LEXPRESS.fr avec Reuters

Opposé à une hausse de la CSG pour rétablir les comptes de la Sécurité sociale,

Nicolas Sarkozy souhaite que ne soient plus remboursés les premiers frais acquittés chaque année par les Français en matière d'examens biologiques, de médicaments, voire d'hospitalisation

icolas Sarkozy déclare qu'il instaurera un système de franchises non remboursées par la Sécurité sociale sur les dépenses de santé, s'il est élu président de la République.

"Trou sans fond"
"Je propose un système avec quatre franchises, a déclaré le candidat de l'UMP lors d'une conférence de presse consacrée à son programme. Les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments (...), les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation (car) je ne considère pas que le forfait hospitalier soit une franchise."

Ce système, a-t-il précisé, prendra la forme d'un "compte annuel" comportant ces quatre éléments dont les premiers euros ne seront pas remboursés par la "Sécu". Il n'a cependant pas dit de quel montant seraient ces différentes franchises. "Je ne crois pas qu'on pourra diminuer les dépenses de santé, a souligné Nicolas Sarkozy. Je crois que les dépenses de santé vont continuer à augmenter."

Or, a-t-il estimé, il est impossible d'augmenter la contribution sociale généralisée (CSG) parce que "c'est des prélèvements obligatoires et les Français n'en peuvent plus de ce trou sans fond auquel on leur demande de cotiser".

Négociation dès l'été
"On fera chaque année un débat devant le Parlement. Si l'assurance-maladie est équilibrée, on baisse la franchise; si l'assurance-maladie n'est pas équilibrée, on augmente la franchise", a-t-il ajouté.

Quant à savoir si la franchise portera sur l'assuré ou la famille, si elle sera remboursée par les mutuelles et qui pourra être exonéré, Nicolas Sarkozy a promis que ce serait un sujet de discussion avec les partenaires sociaux, de même que la question de la semaine de 35 heures de travail dans les hôpitaux.

"Moi je pense qu'elle (la franchise) doit porter sur l'assuré", a dit le candidat de l'UMP, qui a également estimé qu'elle ne devrait pas être remboursée par les mutuelles.

La discussion avec les partenaires sociaux aura lieu "tout de suite, dès l'été", a-t-il précisé. Il a également confirmé sa volonté d'engager immédiatement une réforme de la carte hospitalière.