Mode d’emploi : Les flux RSS
Farandole de logos RSS.
Flux
RSS ? Syndication ? Depuis quelques années, ces termes barbares et
jargonnants fleurissent sur le net. Mais qu’est-ce que c’est, un flux
RSS ? A quoi ça sert ? Et comment on l’utilise ? Toutes les réponses,
et bien plus encore, dans ce mode d’emploi.
Inventés en 1999, les flux RSS sont une nouvelle
manière de présenter l’information sur le web. Traditionnellement,
chaque site propose ses actualités sur une page web, accessible depuis
un navigateur (Internet Explorer ou Firefox, par exemple). Pour suivre
l’actualité de sites multiples, il fallait donc visiter chacun d’entre
eux les uns après les autres. Et plus on visite de sites, plus ça prend
de temps. Et moins c’est pratique. Le flux RSS (acronyme de Really Simple Syndication :
distribution vraiment simple) vise à résoudre ce problème.
Techniquement, il s’agit d’un petit fichier, mis à jour par chaque
site, dans lequel on ne trouve que les actualités, sans aucune mise en
forme. Le fichier lui-même n’est pas fait pour être lu par un être
humain, mais par un logiciel. Lequel pourra centraliser et trier les
informations en provenance de multiples flux RSS (et donc de multiples
sites) et les présenter de manière simple et unifiée au lecteur.
Concrètement, ça signifie qu’au lieu de visiter quinze
sites tous les matins en arrivant au bureau pour voir les infos, il
suffira de n’en visiter qu’un seul, qui regroupera tout ça sur une page
unique. En clair : on se crée son petit fil d’info personnel.
Mais en pratique, comment on s’en sert, de ces flux
RSS ? Des navigateurs web comme Firefox ou Internet Explorer 7
permettent de gérer directement les flux RSS, mais les fonctionnalités
offertes sont peu pratiques. Il est également possible d’installer un
logiciel supplémentaire pour la gestion de flux, mais on préfèrera se
tourner vers des sites spécialisés, accessibles partout et très bien
conçus. Pour cette introduction, on présentera les sites Netvibes et
Google Reader, deux des plus utilisés, qui proposent chacun une
présentation différente de l’information.
Netvibes
Avant toute chose, il faut commencer par savoir repérer les flux
RSS que l’on souhaite utiliser. Certains sites proposent des liens
« flux RSS » ou « syndication ». D’autres parlent d’« ATOM » (un format
concurrent de RSS, mais heureusement compatible). Et la plupart, enfin,
affichent l’icône ci-contre, qui symbolise la présence d’un flux rss.
Sur un site bien conçu, cette icône apparaîtra dans la barre d’adresse
(pour Firefox) ou dans la barre d’outils (pour Internet Explorer 7). Il
suffira ensuite d’un clic sur l’un de ces éléments (lien ou icône) pour
ajouter le flux à Netvibes ou à Google Reader.
Netvibes,
créé par une start-up française, fonctionne comme une nouvelle page
d’accueil (ou un « portail », comme on disait à une époque) : on y
trouve plein de petites boîtes, que l’on peut agencer à sa guise. On
peut en rajouter, en supprimer, en déplacer... Ces petites boîtes (on
les appelle parfois des « gadgets » ou des « widgets »)
peuvent contenir la météo, un moteur de recherche, une boîte email ou,
dans le cas qui nous intéresse, un flux RSS. Chaque flux différent va
venir occuper une petite boîte. On peut ainsi se construire une page
contenant toutes ses sources d’informations et voir en un clin d’oeil
les principales actualités proposées par chaque site.
Une page Netvibes avec huit flux RSS
Un clic sur une actualité permet de l’afficher en grand et d’en lire les premières lignes...
Et si l’on suit beaucoup de flux dans des domaines
différents, Netvibes permet la création de différentes pages
thématiques (accessibles via des onglets) afin
d’alléger encore le traitement. Très pratique pour suivre rapidement
l’actualité, Netvibes peut facilement avoir sa place en page d’accueil,
d’autant que son usage ne se limite pas qu’aux flux RSS.
L’ajout de nouveaux flux à la main (sans passer par les icones présents sur chaque site) peut se révéler un peu austère.
Netvibes propose également un annuaire de flux RSS assez complet (même s’il oublie Ecrans.fr, ouh que c’est vilain)
On peut utiliser Netvibes sans se créer de compte, ce
qui est pratique pour essayer le site sans trop s’embêter. Pour
personnaliser sa page et surtout conserver les options en mémoire, se
créer un compte deviendra cependant rapidement indispensable.
La pratique de Google Reader est un peu différente : il s’agit bien toujours de suivre les flux d’informations, mais ici, foin de la séparation entre les sources ! Google Reader propose la création d’un gros fil d’info facile à suivre. Ici, chaque flux fait partie de la masse. On peut bien sûr toujours accéder au flux de chaque site séparément des autres, mais cela ne présente que peu d’intérêt. La méthode de classement la plus évidente reste de grouper les flux par thématiques. Là où dans Netvibes on se crée des pages, dans Google Reader on crée des dossiers. Un clic sur le dossier permet ensuite de lire tous les titres (toutes sources mélangées) classés par date, du plus ancien au plus récent. Un clic sur un titre permettra ensuite de lire le contenu de l’article (ou, le plus souvent, ses premières lignes).
Moins sympathique d’apparence au premier abord que Netvibes, Google Reader est surtout un outil adapté pour les gros consommateurs d’information. L’interface dépouillée et simpliste réagit très vite et le site propose des raccourcis clavier dont on a bien du mal à se passer (les touches « j » et « k » pour suivant/précédent, « v » pour ouvrir le site source, shift+« a » pour tout marquer comme lu...). Et le moteur de recherche, qui archive toutes les actualités des flux, est très efficace.
A noter que contrairement à Netvibes, Google Reader nécessite de se créer un compte Google avant toute utilisation.
La page de lecture, simplifiée au possible, met l’information en avant et permet de faire rapidement le tour de tous les titres
L’ajout manuel de nouveaux flux est un peu plus simple, et surtout plus visible, qu’avec Netvibes
Si l’utilisation des flux RSS est très pratique, il ne faut pas pour autant en abuser : avoir un trop grand nombre de flux aura tendance à noyer l’information. Bien choisir les sites que l’on désir suivre est donc indispensable pour ne pas se retrouver chaque jour avec des centaines ou des milliers de « news » non lues, ce qui peut vite se révéler décourageant. On recommandera de se limiter à quelques dizaines de flux au maximum.
Mais s’il en est un pour commencer à remplir son lecteur de flux RSS, toutefois, c’est le flux d’Ecrans.fr, qui se trouve par ici.
