27 septembre 2007

Cynisme ou incivisme? Ras le bol des pollueurs!

Le civisme  s’entend de deux façons. Il désigne la conduite de personnes (politiques) ayant un rapport spécifique à l’État et signifie dévouement à la chose publique. Aujourd’hui je m’attache au deuxième sens du mot civisme, c’est à dire celui des devoirs collectifs au sein d’une société.

Dans ce vaste domaine du civisme, nous ne philosopherons pas et serons, au contraire, très restrictifs, puisque nous parlerons, uniquement, du respect de notre environnement de proximité : Le civisme écologique du Quidam de base, soient 60 millions de français.

Même si l’Etat ne montre pas, suffisamment, l’exemple en faisant passer les intérêts de grandes industries polluantes à notre détriment ou en prenant des mesurettes, ce n’est pas une raison pour que nous passions du civisme au cynisme. Ne nous laissons pas aller et ne rajoutons pas une couche de pollution à notre pauvre planète.

Nous savons que l’État est le gestionnaire du bien commun, et que nous avons des droits et des devoirs. Il est de notre responsabilité de préserver ce bien, tout du moins pour ce qui est à notre portée : Protéger, au quotidien, notre patrimoine écologique.

Avant d’employer de grands mots contre de grands maux, « balayons » devant notre porte !

Le sens civique n’est pas un héritage mais un apprentissage de la réciprocité, de la solidarité et de la co-responsabilité vis-à-vis de ses concitoyens.

Avez-vous déjà entendu ces gens qui portent des jugements sur autrui, du style « t’as vu chez eux la vaisselle n’est pas faite ou les bouquins traînent partout ou y’a d’la poussière sur les meubles…ou quel bordel ! » Mais que font, bien souvent, ces sentencieux lâchés dans la nature ? Tout ce qu’ils ne font pas chez eux !!!

Le mot civisme ne fait, surtout, pas partie de leur vocabulaire car cela leur demanderait un petit effort pour avoir une conduite citoyenne. Pourtant le civisme et la fraternité sont à l’origine de la culture du respect.

Je les entends dire, outrés « Incivique, moi ?! »

Commençons par quelques attitudes à la portée de tous. Arrêtons d’être paranos et ne rejetons pas, sempiternellement, la faute sur « l’autre. »

Ø Le respect de l’autre, donc de soi, commence par apprendre aux enfants, dès leur plus jeune âge, à ne pas jeter les papiers, par terre dans la rue. Si c’est intolérable à la maison pourquoi l’accepter à l’extérieur ? Mais encore faut-il que les parents donnent l’exemple. L’enfant n’est pas responsable du manque d’éducation.

Ø Le respect de l’autre, est de ne pas faire profiter aux promeneurs des objets qu’ils ne veulent pas dans leur propriété parce que cela encombre et que c’est sale, tels : vieil électroménager, pneus, gravats… Ce sont les adultes qui créent les décharges sauvages pas les gamins.

Ø Le respect de l’autre consiste aussi à éduquer son chien pour qu’il ne crotte pas n’importe où. L’animal n’est pas responsable, il doit se soulager. Mais quand est-il des maîtres qui ne ramassent pas ses déjections ? Dites-moi, en vertu de quoi sommes-nous obligés de subir « la sublime merde du chienchien adôooré» ? Nous n’en avons rien à faire qu’il fasse caca mou ou dur ! Pourquoi m’obligent-ils à marcher le nez rivé au sol au lieu de pouvoir profiter du paysage. Sans parler de ce que cela coûte à la communauté. Les emmerdeurs paient, mais nous aussi ! (À Paris, 150 000 chiens environ produisent seize tonnes de déjections par jour (à peine 11 gr. par toutou, mais cela représente 5 840 000 tonnes pas an ! En France il y a environ 9 millions de chiens, faites le calcul)

Ø Le respect de l’autre consiste aussi à adopter de nouveaux comportements d'achats. Lesquels ?

1. Préférons les produits réutilisables aux produits jetables ; privilégions les produits bénéficiant d'un éco label (par exemple NF environnement),

2. Prenons un cabas pour faire le marché et refusons les sacs en plastique… Un tel comportement incitera les industriels à intégrer les préoccupations écologiques dans la conception des produits qu'ils proposent.

3. Lisons les étiquettes sur les produits alimentaires et n’achetons pas de légumes transgéniques afin de ne pas encourager la culture des O.G.M.

4. Pour les économies d’énergie, ne laissons pas en veille les ordinateurs, téléviseurs…utilisons des ampoules longues durées, ne laissons pas les moteurs, des voitures et autocars, tourner inutilement,

5. Etc. la liste est longue.

Ø Le respect de l’autre, voudrait que les déchets soient apportés en déchetterie car ils sont orientés vers une destination adaptée à leur nature, conformément aux réglementations en vigueur. Pourtant, certains continuent à se donner autant de mal à aller jeter leurs objets dans la nature plutôt que de les porter à la déchetterie. Seraient-ils d’accord pour que nous déversions nos ordures dans leur jardin ou leur salon ? Sûrement pas ! Alors pourquoi le font-ils dans les propriétés privées ou publiques? Ces "cimetières sauvages" de déchets polluent les sols, les eaux, l'air et dégradent les paysages.

Nous nous posons des questions sur les raisons de l’incivisme, mais en réalité nous ne sommes pas aussi naïfs qu’il le paraît. Nous pensons que les « inciviques » laissent libre cours à leurs intérêts et/ou à leur égoïsme. L’incivisme est  un état d’esprit,  une volonté mauvaise, une mauvaise volonté ou tout simplement une absence de volonté.

Malgré tout, nous restons optimistes. Si le diagramme de Pareto (loi dite des 80-20, où 20% des facteurs expliquent 80% des résultats) peut s’appliquer à l’incivisme, nous voulons croire que 80% des pollutions ne sont dues qu’aux 20% de terriens et non le contraire.

Posté par C_H_A_T à 10:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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