenelle"...
France Info - 06:14
27 mars 2008
Nicolas Sarkozy réorganise l'UMP pour faire contrepoids à François Fillon
Pour tenter de redoper une UMP ébranlée par la défaite aux élections municipales et pour installer un contrepoids à l'influence croissante de son premier ministre, Nicolas Sarkozy a directement orchestré depuis l'Elysée la réorganisation de son ancien parti.
Le nouvel organigramme, qui doit être officiellement présenté vendredi 27 mars, consacre l'ascension à droite de Xavier Bertrand, 43 ans, le ministre des affaires sociales, et de Nathalie Kosciusko-Morizet, 34 ans, la secrétaire d'Etat à l'écologie. Ils devraient devenir tous deux secrétaires généraux adjoints de l'UMP, aux côtés de Patrick Devedjian, l'actuel secrétaire général et de Jean-Pierre Raffarin, premier vice-président du conseil national.
Les nouveaux équilibres définis par Nicolas Sarkozy sont la résultante d'une précise mise en scène des rapports de force au sein de la majorité. La montée de Xavier Bertrand au sein du parti du président est le message le plus fort délivré par le président de la République. Elle traduit sa volonté d'instituer un contrepoids à son premier ministre. François Fillon jouit d'une cote de popularité largement supérieure à celle du chef de l'Etat et d'une autorité de plus en plus affirmée sur le groupe parlementaire.
Lors du remaniement post-électoral, le premier ministre, qui se méfie de Xavier Bertrand, avait obtenu un rééquilibrage des forces politiques au sein de son équipe : le portefeuille du ministre du travail n'avait pas été renforcé, comme il l'espérait, du dossier de l'emploi, laissé à Christine Lagarde et confié même à un nouveau secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, Laurent Wauquiez. Le ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, et la ministre de l'économie avaient été renforcés de quatre secrétaires d'Etat chacun.
Nathalie Kosciusko-Morizet est promue après sa victoire électorale, le 16mars, à la mairie de Longjumeau. Cette promotion à l'UMP traduit l'émergence, parmi les jeunes ministres du gouvernement de François Fillon, d'une forte personnalité, ambitieuse, jugée apte par le président à contrebalancer l'appétit médiatique de Xavier Bertrand.
Dominique Paillé, qui doit céder la place à ces deux nouveaux secrétaires généraux adjoints, devrait hériter du porte-parolat de l'UMP. Flanqué de deux nouveaux adjoints, Patrick Devedjian, fortement contesté après les défaites essuyées par l'UMP aux élections municipales et régionales, est mis en liberté surveillée. Ce fidèle compagnon de route de M.Sarkozy a avait bien tenté d'atténuer l'échec de la majorité, en parlant de "défaite relative". Il reconnaissait cependant que l'UMP devrait "tirer les conclusions" de cet "avertissement".
Il n'en reste pas moins que l'autorité de M.Devedjian a été minée. Même dans son département des Hauts-de-Seine, le secrétaire général a dû faire face à la contestation menée par Isabelle Balkany, une autre proche du chef de l'Etat, qui avait un temps menacé d'aller siéger avec les non-inscrits. "Je lui ai rappelé que Mao Tsé-toung était mort et que nous n'étions pas au comité central du parti communiste", s'était emportée MmeBalkany, avant de revenir à de meilleures dispositions.
"Plus de chef d'orchestre" Dans un entretien à L'Express du 27 mars, un autre proche du président, Christian Estrosi, qui a quitté le gouvernement après avoir été élu maire de Nice, tire à boulets rouges sur une UMP où "il n'y a plus de chef d'orchestre". "Nous ne faisons plus bouger les lignes, nous ne portons plus aucun message, nous n'apportons plus aucune proposition concrète", dénonce ce fidèle.
Défait aux municipales à Reims, Renaud Dutreil a quant à lui estimé que l'étiquette UMP avait été un "fardeau" durant la campagne. Le député de la Marne se félicite de la promotion de M. Bertrand : "C'est assez logique. Il est considéré comme quelqu'un qui réussit, c'est une valeur montante.L'UMP doit rappeler au gouvernement qu'il est au service du président de la République." Une flèche supplémentaire à destination de M.Fillon, dont M.Dutreil considère qu'il "ne donne pas le sentiment qu'il est un grand réformateur, en tout cas pas à la hauteur de ce que notre pays attend".
M.Sarkozy, en mettant ainsi deux fers au feu, joue ouvertement le jeu de la concurrence. Un rééquilibrage qui risque aussi d'attiser les ambitions.
20 mars 2008
Sarkozy annule tout

Reuters
ANTOINE GUIRAL
Libération.fr
Zap ! Tout est effacé. La plainte de Nicolas Sarkozy contre le Nouvel Observateur dans l’affaire du SMS présumé envoyé à son ex-épouse Cécilia («Si tu reviens, j’annule tout») n’existe plus. Le chef de l’Etat l’a retirée. Sa nouvelle femme, Carla Bruni Sarkozy, l’a annoncé hier dans une tribune au Monde après avoir reçu une «lettre d’excuse» d’Airy Routier, le journaliste du Nouvel Obs
à l’origine de l’affaire. Elle en profite au passage pour lui infliger,
et plus généralement aux médias dits sérieux, une leçon de déontologie
avec des arguments qui sonnent assez justes. Même si son texte a été
écrit avec la bénédiction de son mari de Président et porte la patte de
Catherine Pégard (ce que celle-ci dément), ex-journaliste au Point,
aujourd’hui à la tête du pôle affaires politiques de l’Elysée. «Ce
qui est malhonnête et inquiétant dans cet épisode, c’est qu’à aucun
moment "l’information" n’a été vérifiée, recoupée, validée. […] Est-ce l’avenir des contre-pouvoirs que de cracher en l’air avant d’être rappelés à l’exigence élémentaire de probité ?»interroge la tribune signée «Carla Bruni-Sarkozy, auteur-compositeur-interprète, épouse du Président de la République».
Tartufferie. Au-delà de sa conclusion provisoire, cette affaire du SMS est à bien des égards un sommet de tartufferie où se mêlent approximation journalistique, course à l’audience sur Internet, arrière-pensées de Nicolas Sarkozy, tentative d’intimidation du pouvoir et, une fois encore, instrumentalisation de son épouse par le chef de l’Etat.
Retour sur les faits. Le 7 février Le Nouvel Observateur publie sur son site internet une «information» du journaliste Airy Routier selon laquelle Nicolas Sarkozy aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni, un SMS promettant : «Si tu reviens, j’annule tout.» Pour l’Elysée qui cherche à mettre un terme à la dérive people du chef de l’Etat et à l’étalage de sa vie privée dans les journaux, cette publication est une aubaine. Une plainte est aussitôt déposée pour «faux, usage de faux et recel». En attaquant ainsi un journal sérieux (une première pour un Président en exercice sous la Ve République), Nicolas Sarkozy lance un avertissement et cherche à marquer les esprits. Ses conseillers sont alors formels : si ce SMS avait un début d’existence, jamais le chef de l’Etat ne prendrait le risque de la plainte en justice en vertu du bon vieux gag de l’arroseur arrosé. Emoi à la rédaction du Nouvel Observateur où sans oser se désolidariser ouvertement de leur confrère, une majorité de journalistes mettent en doute la véracité de l’info. Sa hiérarchie le soutient. Mollement certes, mais comme elle porte la responsabilité de la diffusion du SMS sur le site Internet du journal…
En terme d’audience, c’est tout bénéf pour le Nouvelobs.com : la fréquentation a explosé ce jour-là. Le buzz sur la Toile a été énorme, des milliers de pages ont été consacrés au sujet. Mais Jean Daniel, directeur du journal, juge tout cela indigne : le 13 février, il publie une tribune intitulée : «Une erreur ? Oui». Sans ambiguïté, il assure : «nous avons eu tort» de publier l’article d’Airy Routier.
Compromis. Le 21 février, le journaliste est entendu par la police judiciaire comme témoin assisté. Il reconnaît ne pas avoir vu le texto dont il a fait état et admet avoir «fait confiance à des sources verbales et fiables». Le 7 mars, Cécilia ex-Sarkozy est aussi auditionnée par les policiers et affirme n’avoir jamais reçu ce SMS.
Fin d’une affaire qui se réglera donc au tribunal ? Non. Selon plusieurs sources internes à l’Obs, l’Elysée cherchait une voie de sortie par crainte d’un non-lieu. Catherine Pégard a joué les intermédiaires avec la direction de l’hebdomadaire pour trouver un compromis. L’Elysée dit ne pas avoir cherché d’arrangement, persuadé que la plainte présidentielle aurait débouché sur une condamnation du Nouvel Observateur. Qu’importe. Le 11 mars, le journaliste Airy Routier rédige de sa «propre initiative», une lettre à Carla Bruni dans laquelle il lui présente ses «excuses» pour l’avoir «blessée». Pourquoi un tel geste ? Pourquoi à elle et non à Cécilia ou à Nicolas Sarkozy ? «Par élégance», répond Routier qui confiait aussi hier «ne rien regretter» et se disait de «plus en plus sûr que ce SMS est totalement véridique». Et d’ajouter : «Petite affaire, grosses emmerdes.» Embarras aussi du côté de la direction de la rédaction de l’Obs, qui assure «que la source paraît solide» mais qu’une «erreur sur la datation du SMS est possible». Nicolas Sarkozy peut se frotter les mains.
17 mars 2008
Jean-Pierre Raffarin estime que "le gouvernement doit corriger le tir"
© AFP
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L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, vice-président de l'UMP, a estimé lundi que le gouvernement devait "corriger le tir sur un certain nombre de points" après la défaite de la majorité aux municipales et cantonales.
"Nous devons infléchir un certain nombre d'axes de notre politique" et "le gouvernement doit corriger le tir sur un certain nombre de points", a déclaré M. Raffarin sur LCI.
Il a notamment jugé que le rapport Attali sur la libéralisation de la croissance "avait été une cause d'échec" pour la majorité "parce qu'on a parlé de réformes en faisant peur sans parler des résultats".
"Je crois qu'on parle trop des réformes et pas assez des progrès (...) Il faut parler des résultats", a ajouté l'ancien Premier ministre. "Je crois qu'il y a une certain nombre de sujets sur lesquels il faut modifier le discours gouvernemental, je pense qu'il y a un certain nombre de politiques qui ont été oubliées", a-t-il poursuivi. Selon M. Raffarin, "il faut parler de la politique de l'emploi" qui a été "oubliée pendant neuf mois" évoquant également l'aménagement du territoire.
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, a estimé lundi que l'UMP était "trop à droite" et qu'elle devait "s'ouvrir au centre" après "la disparition" du président du MoDem François Bayrou. "Le fait que François Bayrou sorte d'un certaine manière du jeu politique aujourd'hui nous donne une responsabilité nouvelle. Nous devons parler à l'électorat centriste. Il est clair que les victoires de l'UMP dans l'avenir ne se feront pas contre le centre", a déclaré le vice-président de l'UMP sur LCI.
"L'UMP est trop à droite aujourd'hui, l'UMP doit s'ouvrir au centre", a-t-il ajouté. "Il est clair aujourd'hui que la disparition de François Bayrou appelle la majorité présidentielle à se réorganiser, il nous faut un pôle du centre fort", a-t-il insisté. M. Bayrou, candidat à la mairie de Pau, a été battu dimanche par le PS. Selon M. Raffarin, "c'est à l'UMP et à son allié du Nouveau centre à répondre à ce que François Bayrou a proposé sans pouvoir lui-même y répondre".
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Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé a réclamé lundi après la défaite de la majorité, "plus de lisibilité" dans le programme de réformes du gouvernement, demandant également que les parlementaires soient davantage associés à celles-ci.
Pour beaucoup de Français "la feuille de route" du gouvernement "n'est pas encore réalisée", a-t-il relevé sur Europe 1 réclamant "plus de lisibilité" dans le programme des réformes à venir. "Sur cette feuille de route, il faut qu'on voit bien lisiblement ce que nous avons à faire pour cette année 2008", a-t-il dit.
"Parmi les leçons à tirer" du scrutin et "outre le fait qu'il faut continuer les réformes, je pense que nous les députés de l'UMP on devra être associés plus en amont désormais à la fabrication de ces réformes", a déclaré M. Copé. "De ce côté-là, il y a une méthode à moderniser", a ajouté le député-maire de Meaux réélu au premier tour des municipales.
Le secrétaire général adjoint de l'UMP Dominique Paillé a jugé lundi que si les élections municipales et cantonales n'ont pas abouti à "une victoire", elles sont "loin d'être une déroute" pour la droite qui a échappé, selon lui, au "scénario catastrophe" envisagé par l'UMP.
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"Ce n'est pas une victoire mais c'est loin d'être une déroute. Le scénario catastrophe incluait la perte de grandes villes qui sont fort heureusement restées dans le giron de la droite : Marseille, Le Havre et quelques autres", a déclaré M. Paillé sur I-télé. "Ce n'est pas une victoire. C'est même une poussée de la gauche qui nous conduit à un résultat qui est un résultat décevant par rapport à nos espoirs mais malgré cela, c'est loin d'être une déroute", a-t-il insisté.
En ce qui concerne l'échec du président du MoDem François Bayrou à Pau, ce n'est en rien "un soulagement", a assuré M. Paillé. "C'est un non-événement", a-t-il affirmé expliquant toutefois qu'il ne "comprenait pas le cheminement politique" du leader du MoDem. M. Bayrou "a reçu un avertissement très fort". "C'est sans doute de la part de l'électorat une demande de clarification urgente de sa position", a-t-il ajouté.
Selon Dominique Paillé, qui s'est appuyé sur un sondage paru dans Le Parisien lundi, les Français ont fait leurs choix d'abord en fonction de "critères locaux" et non par opposition à la politique du gouvernement. "Nous allons remettre sur le métier un certain nombre de réformes", a-t-il ajouté, en évoquant "six ou sept" dont celle de l'Etat. Interrogé sur son éventuelle entrée au gouvernement à l'occasion d'un remaniement, M. Paillé a affirmé d'être "demandeur de rien". "C'est une décision qui appartient au président de la République", a-t-il rappelé.
Antisèches à la télé :L’argumentaire fourni aux ministres par l’Elysée ne leur a pas été d’un grand secours !
RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS
Libéfr.
Suspense et glagla. Non, pas l’attente insoutenable des résultats électoraux, cette attente d’avant 20 heures entrelardée du seul chiffre de l’abstention dont on ne sait que dire tout en le commentant abondamment. Non, suspense pour le tome II de «Messages clés et éléments de langage». Dimanche dernier, on se doutait un peu qu’il y avait une leçon bien apprise derrière ces ministres ressassant les uns après les autres que, attention, l’abstention, énorme, hein, et puis que c’est local tout ça, surtout pas national et que houla, calmos, y a encore un second tour. Et vlan, mercredi, dans le Canard enchaîné, la note de l’Elysée intitulée «Messages clés et éléments de langage», qui, distribuée le dimanche du premier tour aux ministres, leur indiquait la marche à suivre pour leurs blablas télévisés : «Rappeler que pour les élections municipales les enjeux sont avant tout locaux.» «L’élection n’est donc pas jouée.» «Surtout ne pas apparaître comme soulagés.»
A 19 h 45, du coup, on guette les mines des ministres arrivant à TF1 et se récitant intérieurement la nouvelle note de l’Elysée. Jean-François Copé, l’air d’avoir mangé un truc pas frais, dégaine un sourire forcé à la caméra. Xavier Bertrand a visiblement partagé sa table et sert la même grimace. Rachida Dati, elle, a revêtu sa mine de biche blessée des mauvais jours.
Voilà : dès 20 heures, chaque petit soldat débite sa leçon. Ecoutez Brice Hortefeux sur France 2 : «La participation est faible, donc ce n’est pas la réalité du corps électoral, comme il s’est manifesté massivement par exemple lors de l’élection présidentielle» et «c’est un enjeu local», le tube du jour. Ecoutez Valérie Pécresse sur France 3 : «Une très forte abstention» et «une impatience de résultats». Ecoutez enfin Xavier Bertrand sur TF1 : «Il ne faut pas se tromper non plus, ce sont des élections locales.» Et Bertrand, au passage, de mouiller le chef du service politique de TF1 : «François Bachy l’a dit tout à l’heure.» Et puis il y a Jean-François Copé, qui part tout seul en sucette - «Est-ce que vous allez tout bloquer maintenant ?» - face à François Hollande ahuri. Surtout quand Copé fait dans l’analyse de haut vol : «Les impatients sont plutôt à droite, les mécontents à gauche.» Derrière, comme dimanche dernier mais sur TF1 cette fois, Ségolène Royal est là, en fond d’écran. On s’étripe en plateau, et elle, en duplex depuis un jardin étrangement lumineux, tel un Bouddha du Poitou, contemple.
Alors que les résultats tombent, une à une les villes basculant à gauche, voilà l’homme du milieu, battu lui aussi, François Bayrou, une oreillette dans chaque portugaise : dans la droite, celle de TF1, dans la gauche, celle de France 2. Un nouveau résultat, Toulouse qui rosit, Strasbourg qui bascule… Sur les plateaux, les «Messages clés et éléments de langage» ont fait long feu. Enfin, l’UMP se tait.
01 mars 2008
Polémique autour Rama Yade
Samuel Potier (lefigaro.fr)
20/02/2008 | Mise à jour : 21:30 |
Commentaires
60
.

Françoise
de Panafieu traitant Bertrand Delanoë de «Tocard» et Rama Yade (photo)
taxant la gauche de racisme tournent en boucle sur la Toile.
Après Françoise de Panafieu et Jean-Marie Cavada, le secrétaire d'État aux Droits de l'homme est pris dans la tourmente.
Elles peuvent empoisonner une élection. Décrédibiliser durablement un candidat. À l'heure du tout-communication, ces petites caméras aussi discrètes qu'incontrôlables, parfois cachées, jouent un rôle capital dans la campagne. Rama Yade vient d'en faire l'amère expérience.
Candidate aux municipales à Colombes (Hauts-de-Seine), la secrétaire d'État aux Droits de l'homme a accusé, mardi, «cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi parce que je suis noire». Le PS a immédiatement dénoncé ce «dérapage» qui passe en boucle sur le site Internet du Parisien. Porte-parole du PS, Julien Dray a exigé que Rama Yade «s'excuse », faute de quoi «il y aura des suites judiciaires » . Marie-George Buffet, numéro un communiste, a également demandé «des excuses publiques». Laurent Wauquiez a dû voler au secours de sa jeune collègue qui fait preuve de «beaucoup de courage» .
Déjà, Françoise de Panafieu avait été surprise par Canal + à traiter son adversaire Bertrand Delanoë de «tocard». Effet dévastateur et immédiat sur Internet, où ces images ont été vues plus de 100 000 fois, sans compter les remarques acerbes sur les forums et autres blogs politiques de toutes tendances.
Dans l'entourage de la candidate UMP à la mairie de Paris, on s'insurge. «Nous sommes dans une ère de communication folle où une à deux secondes d'images sorties de leur contexte peuvent donner lieu à une exploitation politique honteuse» , s'indigne le porte-parole Pierre-Yves Bournazel.
Jean-Marie Cavada a lui aussi été pris dans la tourmente. Candidat aux municipales dans le XIIe arrondissement de Paris, soutenu par l'UMP, il avait assisté la semaine dernière sans broncher à une réunion pendant laquelle le journaliste Yvan Stefanovitch, auteur du livre Bertrand le Magnifique, enquête au cœur du système Delanoë, avait dénoncé les subventions municipales à des associations juives pour s'attirer le «vote juif». L'entourage de Cavada a condamné cette vidéo destinée à «salir» l'image du candidat.
Blogosphère déchaînée
Cavada a bien tenté de dénoncer «un procès qu'on essaie d'instruire » contre lui, assurant «n'avoir pas entendu ces propos» antisémites, car il conversait avec une autre candidate. Trop tard. Blogosphère déchaînée, pluie de critiques à gauche et parmi la communauté juive : le raz-de-marée médiatique a rendu «inaudible » toute justification du candidat.
Localement, aussi, naissent des polémiques. Comme à Riom, dans le Puy-de-Dôme. Aujourd'hui retirée des sites Web, une vidéo pirate mettait en scène un candidat à la candidature du MoDem aux municipales, Michel Laurençon, en train de barbouiller de croix gammées les affiches d'une candidate UMP lors des législatives. À l'origine de ce film ? Un policier à la retraite qui avait décidé de cacher une caméra aux abords des panneaux électoraux après plusieurs dégradations. A Paris, comme en province, les candidats vont devoir apprendre à se méfier des images.
Voyage dans un pays à risque de grippe aviaire.
AVANT LE
DEPART :
Il
vous est recommandé :
De prendre
contact avec votre médecin traitant pour optimiser la préparation sanitaire de
votre voyage (la question de l’intérêt de la vaccination anti-grippale
saisonnière pourra, notamment, y être abordée).
De prendre des
renseignements sur la situation sanitaire locale en consultant les sites
Internet suivants :
Site
interministériel http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
Ministère
de la Santé (France) http://www.sante.gouv.fr
Institut
de veille sanitaire (France) http://www.invs.sante.fr
Agence
de sécurité sanitaire des aliments (France) http://www.afssa.fr
OMS
http://www.who.int
et http://www.who.int/emc-documents/influenza/docs
Organisation
Mondiale de la Santé Animale http://www.oie.int/fr/fr_index.htm
Informations
quotidiennes sur les pathologies émergentes http://www.promedmail.org/
Société
internationale de maladies infectieuses http://www.isid.org
Eurosurveillance
http://www.eurosurveillance.org
Conseils aux voyageurs (en
vietnamien) http://www.cdc.gov/ncidod/sars/vi/sarsfluhanjan1404-vietnamese.pdf
PENDANT
VOTRE VOYAGE :
Afin d’éviter tout risque
de contamination, il vous est conseillé :
de ne pas
approcher des élevages de volailles, des marchés d’animaux vivants des fermes
ou des zoos (et de porcs) des combats de coqs,
de ne pas
manipuler les cadavres d’oiseaux et éviter le contact avec leurs déjections
(l’attention des chasseurs est particulièrement attirée),
de ne pas ramener de volaille vivante à son
domicile,
de vous laver les mains régulièrement avec de
l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques (à prendre
avec soi dans ses bagages),
d’éviter de
marcher pieds nus ou en sandales dans les marchés ou à proximité d’élevage de
volailles (penser à laver soigneusement les pieds des enfants).
Sur le plan alimentaire,
il vous est demandé :
d’éviter la
consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits,
d’isoler la
viande de volaille crue des aliments cuits ou prêts à la consommation,
de ne pas
utiliser la même planche à découper ni le même couteau pour préparer les
viandes crues et les aliments cuits ou prêts à la consommation,
d’éviter de
gober les œufs, de na pas utiliser d’œuf cru ou à la coque dans des aliments
qui ne seront pas cuits,
de laver scrupuleusement à l’eau et au savon
toutes les surfaces et tous les ustensiles ayant servi à la préparation des
aliments,
de se laver les mains soigneusement après la
manipulation des produits crus avant cuisson.
APRES VOTRE RETOUR :
En
cas de syndrome grippal (fièvre, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête,
toux, écoulement nasal) et/ou d’une conjonctivite, il vous est conseillé de
prendre contact avec votre médecin traitant ou du Centre 15 de votre
département (SAMU - Centre 15, tel:15)
29 février 2008
Mariages forcés, prenez vos précautions.
Ces
conseils s’adressent à tous les voyageurs et expatriés qui séjournent dans une
zone à risque.
Si
vous êtes résident dans le pays : Pensez à vous faire enregistrer dès
votre installation auprès du consulat de France ou de la section consulaire de
l’ambassade de france.
En droit français, l’absence de consentement au mariage est une cause de
nullité. Si vous êtes de
nationalité française, vous pouvez bénéficier, en cas de mariage forcé à
l’étranger, d’une protection et d’une aide appropriées.
Vous êtes sur le point de partir à l’étranger et vous craignez, à
l’occasion de ce déplacement, d’être soumis(e) par votre famille à un mariage
forcé. Il est conseillé
de :
Faire part de vos craintes à une personne
de confiance (ami(e), camarade de classe, professeur, assistante sociale proche
de votre domicile, association etc.) ;
Photocopier vos documents d’identité et
titres de transport (passeport, carte nationale d’identité, billet d’avion,
etc.), les remettre à la personne de confiance et lui communiquer l’adresse de
la famille à l’étranger où vous êtes suceptible de séjourner ;
Emporter avec vous un
papier sur lequel vous avez écrit votre numéro de passeport ainsi que sa date
de délivrance et l’autorité émettrice (sous-préfecture ou préfecture), les
coordonnées de la famille dans laquelle vous allez vous rendre à l’étranger,
ainsi que les coordonnées de l’ambassade ou du consulat de France du pays de
destination (elles figurent sur la fiche du pays en question que vous trouverez
sur ce site) ;
Prévoir une petite
somme d’argent en cas de besoin pour téléphoner ou vous déplacer et emporter
votre téléphone portable tout en prévoyant qu’il puisse fonctionner dans le
pays où vous vous trouvez ;
Contacter la Mission
Femmes Françaises à l’Etranger - MFFE -, ou le Service des Français à
l’étranger du ministère des Affaires étrangères et européennes. Vous pouvez
téléphoner aux numéros suivants :
01.43.17.90.01 ou 01
43 17 81 68 ou 01.43.17.84.39
A L’ETRANGER Si vous craignez d’être soumis(e) à un mariage forcé :
Contacter l’ambassade ou le consulat de
France le plus proche de votre résidence qui vous apportera, dans toute la
mesure du possible, l’aide et les conseils appropriés en fonction de votre
situation. En cas de disparition de documents, un laissez-passer ou un passeport
peut, le cas échéant, vous être délivré.
Demander à une personne de confiance de
prévenir l’ambassade ou le consulat de France, ou le ministère français des
Affaires étrangères et européennes.
DOUBLE NATIONALITE :
Vous êtes de nationalité française, mais vous pouvez également détenir
une autre nationalité si l’un de vos parents détient la nationalité d’un pays
étranger. Si vous êtes
contraint(e) de vous marier contre votre gré dans un pays dont vous avez la
nationalité, l’aide que pourront vous apporter les autorités consulaires
françaises peut être limitée.
SI VOUS ETES RESIDENT DANS LE PAYS :
Pensez à vous faire enregistrer, dès votre
installation, auprès du consulat de France ou de la section consulaire de
l’ambassade de France
Dans tous les cas, pensez à vous informer auprès de l’Ambassade ou du
Consulat le plus proche de votre résidence des mesures prévues pour la sécurité
de la communauté française.
28 février 2008
Être maire, c'est galère!
Première chose: être maire, c'est un travail fatigant. Dans les petites communes, les édiles associent leurs activités professionnelles avec les responsabilités de la ville.

Maire, un boulot de chien !
Maire à Thiers sur Thève = grosse galère
C'est pour les maires de villages que le travail est le plus dur.
La France compte 80% de communes de moins de 2000 habitants. Soit
environ 32000 maires "ruraux".
C'est femmes et ces hommes doivent souvent jongler avec leur vie de famille, leur emploi et leur travail à la mairie. La plupart du temps, ils n'ont qu'une secrétaire pour les soutenir.
Chef de municipalité = mal payé
Si vous voulez vous en mettre plein les poches, ne comptez pas sur
la mairie. Les indemnités que perçoivent les maires
sont proportionnelles à la population de la ville.
Dans une ville de moins de 500 habitants, l'édile gagne 632,85 € par mois. L'indemnité peut monter jusqu'à 5 397,83 € pour des villes de plus de 100 000 habitants. Bien sûr, plus de maires sont dans la première situation.

Dirigeant de l'équipe municipale = assistant social
Certes le maire a des responsabilités. Mais souvent, ses
administrés tirent un peu (trop) sur la corde et lui en
demandent beaucoup.
C'est le cas de Gilles Rossignol, maire durant onze années
d'un petit village de 89 habitants dans la Creuse, qui raconte son
expérience dans un livre intitulé "Moi, maire
rural"*.
Il raconte notamment qu'un soir de nouvel an, une
administrée l'a appelée à 23h30 d' pour
se plaindre de son évier bouché.
Constat : être maire c'est du 24h/24h !
Premier élu = procès en vue
"Le premier conseil que nous leur donnons est de souscrire une
assurance responsabilité civile élus". Vvoilà
ce que clâme Marcel Astruc, maire du village de Montpeyroux
(Puy-de-Dôme) au Monde.fr. Il ajoute: "Pendant dix ans, je n'ai eu aucun procès. Ces
trois dernières années, j'en ai eu sept !"
Édile = des boulots qui s'empilent
Les responsabilités du maire sont multiples. Elles demandent
des connaissances spécifiques sur de nombreux sujets qui
n'ont rien à voir.
Un maire est à la fois:
Un financier : il gère le budget de la ville.
Un urbaniste : il donne son accord pour les permis de construire.
Un géant vert : il est responsable de la gestion de l'eau et
des déchets.
Un homme de loi : il peut recevoir les plaintes, les
déclarations de naissance et de
mort.
Un cupidon : c'est le bon côté, il célèbre les
mariages. Et qui veut dire mariage veut dire vins d'honneur...
Heureusement, un maire n'est pas seul, le conseil municipal est là pour l'épauler. Cependant, le travail est telement dur que beaucoup de villages se retrouvent sans candidats aux élections municipales.
*Moi, maire rural. Éd. Buchet-Chastel
Conseils aux voyageurs pour certains pays à risques.
Voici
quelques informations diffusées par le Ministère des affaires étrangères et
européennes.
KENYA 27 février 2008
La
plus grande prudence est conseillée aux voyageurs qui décideraient de se rendre
au Kenya : la crise politique déclenchée par l’annonces des résultats de
l’élection présidentielle du 27décembre 2007 n’est en effet pas encore réglée.
Le pays compte encore 300 000 personnes déplacées qui séjournent dans 300 camps
répartis de la Vallée du Rift vers l’Ouest du pays. Les violences ont déjà fait
plus de 1000 victimes.
NAMIBIE 26 février 2008
Les
fortes pluies enregistrées ces dernières semaines ont provoqué d’importantes
inondations dans le Nord du pays, essentiellement dans la bande de Caprivi et
la région d’Oshakati. Les voies de circulations sont particulièrement touchées
et ces zones sont temporairement à éviter. Dans tout le pays, de nombreuses
rivières sont en crue à cette saison. Il est fortement conseillé de faire
preuve de la plus grande prudence à certains passages, les flots pouvant
emporter les véhicules
ARGENTINE 26 février 2008
Depuis
le 18 février 2008, plusieurs cas de fièvre jaune ont été recensés au Paraguay
et dans le sud du Brésil, dans la zone frontalière avec l’Argentine. Le
gouvernement du Paraguay a annoncé le décès de sept personnes infectées par le
virus et 37 cas restent suspects. L’état d’urgence a été proclamé. En
Argentine, aucun cas humain n’a été détecté pour le moment. Cependant,
plusieurs morts suspectes de singes ont été rapportées dans la province de
Misiones (nord du pays)
GUATEMALA 26 février 2008
Les
manifestations de la semaine sainte au Guatemala, notamment les processions qui
ont lieu dans la ville coloniale de La Antigua à 45km de la capitale, attirent
chaque année un nombre important de visiteurs étrangers. Compte tenu de
l’insécurité et du niveau élevé de délinquance dont sont souvent victimes les
touristes, il est recommandé à ces derniers d’être tout particulièrement
vigilants durant leur séjour pendant cette période de l’année et de suivre
rigoureusement les conseils
EQUATEUR 26 février 2008
Les
pluies torrentielles qui frappent actuellement l’Equateur provoquent de très
importantes inondations et des glissements de terrain dans la région littorale
(provinces de Manabi, Los Rios et El Oro en particulier). Les déplacements
routiers sont difficiles et dangereux et le trafic aérien souffre de retards
fréquents tant à l’arrivée qu’au départ. Le volcan Tungurahua (à 135 km au sud
de Quito) a connu le 6 février un regain d’activité dangereux caractérisé par
des jets de lave
CAMEROUN 25 février 2008
Compte
tenu de la situation qui prévaut actuellement à Douala, à Yaoundé et dans
plusieurs agglomérations des provinces du Sud-Ouest, du littoral, de l’Ouest et
du Nord-Ouest où des manifestations et des incidents ont été signalés, il est
conseillé aux Français résidents ou de passage de rester à domicile et de se
tenir régulièrement informés de l’évolution de la situation auprès des
Consulats Généraux de France de Douala et de Yaoundé.
KOSOVO 25 février 2008
En
raison de l’hostilité suscitée au nord du Kosovo par la déclaration
d’indépendance le 17 février dernier et les reconnaissances de cette
indépendance par plusieurs pays dont la France, il est recommandé aux
ressortissants français, jusqu’à nouvel ordre, de surseoir à tout déplacement
au nord de ce pays qui ne serait pas justifié par des raisons professionnelles
ou familiales impératives.
LIBYE 25 février 2008
La
réglementation libyenne en matière d’entrée et de sortie du territoire exige
désormais la traduction en langue arabe du titre de voyage (page d’état civil
du passeport) par un traducteur assermenté. La réglementation libyenne relative
aux conditions d’entrée en Libye prévoit que les touristes doivent disposer, au
moment du passage à la frontière, de 1.000 dollars US ou de l’équivalent en
autre devise.
PEROU 25 février 2008
Depuis
quelques jours, d’importants mouvements sociaux se développent dans la ville de
Cuzco. Des appels à la grève générale ont été lancés. La ville pourrait donc
être paralysée par des manifestations et l’accès à Machu Picchu bloqué. Des
affrontements violents ont déjà eu lieu entre des manifestants et la police.
Les Français souhaitant se rendre à Cuzco sont donc invités à prendre l’attache
de l’ambassade de France à Lima (00 511 215 84 00 ou 215 84 25) ou directement
du consulat ;
SERBIE 22 février 2008
En
raison de l’hostilité suscitée en Serbie par la déclaration d’indépendance du
Kosovo le 17 février dernier et les reconnaissances de cette indépendance par
plusieurs pays dont la France, il est recommandé aux ressortissants français,
jusqu’à nouvel ordre, de surseoir à tout déplacement dans ce pays qui ne serait
pas justifié par des raisons professionnelles ou familiales impératives.
BURKINA 22 février 2008
Des
manifestations violentes contre la vie chère se sont déroulées à Bobo-Dioulasso
(360 km au Sud-Ouest de Ouagadougou) dans la journée du 20 février et dans la
matinée du 21 février. Des attaques contre des stations-services, les bâtiments
publics et la destruction de mobilier urbain sont à déplorer. La situation est
maîtrisée et la ville est redevenue calme. Les intérêts étrangers n’ont pas été
visés. Des manifestations sporadiques ont été signalées dans la ville de
Ouahigouya
OUGANDA 20 février 2008
Le
6 février dernier, une touriste belge a été tuée par balle alors qu’elle
faisait l’ascension du mont Elgon (parc national du même nom, situé dans l’est
du pays, frontalier du Kenya) accompagnée de guides officiels. Compte-tenu de
l’insécurité prévalant dans cette région, il est fortement déconseillé de s’y
rendre. Une épidémie de méningite de type A est signalée dans la région du West
Nile (nord ouest du pays). La vaccination anti-méningococcique est conseillée
aux personnes prévoyant d’y aller.
COMORES 19 février 2008
Il
est totalement exclu, pour l’instant, d’essayer de se rendre à Anjouan compte
tenu de la situation actuelle suite au conflit opposant cette île à l’Union des
Comores. Il est déconseillé de se rendre à Moheli du fait de la présence de
troupes militaires, et de l’attitude hostile des autorités locales envers les
Européens. Il est recommandé de limiter ses déplacements aux Comores à des
séjours professionnels ou motivés par des raisons familiales impérieuses.
ALGERIE 18 février 2008
Deux
attentats se sont produits à Alger le 11 décembre 2007 faisant plusieurs
dizaines de victimes. La menace renouvelée émise par Al Qaïda à l’encontre des
intérêts français au Maghreb, ne peut être ignorée. Il est recommandé de faire
preuve d’une grande vigilance, de limiter les déplacements à l’intérieur du
pays et de suivre avec une extrême précaution les consignes de sécurité.
PARAGUAY 18 février 2008
Une
poussée de fièvre jaune sévit actuellement dans le département de San Pedro et
dans la périphérie d’Assomption (San Lorenzo). Il est recommandé aux voyageurs
souhaitant se rendre dans ces régions de se renseigner sur l’évolution
sanitaire locale et de se faire vacciner avant leur départ (vaccination à
pratiquer dans un centre agréé de vaccinations internationales). Une reprise de
l’épidémie de dengue sévit actuellement au Paraguay.
PAKISTAN 14 février 2008
Avertissement . Dans le contexte des élections générales
pakistanaises (18 février 2008) et à la suite de l’attentat qui a coûté la vie
à l’ancienne premier ministre Benazir Bhutto, il est vivement conseillé de
différer tout voyage au Pakistan. Pour les personnes présentes au Pakistan, il
est fortement recommandé de limiter les déplacements non nécessaires, d’éviter
les attroupements et les bâtiments officiels et de suivre les recommandations
de l’Ambassade de France à Islamabad.
ISRAEL – TERRITOIRES PALESTINIENS 13 février 2008
ISRAEL :
Un attentat-suicide s’est produit dans la matinée du 4 février à Dimona, ville
de taille moyenne située dans le sud d’Israël (désert du Néguev). Selon un
bilan provisoire, il aurait fait au moins un mort israélien et plusieurs
blessés graves. Cet attentat vient rappeler qu’en dépit de la très forte
réduction du nombre et du bilan des attentats depuis 2005, il convient de
rester très vigilant. Aucune ville n’est, à priori, épargnée.