07 décembre 2007
A Thiers sur Thève :Papy s'interroge, le recours contre le permis de construire de la future mairie est-il un secret communal ?
Commentaire :
Je suis de la vieille école, j'aime lire les affichages municipaux sur les panneaux.
Incroyable mais vrai, pas un mot sur le compte rendu du dernier conseil municipal du mois de novembre sur cette demande d'annulation du permis de construire pour la villa Erika.
Pourtant les langues vont bon train. Pourquoi ? est ce si insignifiant que cela ? Les conseillers sont ils tous au courant ou pas ? C'est une sacrée nouvelle cette affaire qui doit bien les préoccuper à la mairie. Mais "taisez vous donc les détracteurs de la villa"! semble dire ce fichu silence. Normal, on est à Thiers. Tout est secret, même ce qui ne l'est pas.
Auteur : X et X
Exact cher lecteur, lors du dernier conseil municipal, si l'on en croit le compte rendu municipal pas un mot sur le recours qui a été annoncé officiellement par leurs auteurs lors d'une réunion dont le CHAT s'était fait à l'époque l'écho.
Prend-on les habitants pour des imbéciles, non pour des veaux ? Les élus municipaux sont capables de disserter pendant des heures sur les crottes des chiens, organiser même un conseil municipal extraordinaire pour tenter de mettre au travail deux cantonniers communaux, mais pas un mot sur un évènement aussi important qu'un recours contre le symbole même du septennat Boyello-Jeudonnesque ! C'est à y perdre le contrôle de son hôchement de tête...
A vos bulletins de vote les Thiérois !
20 novembre 2007
A Thiers sur Thève, la future mairie serait-elle en sursis ?
Le C.H.A.T. vient d'apprendre que l’association de défense de l’environnement intente un recours contre le permis de construire de la villa Erika, future mairie, pour demander son annulation.
D'après des informations recueillies et recoupées, une réunion s’est déroulée, vendredi soir pour les adhérents de l'association Actions-Environnement.
50 personnes environ y assistaient pendant laquelle, si l’on en croit les réactions et les commentaires qui commencent à se propager dans Thiers, il a été surtout question du PLU et de la villa Erika.
Les intervenants auraient
démontré avec une remarquable efficacité l’amateurisme pour ne pas parler de l'incompétence des élus municipaux et les conséquences
du projet du PLU ainsi que celles de la rénovation de la villa Erika.
Il paraîtrait, même, que des
groupes de travail réfléchissent à des projets pour le village. Cela serait une première dans notre village ! Les habitants associés à un ou des projets ! Attention, le ciel risque de nous tomber sur la tête.
Afin de ne pas nous réjouir trop tôt, le C.H.A.T. mène l’enquête. Il vous tiendra informé.
Mais pourquoi l’association ACTIONS-ENVIRONNEMENT-THIERS SUR THEVE ne communique-t-elle pas plus ? Une partie de la population attend ses actions, sa contribution au développement du village.
Les choses seraient-elles entrain de bouger dans notre commune ?
La campagne des municipales risquent d’être très intéressante. Cela explique surement la mauvaise humeur de l’adjoint qui se voyait déjà en haut de l’affiche !…
06 mai 2007
LE SILENCE EST D'OR
Titre du commentaire :
Commentaire :
La mairie devait donner des nouvelles du
projet d'urbanisme en AVRIL...toujours rien.
La gazette est encore absente de
nos boites.
Mr le Maire est devenu muet sur les échos municipaux du village, il
doit avoir d'autres chats à fouetter. Le CHAT aussi d'ailleurs...
La population
attend la nouvelle version du PLU. Un petit effort SVP. Des dépenses ont été
évitées puisque la mairie n'a pas préempté le terrain rue G.Delaine, OUF pour
nos impôts.
Courage.
Auteur : Le Gasbijoux
10 avril 2007
"je le voyais déjà..."
Alors que la scierie est entrain
de disparaître ainsi que ses silos de
sciure, il paraît important de faire le point sur le projet d’urbanisme des
élus de Thiers sur Thève ou du moins ce qui semblerait en rester.
Dans le milieu généralement bien
informé de Thiers sur Thève, lors de la réunion d’information sur le « projet
d’étude urbaine », il se murmurait que les silos de sciure de la
scierie étaient déjà vendus.
Pour d’autres, qui connaissaient
la topographie de l’environnement immédiat du château, il semblait impossible
de construire un hôtel sur les marécages entourant ce monument historique…
Effectivement, depuis cette
annonce, différents témoignages, toujours recoupés, parlent d’enlisement, de
marécages alimentés par de nombreuses sources ; il est, même, fait état
d’un trou d’eau de plusieurs mètres de profondeur dans lequel un cheval s’était
noyé. Son cadavre se trouverait toujours au fond…Des tracteurs se seraient
enlisés… Que des éléments qui démontrent que ce terrain est inconstructible
sauf à employer des techniques très coûteuses !
Il ne restait donc pour
construire cet hôtel, deux ou trois étoiles, (c’est selon le scripteur du
moment) que l’intérieur du château. Mais là encore problème ! N’est-il pas
habité ? plusieurs propriétaires et locataires…
Il ne resterait pour l’économie
générale du PLU que la Maison de retraite ! Mais, là encore n’y aurait-il
pas un problème épineux à résoudre ? Le sol serait-il constructible ?
Le véritable lit de la Thève ne passerait-il pas à quelques mètres du lit
actuel ?
La Thève n’aurait-elle pas été détournée à l’intérieur de la
scierie lors de la mise en place de la machine à fabriquer des palettes afin
d’avoir une plate-forme logistique plus importante ?
Alors que le projet urbain parle
de mettre en valeur les anciennes pierres, pourquoi ne pas commencer par le petit pont en pierres de gré qui
existe toujours bien que recouvert de macadam.
D’ailleurs, une photo ancienne
montre un pécheur sur ce pont,
pêchait-il dans le vide ? Ce n’était pas un shadock !…Selon certains
témoignages, ce serait bien la preuve que la Thève passait sous ce pont !
A moins d’un glissement de terrain ? Qu’en pensent les historiens de notre
village ?
Il ne peut pas y avoir deux poids et deux mesures !
Si les douves du Château doivent être remises en valeur, ainsi que les berges
de la Thève, la rivière ne doit-elle pas reprendre son lit d’origine ? Les
principes d’égalité et de légalité sont pour tous !
Mais, le « projet d’étude »
ne va-t-il pas probablement retourner dans ses cartons ?
N’entend-on pas, de ci, de là,
une certaine rumeur : « Didier Jeudon dénoncerait l’erreur qui
aurait été commise par l’annonce de la création d’un hôtel dans notre commune ».
Absurdité de la situation !
Lors des comptes rendus des différents conseils
municipaux, il est apparu que tous les élus ont été rendus destinataires de
l’étude urbaine, ils l’ont d’ailleurs approuvée.
Lors de la réunion d’information, il a été question, en
autres choses, de l’hôtel, de la réappropriation des rives de la Thève.
Depuis chacun a pu lire ce document dans lequel il est
annoncé que la clef de voûte de l’économie générale du Plan Local d’Urbanisme
de Thiers sur Thève est l’hôtel, et la maison de retraite.
Contribuables Thiérois, n’oubliez pas que cette étude a été financée par l’argent public, c’est à dire nos impôts.
Alors de deux choses l’une, ou nos élus sont véritablement incompétents, ou alors, ils tentent de trouver une excuse absolutoire devant la levée de boucliers des habitants, la création d’une association de défense de l’environnement, l’action du C.H.A.T., en prétextant une erreur.
« C’est pas nous, c’est
les autres !… Si j’aurai su, j’srai pas venu ! »
Malheureusement pour nous, Nous
ne sommes pas dans une cour de récréation ! Il y va de l’avenir du
village, de notre qualité de vie, de nos impôts…
Alors de grâce, mesdames et
messieurs les élus, occupez-vous avec sérieux des affaires courantes communales. Laissez l’avenir et le développement durable de Thiers sur Thève à
l’ensemble des habitants !
Autre possibilité, rangez vos petites affaires et rentrez dans vos foyers avant qu’il y ait trop de dégâts financiers !…
29 mars 2007
Les balivernitudes des élus de Thiers sur Thève
Les réservoirs implantés sur la zone de l’ancienne scierie
ont disparu ce 29 mars!!!
Le 19 janvier 2007, lors
de la réunion d’information portant sur « le projet d’étude urbaine
de la commune », nos élus ainsi que le
représentant du PNR et les architectes chargés de celle-ci, nous ont
« vendu » l’intérêt qu’il y avait à conserver ces vestiges de
l’industrie thièroise.
Phase III page 20 de
l’étude que vous pouvez toujours lire sur le site de la mairie :
« Concernant les bâtiments de l’ancienne scierie,
nous avons marqué notre intérêt pour les deux anciens réservoirs et pour la
grande halle métallique. Ce sentiment demeure à être partagé. La qualité
plastique des deux réservoirs nous semble devoir rester des éléments saillants
du paysage à venir. Ils sont également une part de la mémoire de l’activité
industrielle qui régna sur le site pendant un siècle. À ce double titre d’objet
esthétique et d’objet de mémoire, leur destin devrait plutôt être l’esprit de
conservation que celui de destruction. »
Le 19 janvier, le sentiment
de vouloir conserver ces reliques semblait être partagé. AUCUN élu, pas
plus que les représentants de la famille Quirin, propriétaires du site, n’ont
démenti la présentation de ce projet.
A quoi tenait cette réserve
sur les réservoirs réservés à la réserve que deviendra notre village ?

28 mars 2007
Informations sur Actions-Environnement-Thiers sur Thève
Le C.H.A.T continue de vous informer en vous donnant connaissance du but de cette association "Actions-Environnement-Thiers sur Thève"
Le C.H.A.T. rappelle l'adresse de cette association, 9 place du Château dans notre village.
Vous pouvez prendre connaissance de la globalité des statuts de la sous-préfecture de Senlis
"L'association,
indépendante, a pour mission la défense de l'environnement, du cadre et de la
qualité de vie à Thiers sur Thève dans les domaines suivants :
v La défense de l'environnement, dans tous ses aspects,
aux plans notamment de l'urbanisme, de l'architecture et de la protection des
sites bâtis et naturels, la protection de la faune, de la flore, des rivières,
sources, étangs ainsi que de la promotion de la qualité de la vie et contre
toutes atteintes aux intérêts collectifs ou individuels y compris financiers;
v Le développement et l'amélioration des
transports ;
v La défense et la promotion des espaces verts ;
v la sécurité sous toutes ses formes;
v La lutte contre les
nuisances : bruit, pollutions diverses...
L’association
participera à la définition des orientations générales d’aménagement et
d’urbanismes de la commune.
Elle
pourra, à la demande de son Comité Directeur, défendre devant les juridictions
compétentes, les éventuelles conséquences des actions qu’elle a menées pour
faire dire le droit dans le cadre de son objet social, en tant que demandeur,
aussi bien qu’en tant qu’intervenant.
A
cet effet, elle pourra entreprendre toute étude, émettre toute suggestion,
mener dans le cadre des lois en vigueur toutes actions appropriées à la
réalisation de cet objet : elle constituera une structure de concertation et de
coordination entre les résidents de la commune et les pouvoirs publics
concernés, notamment au plan municipal.
Elle
pourra mener toute action en justice devant les juridictions compétentes; elle
pourra également soutenir passivement ou activement, et même reprendre à son
compte, toute action menée en justice par un ou plusieurs de ses membres, dans
le cadre des objectifs précités."
"l'association se donne pour objectif prioritaire la défense de l'environnement, du cadre de la vie dans la création du PLU à Thiers sur Thève..."
Sans commentaire à chacun d'apprécier les suites à donner adhérer ou ne pas adhérer? c'est là la question.
27 mars 2007
En avant première, aperçu sur "Actions-Environnement-Thiers sur Thève"
Le C.H.A.T. n'est pas le seul à s'être inquiété de l'étude urbaine, d'autres habitants qui n'en sont pas moins actifs ont agi.
Le C.H.A.T. a pris connaissance des statuts de cette association "Actions-Environnement-Thiers sur Thève" dont le siège social se trouve 9 Place du Château à Thiers.
Il vous en livre quelques passages dont le préambule. La suite dans un prochain article.
D'ailleurs, Vous pouvez prendre connaissance de la globalité des statuts de la sous-préfecture de Senlis
« Une autre vie s’invente ici », est le slogan créé pour le 40éme anniversaire de la création des Parcs Naturels Régionaux, pourquoi pas ? Mais, à la condition première que cette « invention » se crée avec le concours des habitants et non contre leur gré!
Un Parc Naturel Régional n’est-il pas un outil
d’aménagement du territoire mis à la disposition des élus ? Il a été créé
pour accompagner, voir encadrer les activités économiques, artisanales,
agricoles spécifiques à la Région, dans un souci d’équilibre et de mesure.
La
loi du 8 janvier 1993, dite « loi paysage », impose que sur le
territoire d’un PNR « les documents d’urbanisme doivent être
compatibles avec les orientations et les mesures de la charte du Parc Naturel
Régional. »
Elle
ne dit pas que le PNR doit devenir « l’unique acteur de l’aménagement du
développement de notre commune»
Nos
élus ont abandonné tout esprit d’initiative en mandatant le PNR. Ils ont
simplement oublié de demander l’avis et les desiderata des habitants de Thiers
sur Thève. Il suffit de lire ou de relire les compte rendus des délibérations
des conseils municipaux de la commune de Thiers sur Thève pour en être
convaincus.
Cet
abandon se constate, aussi, dans la pauvreté du contenu des réponses de la
Municipalité aux 8 questions des enjeux et potentialités en vue des premières
orientations du projet du PLU. (Mai 2006).
D’ailleurs, bien que les conseillers municipaux de Thiers sur Thève désirent instamment «marquer l’empreinte de leur passage» «le conseil municipal ne doit pas attendre les nouvelles élections pour prendre une décision.» propos tenus au conseil municipal de novembre 2006, les règles du futur PLU ne semblent pas basées sur la notion environnement-économie-emploi-habitat.
Le
débat municipal ou du moins l’absence de véritable débat devient problématique
pour les habitants de la commune lorsque la vice-présidente de la commission
urbanisme demande « Que va apporter un PLU à la commune? Car si les terrains
actuellement en COS à 0 deviennent constructibles, les propriétaires vont
vendre et il faudra que la commune suive au niveau des infrastructures (école,
cantine…»
Le
Maire, responsable de l’établissement du Plan Local d’Urbanisme, «subirait
une contrainte librement consentie» selon la formule d’un directeur de PNR.
Rapportant cette formule pour notre commune, la population thièroise est-elle
d’accord pour subir une telle contrainte ?
Le
PNR ne doit pas avoir une implication croissante dans la gestion de la commune.
Le
PNR ainsi que les élus Thiérois ne doivent-ils pas s’adapter aux mouvements de
la société ?
Les
élus thièrois doivent concilier leurs missions avec la satisfaction de la
population.
Les
impératifs du temps court des mandats politiques et les lentes maturations du
temps long du développement durable ne sont pas sans conséquence. Sources
d’inquiétudes et de désagréments, pour la population.
Constatant le manque de concertation, l’absence d’un véritable débat démocratique en ce qui concerne l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de la commune de Thiers sur Thève, prévue par les textes tant européens que nationaux, entre les élus thièrois, leurs mandataires et l’ensemble de la population de la commune de Thiers sur Thève,..."
Vous pouvez ainsi constater que le collectif a perçu les mêmes anachronismes que d'autres habitants de Thiers/Thève
23 mars 2007
Le PLU de Thiers sur Thève cacherait-il un candidat maire ?
En ouvrant nos boites à lettre, un courant d'air démocratique nous a saisis. Le printemps de l'information est arrivé ! Enfin la municipalité communique!
Vous rendez-vous compte "une édition spéciale" comme les grands médias . Une édition spéciale de "La petite gazette de Thiers sur Thève", avec ses seize pages, nous tendait les bras.
Nous ne pouvions que nous en féliciter. Enfin de l'information sur l'urbanisme. Nos conseillers municipaux avaient lu les observations des habitants concernant l'étude d'urbanisme.
Le C.H.A.T. était-il l'aiguillon qui avait déclenché ce volontarisme? Ou tout simplement, nos élus venaient-ils de se rendre compte de leur déficit en communication? Ils leur fallaient vite combler ce retard, cet handicap pour les onze derniers mois de leur mandature !
Peu importe les raisons officielles ou officieuses, nous étions tous comme les autres habitants, heureux de pouvoir enfin comprendre et apprécier ce projet qui doit laisser quelques empreintes dans l'Histoire thièroise.
Aussi, toute affaire cessante, les uns et les autres, nous nous sommes jetés sur ce fastueux repas que nous promettait l'entrée en matière.
Nous nous attendions à une première synthèse des observations des habitants.
Enfin, comme le dit si bien la conclusion de la première page, "la réunion publique du 19 janvier 2007, dont le thème a été la présentation d'une Etude Urbaine qui devrait être la base de l'élaboration de notre PLU, a été un premier pas dans le développement de notre communication à ce sujet".
Malheureusement, le pire était là !
En effet, il n'est pas possible de pouvoir parler d'édito puisque cela n'est pas signé. Est-ce le maire, son premier adjoint ? Faut-il lancer des recherches dans « l'intérêt communal » ? Toutes les supputations sont à envisager.
Nous tournons la page, et nous lisons la table des matières. Et là, nous tombons de désillusions en désillusions. Nous pouvons désormais dire que le néant existe, nous l'avons rencontré !
En effet, aucune info sur le projet communal !
Une étude technique bâclée, des "copiés collés" que tout apprenti lecteur du WEB est capable de faire. Des textes tronqués qui vont toujours dans le bon sens, c'est à dire celui où "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
D'ailleurs, il vous sera proposé une analyse complète de cette édition.
Parler de la préemption, sans parler de la "préemption partielle", sans s'étendre sur le sursis à statuer, pas un mot sur les gels des terrains, c’est véritablement prendre les électeurs-contribuables pour des agneaux. Mais, qu’on se le dise nous ne serons pas des agneaux pascal.
Dormez tranquilles braves gens, telle est la consigne du "guide suprême communal". Le mot d'ordre semble être de ne point aborder les sujets qui fâchent tel le zonage, les recours, etc.
Ce n'est pas l'espace qui manquait sur les 16 pages de la gazette (combien de blanches , merci pour les arbres…?) Pour effectuer une véritable synthèse, pour expliciter véritablement la procédure et la philosophie des textes. Les élus municipaux n'ont-ils pas suivi une formation ?
Mais par contre, aucun nom d'élu n'apparaît excepté celui de JEUDON ! Le quatrième adjoint chargé des travaux.
Le maire aurait-il été mis dans la naphtaline ? D'ailleurs, c'est l'impression d'une grande partie de la population. Il semblerait que le « guide suprême communal » ne le sorte que pour quelques grandes occasions!...
D'ailleurs, le 19 janvier 2007, nous avons eu le rare privilège d'entendre le maire lors d'une seule et courte intervention. Il a, ensuite, disparu, assis au fond de sa chaise, pour le restant de la soirée.
Rappelons que le Maire est le seul responsable du PLU.
Y-a-t-il encore une adjointe vice présidente de la commission d'urbanisme et une conseillère chargée de l'environnement à la Mairie de Thiers sur Thève ?
Nous pouvons en douter!
Mais au fait, comment se fait-il que JEUDON, l'adjoint chargé des travaux, reçoive, au cas par cas, sur rendez-vous, pour un projet d'urbanisme. Alors que si nous suivons l'organigramme de la Mairie, il n'apparaît ne posséder aucune délégation, aucune compétence municipale en matière urbanistique, économique et environnementale.
Si l'on suit le décompte "officiel" des jours du planning d'élaboration d'un PLU, il semblerait que l'exécution des travaux ou même leur préparation ne doivent intervenir que dans plusieurs mois.
Alors, n'y aurait-il pas confusion des genres? C'est à dire que nous avons un adjoint, probablement "candidat maire virtuel ou potentiel » qui se servirait, probablement de son poste d'élu, donc de tous les avantages communaux liés à sa fonction pour faire une campagne discrète. Sera-t-elle efficace ? C'est un tout autre problème !
Décidément le printemps démocratique thièrois n'est pas au rendez-vous, nous sommes toujours en hiver. Attendons les saintes glaces !...
02 mars 2007
Analyse synthétique du projet d'urbanisme de Thiers sur Thève
Après avoir lu en Mairie les avis sur le projet d'urbanisme du village, plusieurs habitants actifs de Thiers sur Thève ont demandé au C.H.A.T. de leur fournir l'analyse de Monsieur Genthner.
Le C.H.A.T. a consulté l'intérèssé et celui-ci a ccepté de nous fournir la copie de son document.
Ce dernier n'engage que son auteur, mais cette analyse permet d'apporter un certain éclairage et apporte une autre vision d'analyse de ce projet d'urbanisme présenté par le PNR et les élus thièrois.
28 février 2007
collectif.habitants.thiers.theve@orange.fr mer 28/02/2007 16:22
[Norton AntiSpat
Analyse synthétique du projet d'Urbanisme de Thiers sur Thève
C'est bien volontiers que je vous autorise à faire paraître sur le blog mon avis sur le projet d'urbanisme pour Thiers sur Thève. J'assume l'entière responsabilité de cet écrit. Il n'engage personne d'autre.
Par ailleurs, je profite du moment pour demander pour quelle raison objective, les élus municipaux qui entendent laisser une trace dans l'histoire du village, de leur passage, ont-ils abandonné la maîtrise de ce dossier au profit du PNR.
Est-ce vraiment pour bénèficier de la gratuité complète ? Dans ce cas, cela signifierait que les élus actuels n'ont pas les moyens de leur ambition politique !
Un Plan Local
d’Urbanisme est un document administratif communal qui édicte les règles
d’urbanisme basées sur les notions d’environnement, d’économie et d’emploi. Il
obéit à trois principes : solidarité, développement durable, démocratie.
Le document intitulé
« Etude Urbaine » présenté par la commune de Thiers sur Thève
et le Parc Naturel Régional Oise-Pays de France qui se propose d’établir un
diagnostic et définir un programme d’actions, ne semble pas répondre à
l’ensemble des critères définis par le législateur.
« L’Agenda 21
local » est le grand absent. Aucune référence à ce document n'existe dans
cette étude. N’est-il pas la complémentarité stratégique et opérationnelle d’un
Plan Local d’Urbanisme ?
Ce rapport qui se
voudrait fondateur d’un nouvel urbanisme à Thiers sur Thève, destiné à devenir
le socle du projet de développement durable de la commune aurait du définir les
relations des services publics, des habitants, des entreprises, du monde rural.
« L’Agenda 21
local » permettrait de répondre aux enjeux de développement durable non
traité par le PLU, telles l’action sociale, la culture, etc. Son élaboration
nécessite le même type d’opérations que le PLU.
Ce dernier se doit
d’avoir une approche citoyenne dans une démarche de concertations qui s’appuie
sur l’urbain existant pour offrir, en autres choses, une lecture organisée des
nouvelles opérations quadrantes d’aménagement à engager.
Cette étude souffre
essentiellement de l’absence d’un véritable diagnostic sur les dynamiques
socio-économiques et les possibilités d’évolution de la commune. Ce document
laisse à penser qu’il y a eu une absence de rigueur, une méconnaissance des
effets induits par le manque de constatations précises comme si les élus
municipaux n’avaient pas pu ou voulu maîtriser le sens des orientations.
En effet, le
diagnostic n’est-il pas un préalable à un projet urbain anticipateur dans la
perspective du développement durable ?
D’ailleurs, les
auteurs de cette étude n’ont ils pas indiqué : « Les analyses
sur le centre du village…. sont donc incomplètes » Bel aveu, alors
comment croire aux conclusions de ce diagnostic ?
Quelques pages plus
loin, il est permis de lire : « En admettant que les questions de
viabilisation et d’accès soient résolus, il serait important d’évaluer l’impact
des constructions d’une zone en développement et d’envisager les meures
compensatoires nécessaires à le réduire (ce qui peut représenter une charge
supplémentaire pour la collectivité ou une contrainte pour les
investisseurs) »
Une erreur
substantielle apparaît a tout lecteur de ce document pour le diagnostic de
l’espace public : « Les voies de traverse, les ruelles, les
sentiers vers la forêt sont actuellement nombreux mais discontinus
et non aménagés. Il semble assez aisé de les constituer en réseau, de tisser un
maillage… »
Or, l’étude
réalisée par le C.A.U.E. de l’Oise, en 2003, « soulignait l’absence
de sentiers notamment vers la forêt »
Du fait de ces
carences et erreur manifeste, citées parmi tant d’autres, la phase IV, c’est à
dire la définition du programme d’actions, n’est-t-elle pas viciée dès le
départ ?
Aucun constat réel,
sur la démographie actuelle et future, quel est le plafond du nombre
d’habitants que Thiers sur Thève a la capacité d’intégrer, sans changer
l’essence même du village ? Vers, quel horizon ce but sera-t-il
atteint ? De ce fait, l’urbanisation manque cruellement de chiffrage,
combien de logements existeront en l’an 2010, 2015, etc.?
Conséquence ou
absence délibérée, silence sur les emplois actuels, silence sur les futurs
gisements d’emplois tant dans la commune, que dans le bassin ; aucune
indication sur l’état actuel et le futur, en matière d’équipement et de
services d’intérêts généraux.
Il n’y a aucune
projection sur les exigences des grands équilibres pour le développement
solidaire et durable dans la ruralité de Thiers sur Thève: accueillir les
nouveaux habitants, conforter la mixité urbaine, sociale et de fonctions, la
solidarité inter-communale.
Pour promouvoir la
qualité de vie et de l’environnement, il ne suffit pas de rendre le paysage
urbain bucolique, de créer quelques promenades le long de la Thève, etc. Le
cadre de vie des habitants ne se limite pas à l’environnement. Il est
nécessaire que leur vie au quotidien soit facilité par les services offerts par
la collectivité.
La nostalgie,
ennemie du réalisme, paraît surtout l’une des principales conseillères de ce
projet. D’ailleurs, à sa lecture il est aisé, sans beaucoup d’imagination, de
voir apparaître « les dames avec ombrelle, les garçons jouant au cerceau… ».
Le projet du Plan
Local d’Urbanisme pour Thiers sur Thève entre-t-il dans cette nouvelle
génération de PLU (2008-2013) qui semble offrir une occasion nouvelle
urbanistique et architecturale d’expérimentation de nouvelles pratiques ?
L’attractivité de
Thiers su Thève est développée autour du château-fort. Certes, ruines
imposantes, chef d’œuvre architectural de l’époque, mais cela ne doit pas se
limiter à cela. Le développement économique et social ne se contente pas d’une
simple idée pour bâtir un projet économique ; Le silence est assourdissant
sur les impacts.
«Promouvoir un
développement économique respectueux de l’environnement et du patrimoine »
n’est-t-il pas l’un des objectifs du Parc Naturel Régional Oise-Pays de
France ?
Les décisions paraissent
avoir été prises par un cercle fermé, sans aucune ouverture sur l’extérieur.
Ainsi, aucune
réflexion sur l’installation de jeunes dans le monde rural, aucune référence à
des projets pour le monde rural. Ce ne sont pas les propositions sur une agriculture
orientée vers les couleurs d’une palette de peintre impressionniste qui
apportera une attractivité économique à notre village. Quelle autorité
déterminera « le choix de culture particulière » ?
Le développement
économique est affaire de prévoyance et d’anticipation !
La revitalisation
du bourg ne paraît pas être la préoccupation dominante des élus et de leurs
mandataires. En effet, ce futur PLU semble démontrer que l’intérêt général
passe après l’intérêt particulier ou du moins, certains intérêts particuliers.
Aucun diagnostic
réel, aucune étude d’impact tant qualitatif que quantitatif sur le plan de
circulation : nombre de véhicules/jour, transit, destinations, etc.,
stationnement résidentiel, de transit (commerces-affaires). Il est inutile d’en
rajouter, sur cette utopie, du nouveau tracé de la départementale ou d’une
sortie privée sur l’autoroute. A-t-on voulu polariser l’attention sur ce sujet
pour mieux distraire ? … Machiavel n’est pas loin ! …
Le projet de
développement durable semble bâti autour de cette idée forte d’un « hôtel
de qualité 2 ou 3 étoiles » ? La sémantique de l’étude laisse
apparaître que cette proposition de base économique pour le projet de
développement durable, n’a semble-t-il pas fait l’objet d’une étude complète de
marché et d’impact. Cette dernière n’est-elle pas rendue obligatoire par une
Directive Européenne ?
En effet, même un
néophyte en la matière pourrait affirmer que les retombées économiques et
d’emplois ne sont pas les mêmes pour deux ou trois étoiles.
Aucun aperçu sur
l’architecture de ce bâtiment alors que le château relève d’une réglementation
très particulière. Les habitants de Thiers peuvent témoigner des exigences lors
des instructions des permis de construire.
Bien que les textes
législatifs soient muets sur la mixité des logements, aucune information
concernant la création des logements sociaux n’apparaît. Le Conseil Général de
l’Oise semble pourtant en faire l’une de ses conditions afin d’augmenter une
subvention. D’ailleurs, cela serait bien utile pour aider des jeunes couples
thièrois ?
Qu’en est-il de
cette proposition de Casino pour la surface commerciale, type supérette?
Pourquoi ne pas mettre en concurrence d’autres enseignes ? Son futur
emplacement répond-il à un équilibre géographique dans le village. Les
personnes, ayant des difficultés pour se déplacer, pourront-elles traverser le
village alors que les trottoirs sont quasiment inexistants et pentus ?
L’imprécision sur
les capacités du parking, de 50 à 100 places, sur la surface d’environ 3000 m2, ainsi que sur les matériaux employés,
démontre le peu de sérieux sur l’étude du plan de circulation et sur les
impacts environnementaux. Dans deux ans, environ, n’y aura-t-il pas une taxe
sur la construction des parkings à surface imperméable ?
Un parking
mettra-t-il en valeur l’architecture du Château, « séquence majeure »,
du projet ? Langage ésotérique des urbanistes qui reste incompréhensible
pour les communs des mortels.
La définition de la
« séquence majeure » apporterait probablement quelques
réponses réelles aux questionnements, des habitants du village, sur la réalité
de cet hôtel et ses conséquences tant économiques qu’environnementales.
Parler
des « fonctions centrales du village » paraît quelque peu
paradoxal. En effet, la plupart des différentes études sociologiques démontrent
qu’un centre de village ne se décrète pas de façon institutionnelle, à plus
fortes raisons si les fonctions centrales du village sont imposées.
De quelle manière,
sur le plan du Droit Public, restaurera-t-on les chemins disparus ?
N’est-il pas permis de lire « Le point délicat sera sans doute de
restituer les linéaires anciens abandonnés et agglomérés au parcellaire
riverain », « …le sentier de neufmoulin, aujourd’hui tombé en
désuétude et partiellement privatisé par les parcelles qu’il traversait. »
Le comble de
l’absurde n’est-il pas atteint lorsqu’il est fait état « de potentiel
de promenade » (au
singulier) et de « parcours
nouveau offert » (toujours
au singulier). Un seul
singulier serait probablement une erreur de plume, mais deux de suite…
De toute manière,
il est loisible de constater que les rues, les chemins ruraux actuels ne sont
pas entretenus malgré la pléthore d’employés communaux. Alors, que fera la
Municipalité pour entretenir ce « potentiel de promenade ».
A ce propos, quel
sera le propriétaire des trois allées vergers de 10 à 15 mètres de large, et
quelle en sera la longueur sur le site du « chemin d’en
haut »?
Le périmètre du
chemin le long de la Thève contrarie l’environnement d’un grand nombre de
propriétaire de parcelles bâties. Pourquoi ne pas l’instituer en créant cette
servitude, uniquement sur des parcelles non bâties ?
D’ailleurs, là
encore, que d’imprécisions, « 7 mètres, 5 mètres, 10 mètres ». Chaque
mètre représente un certain financement public, donc, à la charge du
contribuable ! Toute acquisition foncière, et quel que soit son mode
opératoire a un coût, y compris les préemptions partielles. Il en va de même
pour les emplacements réservés ou gel des parcelles qui donnent naissance au
droit de délaissement.
Existent-ils
plusieurs catégories de citoyens à Thiers sur Thève ? Celle pour qui les
élus prêtent une oreille attentive, celle qui se verra imposé des décisions et
celle qui est laissé dans une grande ignorance des projets.
« L’inventaire
à la Prévert » de l’étude arrive à son comble lorsqu’il est fait état du
côté de l’église du village, le long de la Thève, « d’un édifice ou
d’un projet remarquable public ou privé ».
A partir de ce
moment, tout lecteur du document proposé, sain d’esprit, se demande si les
auteurs sont compétents ou s’ils sont les acteurs privilégiés, peut être même à
leur corps défendant d’une opération de disgrétion.
D’ailleurs, cet
abus d’intervention pour installer un art de vivre contemporain peut paraître
paradoxal lorsque le conseil municipal actuel et surtout le maire, sur deux
mandats, ont accordé des autorisations d’occupation des sols sur des terrains
dont les surfaces sont de plus en plus petites. Il suffit de passer rue de la
Fontaine du Gué ou rue Aveline pour le constater. Ne fallait-il pas satisfaire
en quelque sorte une clientèle électorale ?
Bien que cette
phrase fâche « Quel va en être le coût » ? Le législateur a
rendu le PLU muet sur les budgets ainsi que sur bien d’autres points. Mais,
« l’Agenda 21 local » permet justement de faire connaître les
budgets, d’apporter à la population les réponses aux questions soulevées par le
PLU.
Le jeu qui consiste
à parler de subventions, est légèrement passé de mode. Dans toute subvention,
il y a un coût pour le contribuable tant local, départemental, régional que
national. De toute manière à chaque opération d’investissement, la commune,
c’est à dire ses habitants, doit mettre au « pot » un certain
pourcentage, toujours à deux chiffres… : telle la construction d’une
nouvelle salle des fêtes, telle l’acquisition des parcelles à l’arrière de
l’école, etc.
Comment sur le plan
financier permettre à la commune de réaliser les travaux de la nouvelle
Mairie (quel en est le véritable montant ?) Et l’extension de
l’école ainsi que les acquisitions foncières ? …
A ce sujet, la
meilleure preuve du manque de financement pour la commune n’est-il pas prouvé
par le choix qui a du être effectué cette année, entre « faire procéder à
plusieurs branchements du tout à l’égout » ou « les travaux de la
villa Erika ». Le choix politique de la municipalité fut : un seul
branchement afin de pouvoir continuer « l’opération Erika ».
Par contre, les
élus n’ont jamais proposé d’améliorer les services publics communaux, d’améliorer
leurs coûts de fonctionnement. Indépendamment du PLU, y-a-t-il eu une étude de
coût sur les services communaux ? N’y aurait-il pas à mettre sur pied une
stratégie économique pour accompagner le Plan Local d’Urbanisme. Là encore,
« l’Agenda 21 local » serait fort utile.
En fait, à travers
ce document d’étude, il est loisible de s’apercevoir que l’une des rares idées
directrices des élus actuels, est sous prétexte d’aménagement urbain,
d’augmenter la possession de biens communaux au détriment des habitants.
Sous le prétexte
« Rousseauiste » vergers, pelouses, etc. une génération de parents
est sacrifiée : absence de garderie, absence de véritable politique
culturelle, de politique sportive, absence de terrain de jeux organisé, etc.
N’est-ce pas la fonction principale des élus de projeter le futur lointain, en
prévoyant le futur immédiat, tout en gérant de façon efficiente le
présent ?
Mais aussi, il est
constaté l’absence d’une politique incitative pour créer une dynamique
d’installation d’entreprises, non polluantes, et, d’artisans.
Au moment, où la
communication est de plus en plus difficile entre l’Etat et ses collectivités
territoriales, au moment où la décentralisation sert avant tout à alléger les
finances étatiques, au moment où les dotations de l’Etat n’augmenteront pas
avec nos dépenses, au moment où les problèmes de péréquations pour corriger les
inégalités financières entre les communes, ne sont pas résolus, fallait-il
faire l’impasse sur cet aspect de politique économique communal ?
Aussi, n’aurait-il
pas été plus sage de partir d’un autre postulat que celui de l’hôtel et des
logements résidentiels sur les parcelles de l’ancienne scierie comme base du
plan de développement durable afin de pouvoir maîtriser les dépenses publiques ?
En autres termes, n’aurait-il pas fallu partir de cette friche
industrielle qu’est l’ancienne scierie pour y instituer un « Parc d'entreprises », ou tout autre concept.
L’Union Européenne et notre législateur ont mis à la disposition des pouvoirs
territoriaux tout un arsenal juridique et financier. Ainsi, serait-il possible
de faire construire, tout en respectant l’environnement et le
patrimoine, des locaux pour des sociétés, des artisans, la maison de retraite
et, hors ce parc, quelques habitations. Ce serait un socle économique réaliste
pour construire un véritable projet de développement durable.
C’est cela la
mixité urbaine voulue par le législateur. Et non, de continuer à spécialiser
l’espace comme cela est sous tendu par le projet. Les instruments économiques
et juridiques existent pour cela.
D’autre part, il
est souligné que les deux zones d’activités actuelles qui seraient appelées à
se développer « sont éloignées, desservies par des chemins communaux
très chaotiques »; et sans le tout à l’égout, le gaz, etc. Alors,
comment prétendre attirer des entreprises innovantes, des artisans ? Il
est à rappeler l’esprit du PLU. Il invite les aménageurs à réaliser de
nouvelles mixités urbaines.
La commune de
Thiers sur Thève a besoin de financement !
En 2003, le constat
de la C.A.U.E de l’Oise était terrible pour les municipalités qui s’étaient
succédées depuis des décennies: « trop petits nombres de commerces
et d’équipements, absence d’aménagement de nombreuses voiries et la grande
médiocrité de l’état des chaussées » ( à cette époque, la supérette existait
encore !)
De ce fait, la
véritable priorité n’est pas le résidentiel mais le développement de la
vie économique dans la commune afin de pouvoir améliorer la qualité des
services publics communaux pour les habitants actuels. Il sera
toujours temps, par la suite, d’augmenter partiellement le nombre
d’habitants par des résidences de qualité. L’ensemble des habitants souhaite
conserver un petit village rural au cœur du « Massif des trois
forêts ».
Cela est à peine
croyable. Cette étude, commanditée par le PNR Oise-Pays de France où les
recommandations vont jusqu’à suggérer des chevaux camarguais, est muette sur
« Natura 2000 » !
Silence sur les
mesures de prévention contre les risques naturels les inondations,
technologiques le gazoduc, et les pollutions consécutives aux possibles
accidents sur l’autoroute (matières dangereuses), etc.
En mai 2006, les
élus municipaux ont répondu à un questionnaire proposé par l’équipe de maîtrise
d’œuvre. Dix mois, se sont écoulés. Y-a-t-il eu un commencement d’exécution
dans la concertation avec les propriétaires riverains concernés par la
promenade le long de la Thève. La réponse est négative.
En tout état de
cause par charité républicaine, il ne sera pas porté une quelconque remarque
sur les réponses des élus municipaux à ce questionnaire ! Trente lignes
pour un tel dossier, ce n’est même pas un gag. Faut-il en rire ? - Faut-il
en pleurer ?
Au point où se
trouve la procédure actuelle, il existe une possibilité de mettre en place en
complément un « Agenda 21 local ». Ce document permettrait une
meilleure cohérence du projet de territoire. Ainsi, les habitants connaîtraient
les approches thématiques et territoriales, la programmation, les priorités du
Plan Local d’Urbanisme.
Les habitants de la
commune pourraient avoir une vue synoptique du projet politique des élus.
Toutes leurs questions connaîtraient une réponse puisqu’ainsi les silences du
PLU ne seraient plus interprétatifs. Ils trouveraient une réponse dans
« l’Agenda 21 local ».
Cela permettrait de
constater que le projet actuel de Développement durable pour Thiers sur Thève
est utopique. La réalité des chiffres appellerait les élus à une vision
réaliste.
Sa mise sur pied
comprend les opérations identiques au PLU. Il y aurait une économie, de moyens
humains et financiers puisqu’un jour ou l’autre ce document deviendra
probablement obligatoire pour les communes.
Aujourd’hui,
il est encore temps de changer et de proposer une véritable assise économique
pour le PLU.
En effet, les
auteurs du rapport indiquent que « l’étude de programmation économique
réalisée sur le secteur de l’ancienne scierie, même si elle n’a pas permis de
déboucher sur une image satisfaisante du devenir de ce territoire, à néanmoins
permis d’avancer diverses possibilités de programmes complémentaires…A
défaut, d’autres hypothèses de travail, nous conservons ces orientations pour
développer le projet urbain de la commune »
Il suffirait tout
simplement d’engager une véritable concertation, tant avec l’ensemble des
habitants qu’avec les porteurs de véritables projets. Après ces différents
débats participatifs, l’équipe municipale s’apercevrait qu’il existe d’autres
hypothèses de travail.
Ainsi, par sa
volonté politique de changer de cap, l’équipe municipale ne « laisserait
pas une empreinte de son passage », mais ouvrirait les portes du XXI
siècle à notre village pour l’intérêt général en sauvegardant les intérêts
particuliers.
Le mandataire,
c’est à dire le collaborateur du PNR Oise-Pays de France ainsi que les
architectes et urbanistes de cette étude sont éloignés des préoccupations
quotidiennes des habitants de Thiers sur Thève. Ils ne connaissent pas le
quotidien des habitants. De par leur statut, ils ne rendent, absolument, aucun
compte aux électeurs.
D’ailleurs, lors de
la réunion d’information du 19 janvier 2007, les interventions du représentant
du PNR-Oise Pays de France, mandaté par la Mairie, ont laissé paraître une
conception très personnelle du Droit public français et de la tolérance. Cela
paraît très inquiétant, et permet une interrogation très légitime sur les
futurs contenus des concertations exigées par les textes législatifs !
Actuellement, il ne
fait aucun doute que la démocratie locale s’évapore !
Patrick
GENTHNER
19 février 2007
Plan Local d'Urbanisme : "le droit de délaissement"
Depuis quelques jours, des habitants de Thiers sur Thève, questionnent le CHAT sur le Plan Local d'Urbanisme.
Aussi, il leur sera répondu à titre individuel afin qu'ils puissent conserver leur anonymat. A titre d'information, les principales réponses seront publiées sur le blog.
Le DROIT DE DELAISSEMENT
Lorsqu'un propriétaire, constate au vu du zonage du Plan Local d'Urbanisme que son terrain est situé dans un emplacement réservé, il peut exercer son droit de délaissement.
Ce propriétaire peut exiger de la collectivité publique au bénéfice duquel le terrain a été réservé qu'elle acquiert le terrain. (art L 123-17-1 du code de l'urbanisme)
La collectivité possède un délai de 12 mois pour se prononcer. En cas d'acquiésement, la collectivité doit payer le prix d'acquisition dans les deux ans.
A l'expiration du délai de 12 mois, faute d'accord amiable, le juge de l'expropriation peut être saisi par simple lettre recommandée avec accusé de réception. Ce magistrat doit dans les trois mois prononcer le transfert de propriété et fixer le prix du terrain selon les règles applicables en matière d'expropriation.
Il n'y a pas de délai pour exercer son droit de délaissement. Tant que la réserve figure au PLU, le propriétaire peut solliciter le transfert de propriété et la fixation du prix de son bien.
